Interview du Baron

Depuis quelques semaines, nous nous tournons autour, tantôt là, tantôt ici. lorsqu’il est de passage sur Paris, une fois par mois environ, son temps est précieux. Encore faut il être libre au bon moment, ou ne pas être malade (j’avais du annulé pour cause de grippe en février). Faire coïncider les agendas est parfois complexe, mais dans mon fort intérieur je savais que cette rencontre aurait lieu.

Finalement, en prenant des nouvelles l’un de l’autre, il me dit être présent à l’anniversaire d’Epsylon point au Lavomatik le 10 mars. Je suis disponible. Je me rendrai disponible. Tellement envie de découvrir qui se cache derrière ce pseudo, cet ami Facebook, ce barbu aux yeux rieur et sérieux. Car oui, je l’avais déjà rencontré au Lavomatik (lieu au combien important, vous le découvrirez plus loin). Nous avions pu mettre un visage sur un nom, une voix avec ce visage et prendre également l’engagement de faire une interview ensemble.

Nous nous donnons rencard à l’Indiana café, avenue de France, 17h45. Cela nous permet de ne pas être trop loin du LavoMatik, où il doit retourner après. A ses côtés, sa femme, Angélique. J’espère secrètement qu’elle m’aidera pour qu’il se raconte, pour découvrir des choses inédites. Même si, d’après ce qu’il m’a dit, il lui en faut peu pour parler pendant des heures. A voir combien de temps durera notre rencontre.

J’enchaine après ma journée de travail celle de Street Art. Mais quel bonheur que de renouer avec cette activité, que de devenir le pont entre un artiste et ma famille, mes ami(e)s et les lecteurs de mon site. Je suis ravi de reprendre cet chemin avec Le Baron, j’ai le sentiment, quelqu’un de bien en face de moi.

Exposition Utopie(s) urbaines – 24 avril 2015

Se laisser emporter et aller du côté de l’imprévu, voilà ce qui m’a plu ce soir dans cette invitation de Codex Urbanus à venir le retrouver pour le vernissage de l’expo Utopie(s) Urbaine à la Galerie Amarrage…. Revenons en arrière pour comprendre cette aventure.

Heureusement que Codex m’a écrit dans l’après-midi pour me rappeler cet événement, sinon je zappais, me mettais en pilote automatique et je rentrais directement à la maison en passant par la case « Châtelet Les halles ». En plus, il avait un argument de poids. Je ne parle pas de son talent bien sûr, ni de son physique de dieu grec mais de la dédicace qu’il m’avait faite pour l’interview il y a un an et que je n’avais toujours pas récupéré.

Avenue Pablo Picasso (Nanterre). Je remonte jusqu’à la Défense avec mes collègues. Nous chantons, nous dansons. A qu’il est bon d’être en week-end (et pour moi en vacances pendant une semaine). Une première séparation aux Quatre Temps. Puis une deuxième après un passage chez Starbucks. Me voilà seul face à mon destin !!! RER A. Châtelet Les Halles. Coeur du réseau. Toutes les petites fusées filent pour retrouver leur maison. Moi je prends le métro, ligne 4. Je me suis décidé pour aller au vernissage. Porte de Clignancourt. Sortir et se rendre Rue des Rosiers au coeur des puces de Saint Ouen. Il faut marcher. Le temps change, les nuages assombrissent le ciel. Bientôt le 88.

A y est. Un local. Une cour intérieur. Jo Di Bona en live. Une buvette (la convivialité ça fait toujours du bien). Je vois quelques têtes connus. Mais où est mon Codex??? Oui, à partir d’un moment les artistes deviennent nôtres. Je fais un tour dans la galerie. Il y a de la couleur, des styles et univers très différents. Au programme : Tarek, Spray Yarps, Basto, Mat Elbe, S. Neury, V. Pompette, RNST, Gags, Gregos, J. Jover, Codex Urbanus, Happy Fingers, Jo Di Bona.

Je me lance à l’extérieur. Au fond de la cour, Codex est également à l’oeuvre. Nous discutons. Il me donne la dédicace, miracle !! Nous faisons le point sur nos actus. Il va y avoir du lourd à la fin du mois (je n’en dis pas plus). Je continue mon tour, parle un peu avec Jo Di Bona. Cela fait un moment que je devais revenir vers lui pour éventuellement faire une interview. Je le rappelle mi mai pour voir les possibilités.

Les heures avancent. Je dois rentrer chez moi pour finir de préparer ma valise. Demain départ pour une semaine à Toulouse. Je vous laisse avec la galerie de photos. L’expo est jusqu’au 25 mai.

Exposition Kym et Moyoshi – 17 avril 2015

A deux c’est plus rigolo. A deux c’est intéressant et c’est beau. Le LavoMatik offre de grands murs pour deux artistes aux univers singuliers et qui se mélangent bien : Kym et Moyoshi.

J’avais déjà vu quelques collages de Moyoshi dans les rues de Paris. En ce qui concerne Kym, rien pour l’instant. Ce qui est intéressant c’est le dialogue entre les deux artistes, entre leurs oeuvres et leurs collaborations. D’un côté, de la peinture, des regards, des couleurs pastel et pourtant si vibrante ; de l’autre des traits noirs puissants, des yeux grands ouverts, des animaux, des totems, toute une mystique mystérieuse.

La terre qui permet la rencontre est le LavoMatik. Normal j’ai envie de dire. On s’y sent bien. Bonne zik. Accueil formidable. Le temps d’aller et venir, de lever la tête toujours plus haute. Le temps de prendre le temps. Je regarde quelques livres, je m’arrête sur plusieurs oeuvres. L’exposition vaut le coup, une belle harmonie en réunissant deux artistes sur les mêmes murs. A voir jusqu’à samedi 25 avril !!!

Exposition Ambition – 17 mars 2015

Mathgoth sait faire pour présenter des artistes de qualité et leur offrir un écrin dans lequel les mettre en valeur. Sans trop en mettre, ni pas assez. Cela doit venir du lien que les galeristes ont su tisser avec les artistes. Un lien de confiance. Une connaissance mutuelle.

A chaque fois que je passe par cette galerie, j’en prends plein les yeux. J’y ai découvert de nombreux univers. J’ai appris aussi à regarder, à chercher les détails, à me laisser porter par mes émotions, mes ressentis, à accueillir ce que cela pouvait provoquer en moi. Il n’est pas juste question de voir de belles choses (ce qui est subjectif) mais plus de voir de nouvelles choses. Vous avez d’ailleurs jusqu’au 9 mai pour aller voir cette exposition.

Là, c’est un grand de chez grand : Cope2 avec l’exposition Ambition. Les toiles sont lumineuses, colorées. Tellement vibrante que j’avais l’impression qu’elle avait été prise d’un mur et donc qu’il en manquait une partie. Tellement forte que j’en suis resté hypnotisé par cette orange. Brut, intense, débordant d’énergie. Du vandale libre comme m’a dit Mathilde. Effectivement il y a de ça : l’écho de la rue, de son côté le plus basique; le Street art dans son côté premier, subversif.

I promise on instagram to Cope2 to make a part in english. I’ll try to do my best. An artist is someone who provoke emotions, thoughts, questions. What I live in Mathgoth Galerie while I was watching Cope2 work is exactly this. I stand in front of « True Colors » and without knowing how or why, I stay there severals minutes. I check the price, just to know if I could buy it or not. I would have love to take it back home. I wish I could see Cope2 in the real and wild world, see his street art work in the street. In the US. In NYC. Or around the world. Who knows?… Maybe one day I will.

Exposition MG La Bomba – 17 avril 2015

Vendredi 17 avril. Une semaine intense au travail se finit. Il y a eu des réunions en veux tu en voilà, des projets qui s’affinent, des fleurs à plus savoir quoi en faire. Je pars du Petit Nanterre après un atelier du groupe de recherche-action sur la participation des habitants. Il faut prendre le tram, direction La Défense. Ensuite, je cherche le plus court chemin pour aller à la galerie Nunc Paris. RER A puis B suivi d’un bus. Let’s go !!!

Il fait beau, le soleil est là. J’arrive à la galerie. L’accueil est sympathique. La musique est bonne. Malgré les reflets sur les toiles, je tente de me débrouiller pour prendre quelques photos. Nous discutons avec la galeriste ; elle me demande si je connais l’artiste. Connaître est un bien grand mot mais en tout cas j’ai eu la chance de vivre une semaine de dingue avec lui (et d’autres) à Aulnay sous Bois l’année dernière dans le cadre du Festival Rues des Arts.

MG La Bomba nous montre son immense talent. Sur toile, sur cassette VHS, sur téléphone, sur disquette, sur une photo, il y a de quoi voir. Le travail en 3D est impressionnant. Les détails sont époustouflants. La bombette est toujours là, comme signature. Il y a de la couleur, tel un feu d’artifice, de la force et de la douceur également. Vous avez jusqu’au 25 avril pour découvrir son univers.

Exposition Le Corps Troublé – 11 avril 2015

Samedi. 16h45. Le ciel pleure depuis une heure. Le passage à la Galerie Ligne 13 pour l’exposition 10 ans de peinture à 4 mains n’aura pas eu  raison de nous. Pas à pas, nous atteignons le 18ème, la rue Lepic puis Tholozé. Dans la galerie, Yoshii nous accueille et prend le temps de nous faire découvrir l’expo. Au programme : Romain Slocombe, Richard LaillierFull ManoKashink, Oleksandra, Secrètes Savonnettes et Akiza.

Donner des clés sans en dire trop, ouvrir un espace de dialogue dans lequel chacun peut questionner, partager son ressenti, s’exprimer sur ce qu’il voit, voilà ce qui me plaît dans cette galerie. La première salle met en résonnance le travail de Romain Slocombe et d’Akiza. Les photos de femmes asiatiques, les mises en scène, l’esthétique, le grain de l’image fait écho avec les poupées et les pillules d’Akiza. La deuxième salle, au fond, est interdite au moins de 18 ans. Le contenu est explicite, les corps, les dessins, les supports, la scénographie, tout donne vie au mélange des genres, des univers. Des sexes. Des animaux. Des vices. Des sévices. Des jeux. Des plaisirs. Le tout est cohérent. Chaque partie vit et donne vie au tout. Telles des émergences qui fonctionne autant en tant que partie qu’en tant que tout.

Le travail de Full Mano donne à voir le côté aniMâle. L’homme, nu, sexe à l’air, fier, bandant, bandé, le fil rouge qui marque, qui démarque, qui fait surgir, qui fait rugir. Regarder la bête qui est en nous, regarder ces hommes pris pour cible. A côté, ce que fait Secrètes savonnettes est étonnant. La finesse, la délicatesse de ses savons sculptés. Les oeuvres semblent en flotaisson et pour celle posée sur la table, la transparence est impressionnante. Akiza joue de la surface de ces oeuvres, pliée, repliée, provoquant ainsi une dimension nouvelle au travail artistique. Quant à Richard Laillier, les dessins sont surprenant. Yoshii me raconte que beaucoup de visiteurs pensent que ce sont des photos. Effectivement c’est bluffant et j’ai du mal à décrocher mon regard de certaines oeuvres. Je ne suis pas malalaise mais intrigué, cherchant à savoir qu’est-ce qui se cache sous ses dessins, comment sont-elles créées.

Nous discutons encore un peu avec mon hôte. Yoshii sème en moi la curiosité des jours et mois à venir. En mai notamment, l’expo solo d’Akiza: L’oeil et la princesse. (je devrais ajouter expo hors les murs puisqu’à la galerie Remix Coworking, 12 rue des Fontaines du Temple, 75003 Paris).

Exposition 10 ans de peinture à 4 mains – 11 avril 2015

Par deux fois je suis venu devant les deux galeries et je n’ai pas pu voir les expos. Comme si le sort s’acharnait sur moi et ne voulait pas me laisser voir. Maintenant j’en rigole. Peut être suis-je un peu dans la lune, un peu pris au travail, un peu surbooké. Ou pas. Tout simplement c’est un mauvais timing, des contraintes qui jouent contre moi. D’abord les horaires d’ouvertures. Passer à 12h30 alors que la galerie ouvre ses portes à 14h30. Etre persuadé ce 8 avril que j’allais enfin pouvoir entrer. Réaliser pour chacune des galeries qu’elles sont fermées le mercredi. Mais bon. Ce n’est pas de ma faute. Avec ce lundi férié, je suis tout décalé. Ou c’est encore les effets du changement d’heure. Oui c’est pas mal si je mets la faute la dessus. Finalement je me suis baladé, j’ai fait mon sport de la journée. Je ne désespère pas pour autant. J’insisterai. Je reviendrai. Samedi.

Pour Akiza La Galerie cliquer sur l’exposition Le Corps Troublé. Pour la Galerie Ligne 13 et l’expo 10 ans de peinture à 4 mains, continuez la lecture ci-dessous.

Dialoguer à travers une œuvre, donner du sens à « faire en commun », voilà ce qui m’a attiré jusqu’ici. Une exposition et deux grands noms du Street art français. Deux artistes, deux amis. J’avais assisté à un moment de complicité et à l’invasion du corps blanc de Jérôme Mesnager dans l’oeuvre d’Artiste Ouvrier lors des performances pour l’exposition Dali fair le mur. L’un n’avait pas de place pour peindre. L’autre lui a proposé de venir s’incruster. Et le mélange a pris.

L’un au pochoir, l’autre au pinceau; l’un en couleur, l’autre blanc. Instaurer un dialogue, apporter un plus à faire ensemble et ne pas tomber dans la juxtaposition de deux univers : pas facile et pourtant. Cela fonctionne. L’alchimie se fait. Parfois par les corps blancs qui se multiplient, qui s’imposent, qui transforment l’oeuvre. Parfois par la finesse de dessins, des visages, par le choix des couleurs. Les supports utilisés (toile, bois, porte) donnent vie différemment aux histoires que ces deux artistes, ces deux ouvriers ont voulu nous raconter.

Il y a de plus un écho particulier suite à l’interview du Baron. Mais pour cela il faudra la lire une fois sortie. Je me devais de passer voir cette expo et d’en garder une trace sur mon site. Pour les têtes en l’air, les retardataires, les personnes trop éloignées, il faudra vous contenter de cette galerie de photos.

Martine Belay-Benoit

Vous faire découvrir cette personne et ses œuvres me tient particulièrement à cœur. Mais pour faire le lien, pour vous donner envie, je vais vous raconter une histoire. Martine, je la connais depuis que je suis bébé. Et pour cause c’est ma marraine.

Rendre visite à Martine et Michel, c’est au fond de moi du bonheur en vrac. Il fallait prendre la voiture, partir de Bourg-en-Bresse et prendre la route du Sud, direction Avignon. Généralement, nous allions au festival de théâtre chaque mois de juillet. J’en ai vu des pièces, de Ionesco à Molière en passant par Dario Fo, de création contemporaine au One man show en passant par du théâtre musical, de la troupe de Commedia del Arte à la compagnie de danse de Flamenco. J’ai posé mes fesses sur des sièges, des marches, de l’herbe, à l’intérieur d’un autobus, sur le parvis de la cité des papes. J’ai été quelques fois dans le IN, de nombreuses fois dans le OFF et même dans le OFF du OFF.

Mais rendre visite à Martine et Michel, c’est aussi passer dans l’atelier, là où Martine peignait, là où la magie prenait vie, là où de tubes de peinture jaillissaient un monde, un visage, une attitude, un regard. Bref la vie. J’étais (et je suis) encore fasciné par ce lieu. La voir à l’œuvre, poser pour elle, discuter d’arts et de musique, c’est un régal. Pouvoir prendre une feuille, des crayons de couleur ou de craies grasses, voire de la gouache et peindre. Laisser venir l’inspiration, rêver, Dessiner.

 Seulement depuis quelques années, ce n’est plus par la peinture qu’elle s’exprime mais la sculpture. La terre comme matière première. La tête comme modèle. Mais pas n’importe comment, une tête qui tire la langue. Drôle, touchante, rebelle, tant de langues, tant d’expressions, tant d’histoires. Car ce sont aujourd’hui sa famille, ses ami(e)s qui servent de modèle. Pour ma part, cela fait deux fois que j’y passe. La première existe déjà (à vous de la retrouver parmi les photos ci dessous). La seconde sera bientôt créée. Pour les personnes intéressées, je vous invite à faire un tour à Avignon en juillet pour le festival et SURTOUT pour découvrir la galerie éphémère de ma marraine, place des Carmes. Vous pouvez retrouver son travail en ligne sur ce site.

Exposition Walking on a dream – 26 mars 2015

Besoin d’un peu de rêve??? Je vous emmène dans un monde intermédiaire, entre un « ici et maintenant » et un « ailleurs et infini ». Besoin de couleur? Alors c’est bien là qu’il faut vous arrêter, prendre le temps et ouvrir la porte des émotions. Pour cela, vous pouvez cliquer plus bas pour accéder aux photos ou vous rendre à la galerie Itinérance (7 bis rue René Goscinny dans le 13ème).

L’artiste a l’honneur est Seth, alias Julien Malland. Connu pour ces documentaires dans l’équipe des Nouveaux Explorateurs de Canal +, il offre une exposition onirique et chromatique : Walking on a dream (j’ose utiliser ce terme même si je ne suis pas sûr que l’emploi est correct). Une dizaine d’oeuvres, toutes vendues, sont sur les murs de la galerie. Chacune raconte une histoire, a une part de mystère et d’illusion, des arc-en-ciel concentrique, des sweats rayés à capuche.

Il y a souvent une partie absente, disparue. Les personnages sont en flottaison dans un lieu inconnu et semblent voyager au delà. Ils sont traversés par des énergies colorées. Le corps devient le véhicule et transporte, transgresse, transforme. Nous sommes au coeur d’une cosmogonie propre à Seth qui interroge sur ces êtres, sur ce qu’ils nous renvoient, sur ces rêves, sur ce qu’ils symbolisent. L’enveloppe corporel s’ouvre et rend visible le « moi » intérieur.

Il est intéressant d’avoir fait deux murs de brique à l’intérieur de la galerie pour mettre le dehors au dedans, pour rappeler que le principal travail est fait dans la rue. Le matériaux est un support également qui donne vie différemment aux deux personnes, femme et homme. Par le jeu du décalage entre les murs et du fait qu’il soit partiellement brisés, le spectateur peut apercevoir une toile. La partie ainsi créée de la galerie, sous forme de cavité, contient quelques toiles, plus organiques, plus viscérales. La scénographie apporte incontestablement une dynamique particulière aux oeuvres exposées (même si, à mon goût, la lumière manque un peu et mériterait d’être travaillée pour profiter davantage des toiles).

Exposition Epsy – Ma gueule par mes potes – 10 mars 2015

Joyeux anniversaire… Joyeux anniversaire… Joyeux anniversaire Epsy !!! Joyeux anniversaiiirrrreeeee !!!

Pour l’occasion, le LavoMatik est rempli d’oeuvres en mode voilà comment les autres artistes, ses potes représentent, voient, s’amusent avec Epsylon Point. Cela permet d’une certaine manière de voir le lien qui unit Epsy à ses amis, de voir ce qu’ils ont envie de raconter de lui, comment les univers se catapultent avec le sien. Comme une déclinaison, comme un ensemble de facettes du même individu, en sachant qu’Epsylon Point ne se résume pas à cela. C’est d’ailleurs un des artistes qui me plairait d’interviewer (qui sait ce qui se passera prochainement…).

Au programme : Alex Tréma, Ange Artist, Artiste Ouvrier, Artman Child, Ben Spizz, Bignow, BZT22, C215, Cearo, Claude Laurent, A.L. Tony, Elam, Ender, Ers, Eugénie Fauny, EZP, Fatal Boy, FKDL, Gabri Le Cabri, Gâchett, Gino, Geb 74, Gregos, Gumo, Happy Fingers, H2H, IZa Zaro, Jana & Js, Jazzu, JBC, Jean Starck, Jef Aérosol, Jinks Kunst, Johann Artiste, JPM, Kim Prisu, KristX, Le Baron Le Baron, La Signe, Lex Dura, M-E Paris, Maest, Mann, Mimi le Clown, Mr Voul, Miss Fuck, Mosko, Nefast de la Fourberie, Nemi, Nice Art, No Rules Corp, Oakone, Oswald Boston, Paddy, Paella Chimicos, RNST, Roswitha Guillemin, Sara Chelou, Shadee K, Shadow, Spray Yarps, Stew, Stoul Peintresse, Stra, Tea 76, Eric Vanstaën, Virgo Black, Viza Art, Zeb Sebon, Zut Flute Calamute. De quoi donner le tournis.

Il faut voir cela absolument !!! Mais il ne reste qu’aujourd’hui et demain. Donc bougez vous les miches !!!!! En plus, un livre est sorti en tirage limité :  « Ma gueule par mes potes ».

Exposition Synergy – 10 mars 2015

L’image reflète une part de vérité que le photographe a réussi à capter. Elle ouvre sur une histoire, un lien, un moment précis. Elle évoque, raconte, donne à voir. Et pourtant, il y a tant à découvrir de ses propres yeux. Voilà pourquoi, au delà de vous offrir une série de photos de cette exposition, je vous invite vivement à vous y rendre. Synergy est à la galerie Mathgoth, jusqu’au 4 avril.

L’image c’est aussi une source d’inspiration, un support sur lequel travailler, inventer, une matière à magnifier, à transformer. Elle capte une lumière, une attitude, une mimique, un regard. Elle peut alors vivre une nouvelle vie, à travers le pochoir.

Cette galerie offre un cadre unique et met en valeur deux artistes époustouflants. D’un côté Jef Aerosol, un des grands noms du Street art français. Pour découvrir son univers, il suffit de suivre la flèche rouge. De l’autre Lee Jeffries, un photographe basé à Manchester, qui au fil de ses découvertes, de ses voyages, photographie les gens et souvent les sans-abri.

Le cadrage des photos est particulier : proche du sujet, avec une focale fixe si j’en juge par le flou obtenu sur les rebords de l’image. Le noir et blanc qui creuse certains traits, qui met en avant les tâches de rousseur, qui rend intemporel le cliché. Les personnes photographiées donnent d’elles mêmes, de leur histoire, à travers leur yeux. Impossible de rester indifférent à cette série de portraits.

Le va-et-vient entre le pochoir et la photo permet de creuser au delà de l’image, de voir les reliefs, ce sur quoi l’un et l’autre ont voulu insister, la beauté et fragilité qu’ils ont souhaité montrer. La puissance des regards, l’oeil du photographe, la vie dans l’oeil du sujet photographié et l’oeuvre réalisée au pochoir et à la bombe, tout un ensemble réuni dans un même lieu.

Seth fait le M.U.R. – 7 mars 2015

7h45, il est l’heure. Une grande journée commence pour moi. Elle porte en elle un défi : accomplir avec autant d’énergie les 3 parties qu’elle contient. Je me prépare. Appareil photo dans le sac à dos en plus de mes affaires pour le boulot, de mes 3 carnets d’écriture, mes feutres de couleur.

Je file prendre le bus n°15. Gare d’Aulnay-sous-Bois. Me voilà dans le RER B. J’ai un bon livre pour m’occuper pendant le trajet : Edgar Morin, La méthode tome 1 – La nature de la nature. De quoi mettre en ébullition mon cerveau. Châtelet les Halles, interconnexion. RER A, direction La Défense. Il me faut ensuite prendre le Tram T2 et marcher quelques minutes. J’arrive au Petit Nanterre, à l’association Zy’va pour un samedi des parents spécial « droits des femmes ». 45 personnes présente pour échanger et discuter de la place des femmes, de leur participation, de leur engagement.

12h35, direction Montreuil pour la 2ème partie de la journée. Donc dans l’ordre sens, Tram T2, RER A, puis à Nation ligne 9. Quelques minutes depuis la sortie du métro et je suis chez Malory, mon amie des Akouphènes. Debrief de notre tournage du dimanche  22 février à Evry et Akoubrunch pour satisfaire nos estomacs. Il y a une matière intéressante à exploiter. Je ne révélerai pas nos discussions mais il y aura une belle surprise à venir.

16h35, 3ème étape. Je reprends le métro et me rends, ligne 2, à Ménilmontant. Je retrouve Maude, une amie. Au programme de cette fin de journée ensoleillée découvrir l’oeuvre de Seth sur le M.U.R. Oberkampf. Quand nous sommes arrivés, il avait déjà fini. Comme beaucoup de monde l’entourait et qu’il semblait occupé, je ne me suis pas approché pour le saluer. Nous avons pris une bière en terrasse juste devant l’oeuvre. Le soleil s’est couché, le froid nous a saisi petit à petit.

18h50, retour à la maison. Ce n’est cette fois pas avec de la lecture que j’ai fait le trajet mais avec de la musique. Max Richter – Infra, un pur bijou lié à un ballet de danse de Wayne Mc Gregor. De quoi m’inspirer pour écrire ces mots. Je n’ai pas fait beaucoup de photos de l’oeuvre de Seth. J’y repasserai un autre jour peut être pour compléter cette galerie. Pour ne pas vous laisser sur votre faim, je vous invite à jeter un oeil à ces galeries : Jace et Seth font le murSeth au parc de Belleville et l’exposition Seth & Vilcollet.

Réveillez-vous !

Ne regardez pas autour de vous
Ne changez rien à votre routine
Laissez le temps marquer chacun de vos jours par un trait de plus sur votre corps
Laissez la vie opérer en vous la lente et délicate marche en avant vers l’obscurité

Ne mettez rien en mouvement
Ne cherchez pas à vous ouvrir
Laissez le ciel gris s’emparer de votre esprit, de vos sourires, de vos espoirs
Laissez le chemin vous épuiser et vous réduire à être un voyageur parmi d’autres

 Ne prenez pas le risque de changer
Ne commencez rien de surprenant
Laissez la peur vous envahir, s’immiscer dans chacun de vos pas
Laissez le destin choisir pour vous ce qui est le plus adéquat

Ne faites que le strict minimum
Ne souriez surtout pas
Laissez la crise s’occuper de vos projets, de vos envies, de vos choix
Laissez les autres décider à votre place de ce qui est bon pour vous

Ce qui n’est pas mise en route aujourd’hui ne produit pas grand chose pour demain
Ce qui n’est envisagé qu’individuellement nuit souvent au collectivement
Nous avons à prendre notre part dans ce système,
Nous devons (ré)agir, alors maintenant réveillez vous !

Les mots et les maux

Les mots ne se ressemblent pas
Suivant la bouche par laquelle ils sortent
Suivant le temps qu’il fait au dehors
Suivant le lieu où ils sont prononcés.

Les maux ne se ressemblent pas
Suivant l’histoire qui les racontent
Suivant la force que nous avons pour les combattre
Suivant l’impact qu’ils ont et qu’ils auront

Les mots ne se ressemblent pas
Suivant le choix du ou des destinataires
Suivant le contexte dans lequel ils existent
Suivant les gestes et le ton qui les accompagnent

Les maux ne se ressemblent pas
Suivant la façon dont ils sont arrivés
Suivant la durée avec laquelle ils nous affectent
Suivant l’état d’esprit des personnes concernées

Les mots ne se ressemblent pas
Ils sont fugaces, utiles, précis
Ils peuvent peut être se mélanger,
Se relier et un jour disparaître

Les maux ne se ressemblent pas
Ils sont propres à chaque individu
Ils peuvent peut-être changer,
S’apprivoiser et un jour disparaître

Exposition solo Tétar Max – 17 février 2015

Mardi 17 février. Je sors d’un groupe de travail sur le développement durable. Il est 16h passé. Une bonne journée de travail, d’échanges et de réflexions avec des collègues d’autres Régies de quartier. Maintenant, avant de rentrer sur Aulnay-sous-Bois et rejoindre mon 93 adoré, j’avais envie de me faire un petit plaisir des yeux et renouer avec le chemin des galeries de Street art. L’idée était d’aller au Cabinet d’Amateur pour voir, avant qu’il ne soit trop tard, l’exposition de Tétar Max.

En arrivant le maître des lieux est en conversion avec Philippe Hérard (Exposition Ardoises quelques mois plus tôt). Je me fais discret et commence déjà par regarder les toiles avant d’appuyer de manière frénétique sur mon appareil photo. Tétar Max c’est un fou des caractères, un artiste précis, un maniaque des symboles, un rêveur en quête du trait le plus fin possible, un acharné du geste bien fait, de la bonne distance entre chaque signe, de la proportion, de l’harmonie globale. Noir sur blanc, noir sur gris, ou l’inverse, le travail de Tétar Max est impressionnant. C’est à voir d’ici vendredi 20 février, donc dépêchez vous !!!

Il y a une question qui restera probablement sans réponse : que nous raconte-t-il? Je vous invite également à découvrir son travail lors du festival Rue des arts 2014 à Aulnay-sous-Bois : 17 mai 2014 part 1 et part 2.

" Il n'y a personne qui soit né sous une mauvaise étoile, il n'y a que des gens qui ne savent pas lire le ciel. "Tenzin Gyatso

Donner, prendre, faire, agir

Vie et suspension.
Eclair de vie, surprise en vue.
Donner un peu de lumière, donner de la voix.

Amour et voltige.
Tourment d’amour, voyager au delà du temps, de l’espace.
Prendre le chemin, prendre du réconfort.

Espoir et horizon.
Garder l’espoir, virevolter d’ivresse.
Faire ensemble, faire en maintenant le contact.

Souvenir et illusion.
Se souvenir de chose à venir, exister et être heureux.
Agir sur les choses, agir sur le monde.

Exposition Terre Humide – 28 janvier 2015

Le temps file, mes journées ne sont pas assez grandes en ce moment pour tout faire. Voilà qu’une opportunité se présente de pouvoir venir faire un tour (pendant ma pause déjeuner) d’une magnifique exposition avant qu’elle ne s’en aille. Il est évident que mes semaines ne sont plus les mêmes depuis que j’ai retrouvé un emploi. Pas la même disponibilité, pas la même flexibilité. Pourtant il ne faut pas se laisser aller à ne rien faire, à remettre à demain. Au contraire, je me dis qu’il y a certains moyens d’agir, certains choix qui ne sont pas si compliqués à prendre.

Me voilà donc, à 13h45, devant la porte du Cabinet d’Amateur. Par chance, le propriétaire des lieux est là et m’ouvre la porte. Je peux donc bénéficier d’une visite au calme. Et il y a de quoi se régaler avec Bault. L’exposition s’appelle Terre Humide – Drones, pandémies & cupcakes. Ludique, drôle, touchant, c’est un univers qui me plaît, qui respire la surprise, qui réveille l’enfant qui est en moi. Il a une palette magnifique de couleurs qui trouve malgré la densité et l’aspect sauvage une cohérence, une harmonie.

Il n’est jamais facile de restituer avec un appareil photo la beauté, la surprise et les émotions ressenties devant ces oeuvres. J’essaie du mieux que je peux, en mêlant mes mots aux clichés. Je me joue passeur virtuel à défaut de pouvoir vous prendre par la main et d’y aller avec vous. Mais pour que vous puissiez voir, vibrer devant ces oeuvres, je vous invite (très fortement) à vous rendre 12 rue de la Forge Royale dans le 11ème et à le faire rapidement car l’exposition finit vendredi soir.

Pour mémoire, voici les expositions précédentes que j’ai vu au Cabinet d’Amateur : Vis-à-vis et Street Two avec un florilège d’artistes, Ardoises de Philippe Hérard.

Exposition KristX et Stoul – 24 janvier 2015

Samedi. 2ème plaisir des yeux. Nous voilà au LavoMatik avec Nemi Uhu et Nath Oxygene. Au dehors Artiste Ouvrier crée une oeuvre avec ses pochoirs d’une finesse impressionnante. Je l’ai croisé à plusieurs reprises. A chaque fois, je vois dans son regard que mon visage ne lui ai pas inconnu mais qu’il ne se souvient pas du reste. Cela me fait sourire. Je lui rappelle mon prénom et le fait que l’on s’est croisé dernièrement pour l’Exposition Dali fait le mur. Peut être j’aurai la chance un jour de l’interviewer et ce sera alors l’occasion de prendre le temps de la rencontre.

Je rentre dans la galerie-librairie-caverne aux trésors. A l’honneur sur les murs KristX. L’univers est saisissant, vif, intense. Une vibration sort de certaines toiles. Les couleurs sont époustouflantes. J’ai adoré la toile qui se trouve en haut des escaliers. Une invitée a pris également de la place et signe son livre : Stoul. Quelques œuvres de cette dernière sont là.

Deux femmes talentueuses donc pour une fin d’après midi sans pluie. A voir jusqu’au 31 janvier 2015 !

Exposition Astro – 24 janvier 2015

Ce samedi, c’était l’occasion rêvée pour sortir de chez moi, pas trop froid, du soleil et surtout au moins deux lieux à visiter.

Je pars donc direction St Michel. RER B. Je profite du voyage pour écrire. Mes mots remplissent l’écran de mon téléphone et me font glisser sans m’en rendre compte d’une station à l’autre. Je suis dans un train qui vient de l’aéroport. Bon nombre de mes compagnons de route sont avec leur valise. Je leur invente une vie : certains sont étrangers et viennent découvrir la Ville de l’amour, d’autres sont français et reviennent d’un périple à l’étranger, des femmes d’affaire avec le strict minimum, des familles très chargées.

Arrivée dans VIème, il y a du monde dans les rues. Entre ce premier samedi ensoleillé de l’année et les soldes, il y a de quoi faire. Je me dirige rue d’Arras pour faire un tour dans la NUNC gallery. C’est Astro qui est invité. Je l’avais rencontré à Aulnay en mai 2014 pour le festival Rue des arts.

Abstraction, tribal, des formes mi-tentaculaires, mi-rectilignes, des couleurs subtilement réunies et un souci du détail. Voilà ce que je dirais sur les toiles exposées et le travail d’Astro. Une toile est en noir et blanc (pour la découvrir il faut descendre au sous-sol) ; elle est troublante, vaporeuse et m’embarque dans un imaginaire sans limite.

NUNC c’est aussi une maison d’éditions. Je repars donc avec 3 livres de la série Opus Délits, histoire de compléter ma collection. Une nouvelle étape m’attend : le LavoMatik. Je ne fais pas le trajet seul puisque Nemi Uhu et Nath Oxygene m’ont attendu pour prendre le bus. Nous discutons chemin faisant.

Exposition INVA8ION – 15 janvier 2015

L’Akizianisme envahit la toile. L’année 2015 a commencé et il me fallait reprendre le chemin tracé par mon site : découvrir et faire découvrir, rencontrer et raconter ces rencontres, écrire, photographier et partager tout cela.

Je suis donc allé faire un tour à Akiza la galerie dans le 18eme, histoire de souhaiter une bonne année à Yoshii et Robinson. Une exposition collective remplit les lieux avec simplicité et une belle mise en scène. On y retrouve ANTIAlex Konahin, Codex Urbanus, Kef, Mental Links, Peca et bien sûr Akiza. Subsistent encore dan la salle du fond quelques poupées russes de l’exposition précédente.

J’ai le droit maintenant à une visite privée. J’écoute attentivement les propos de Robinson et réagit de temps en temps. L’univers des différents artistes présents se dévoile, le lien avec Akiza également. Je repars avec un t-shirt qui m’attendait, le calendrier 2015 d’Akiza qui est magnifique et l’envie de revenir passer du temps avec mes amis de la rue Tholozé. L’exposition est à voir jusqu’au 14 février.

Bonne année 2015

2015 commence. Quelle soit douce, belle, heureuse. Amour, santé, solidarité pour toutes et tous !!!

2015 begins. I wish it will be nice, beautiful, happy. Love, health, solidarity for all !!

2015 comienza. Que sea dulce, bella, feliz. ¡ Amor, salud, solidaridad para todas y todos! !!

Exposition Vis-à-vis – 19 décembre 2014

Se faire face, s’affronter peut être, se mettre d’accord, se réconcilier aussi, se tenir là, l’un et l’autre, côte à côte, serrés ou avec une distance raisonnable, à se regarder, à se jauger, à se sourire, à se tirer la langue, à se répondre.

Se faire face et pourtant faire ensemble, créer un écho entre deux artistes, deux univers, deux manières de voir les choses, soit en juxtaposant chacun(e) une oeuvre, soit en mêlant dans le même support un peu de chaque.

Le Cabinet d’Amateur propose jusqu’au 31 décembre l’exposition Vis-à-vis. Une découverte en mode duel, duo, dos à dos, nez à nez, avec Bault, Arnaud Boisramé, Codex Urbanus, Ender, Joanna Flatau, Philippe Hérard, Levalet, Mosko, Ricardo Mosmer, Paella, Simon Pradinas, Saint-Oma.

D’ailleurs, pour celles et ceux qui avaient raté, je vous propose de voir l’exposition solo Ardoises de Phillipe Hérard.

Pour dire tout, je n’ai pu résister à l’envie de me faire mon cadeau de Noël.   N’est-on pas mieux servi que par soi même? Je suis donc reparti de la galerie avec une oeuvre de Fred le chevalier. Ma collection s’agrandit doucement.

Un et autre

Mettre un pied devant l’autre
Regarder le sol
Regarder au loin
Et avancer

Mettre une pause puis une autre
Savourer le présent
Savourer ensemble
Et rêver

Mettre un mot après l’autre
Créer du sens
Créer du changement
Et espérer

Interview de Jace

Je vous emmène en voyage. Il était temps de partir de Paris, de la tête peu réjouissante du RER le matin, de ce ciel bleu ou gris, de cet hiver glacial qui s’annonce. Je vous emmène par la pensée car le billet d’avion pour toutes et tous me reviendrais trop cher. Là-bas, c’est tout est inversé par rapport à la Métropole. Leurs hivers sont nos étés, leur été sont nos hivers. Je vous emmène sur ce bout de France si cher à mon coeur. Une île merveilleuse, étourdissante, de mélange et de partage. Une île au mille saveur, au volcan grondant, à la vanille délicieuse.

Prenez le temps, coupez votre téléphone, éteignez la télévision. Il est temps d’effectuer ce voyage. Nous partons pour l’île de la Réunion, océan indien, à environ 9300 kilomètres de Paris. L’artiste y a posé ses valises depuis un moment, même si ces premiers personnages sont apparus au Havre. Vous allez faire la découverte de Jace et partir à la chasse aux Gouzous avec moi.

C’est la première fois que je fais une interview à distance en mode questionnaire. J’espére ne pas avoir trop exaspéré l’artiste avec toutes mes questions. Je ne savais pas à quoi m’attendre non plus concernant ses réponses. Pour le coup, je ne suis pas déçu et même si j’aurais eu d’autres choses à demander, je suis pleinement satisfait. Il faut parfois se contenter de ce que l’on peut avoir plutôt que de rêver à ce que l’on aimerait avoir. J’ai quand même eu la chance de le rencontrer pendant son passage parisien en juin 2014. Après avoir lu l’interview, vous pourrez revenir dans le passé pour deux galeries de photos : Jace et Lezarts de la Bièvre et Jace et Seth font le mur.

Un p’tit message pour toi Jace : J’espère que nous prendrons le temps lors de ton prochain passage sur Paris ou lors de mon prochain passage à la Réunion pour prolonger ces échanges.

Exposition Poupées Russes – 29 novembre 2014

Emboîtées ? Cachées les unes dans les autres ? Finalement, les voilà qui se dévoilent. Elles sont côte à côte, fières ou coquines, drôles ou sérieuses, magiques ou mystérieuses. Elles se regardent, se jalousent peut être, se défient sûrement.

AKIZA trouve encore le moyen de nous surprendre en réunissant 37 artistes au même endroit. L’exercice est vraiment très intéressant : identique et différente, de taille et de corps variable, unique parfois, chaque artiste a su jouer avec le thème des poupées russes. Pour ma part, je me suis amusé à regarder différents ces petits êtres, à les rendre gigantesque, de la tête au pied.

Merci beaucoup pour avoir apporté à notre samedi cette touche artistique !!! Vous avez jusqu’au 4 janvier 2015 pour aller voir cette sublime exposition. Si vous voulez en découvrir plus, de la même galerie : Mysterious touch, Le vent nous portera, Summertime, Insectes et Arachnides, Baubô.

Exposition PERFusion et dédicace de Toctoc – 29 novembre 2014

Samedi ensoleillé : l’occasion rêvée d’emmener mes amies voir ce qui se passe à la Galerie Ligne 13. Deux en un : l’exposition PERFusion et la dédicace du livre Salut l’artiste de Toctoc.

On retrouve dans la galerie les performances effectuées lors du Salon Art Shopping, certaines ont été retravaillées. Au programme : Anis, Snez, Mosko & Associés, EZP, Nice Art, Stoul, Suriani, No Rules Corp, La WCA, Codex Urbanus, Gregos. De quoi satisfaire nos yeux !!!

Toctoc est arrivé à l’heure. Son sac contenait ses livres. Cela m’a fait bien plaisir de le revoir. C’est le dernier artiste que j’ai interviewé. Vous pouvez retrouver d’ailleurs son interview en cliquant ici. L’idée du livre est génial : mettre ses Duduss dans des tableaux de Maîtres. Le monsieur est doué, mes amies n’hésitent pas un instant à acheter un livre. J’espère sincèrement pouvoir le suivre dans une de ses prochaines virées nocturnes pour vous faire découvrir une création de A à Z.

Metro, boulot, expos !!! – 8 novembre 2014

Samedi 8 novembre. Le soleil est au rendez-vous. La température continue sa descente progressive. Malgré tout,  cela donne envie de se mettre en mouvement.

Je dois d’abord passer sur Nanterre pour le travail. L’idée est de faire des relations publiques, d’aller à la rencontres des associations du quartier Berthelot. J’espère que cela sera porté ses fruits.

Pour profiter de cet aller retour via Paris, je me suis organisé une balade, passant par trois galeries. Pour le plaisir des yeux !! J’ai choisi d’avoir un jour de décalage par rapport au vernissage, histoire de pas subir la foule. J’ai mon appareil photo. J’espère ne pas faire flamber la CB, même si certaines oeuvres ou sérigraphies me tentent bien, même si certains livres également.

Au programme : Stew à la gallerie Nunc, Rubbish à Mathgoth et une exposition collective au LavoMatik.

(lui)

Je me souviens de (lui). 
Je me souviens de ce qu’il (lui) plaisait, de ses moments de joie, de larme, de sa façon bien à (lui) de croquer la vie.

Je (lui) parle parfois.
Je parle parfois de (lui). Je me rends compte que je n’ai pas peur de le faire exister, de livrer aux autres mes maux et de raconter ce qui me relie à (lui).

Je n’étais pas (lui).
Je ne suis pas (lui), tout simplement car je peux écrire ces mots aujourd’hui et que (lui) ne peut pas les lire.

Je pense tant à (lui).
Je ne pense pas être le seul tant il avait marqué autour de (lui), sa famille, ses amis, tant il (lui) arrivait de toucher au cœur les gens.

J’ai de l’amour pour (lui).
J’en ai tant, à (lui) donner, à partager, tant qu’il (lui) sera impossible de prendre.

Je (lui) offre mes larmes.
J’en ai tant, à sortir pour (lui), tant qu’il (lui) sera impossible de voir couler.

Je vis… Et (lui)…
Je vis tous les jours que (lui) ne verra pas et je suis sûr que (lui) me dirait de les vivre intensément.

Exposition New Romantic – 8 novembre 2014

Il doit en falloir de la patience, de la dextérité pour arriver à autant de précision, de finesse, de beauté. J’ai été stupéfait de voir le papier tel de la dentelle, le découpage qui dessinent des visages, des mains, des fleurs. J’ai adoré l’utilisation des Moleskines, carnet  dont je ne peux me séparer (j’en ai toujours un avec moi). La couleur utilisée par petite touche sur certaines oeuvres donne de la profondeur, fait ressortir des détails, donne un supplément d’âme.

Je vous invite vivement à aller y faire un tour et observer de près ou de loin les oeuvres d’Aurel RubbishMathgoth accueille encore une fois un artiste d’exception jusqu’au 26 novembre 2014. Pour le coup, il y a énormément de choses qui m’attirent dans ce travail et pour lesquelles j’aimerais prendre le temps avec l’artiste, lors d’une interview ou d’un reportage… Qui sait, cela se fera peut être bientôt.