Exposition Summertime – 25 juillet 2014

Une nouvelle exposition à AKIZA la galerie, la dernière avant les vacances (bien méritées) de Robinson et YoSHii. Je vous emmène avec plaisir dans le 18ème, au vernissage de Summertime. La dernière fois que je suis venu les voir, c’était pour l’exposition Insectes & Arachnides fin juin un univers étrange, rempli de bestioles en tout genre. Là, j’ai hâte de découvrir ce qu’ils nous ont préparés !

En sortant du travail, j’ai le sourire. Notamment avec ce qui m’attend cette fin de journée. Je prends le RER A puis la ligne 2, pour atteindre le métro Blanche. Cela sent l’été. Soleil, ciel bleu, les terrasses qui sont remplies. Les touristes sont là également. Un parapluie, une fleur ou tout autre objet flottent dans les airs, permettant aux guides d’être repérés. Pour moi pas besoin de m’emmener, je sais très bien où je vais. 3 rue Tholozé. Akiza la galerie me voilà. Je suis en avance. L’oeuvre de Franck Duval à l’extérieur me fait patienter un peu. Le rideau était descendu le temps de mettre en place et de rendre opérationnel le barman.

Je suis encore une fois bien privilégié. Accueilli avec attention. Seul dans ce bel écrin. Au programme Stoul Peintresse en amuse bouche dans la première salle, Yoko d’Holbachie dans le couloir et FKDL, M-City et AKIZA dans la salle du fond. Les univers se répondent vraiment bien entre N&B et couleurs, entre onirique et réel, entre lignes droites et courbes. Les matières sur lesquelles les artistes ont travaillé sont aussi intéressantes : des portes pour Stoul, du carton pour FKDL. Je vous laisse découvrir en image l’exposition et vous invite à y aller avant le 17 août.

PS: Une belle rencontre devant la galerie avec Franck Duval, qui j’espère aboutira sur une interview un de ces jours…

Collective Street Two – 16 juillet 2014

Il fait bon aujourd’hui. Du soleil. Une température estivale (il était temps et on sait déjà que cela ne va pas durer). L’occasion pour moi de flâner un peu après le travail (car oui j’ai retrouvé un emploi) et prendre le temps entre Nation et le Cabinet d’Amateur. J’avais vu sur Facebook qu’un ami, un certain Codex Urbanus, faisait le show dans la galerie. Histoire de le soutenir et de venir voir l’exposition collective de fin de saison, je suis passé 12 rue de la Forge Royale dans le 11ème. Venez jeter un coup d’oeil !!

Exposition Insectes et Arachnides – 30 juin 2014

AKIZA nous surprend encore. Cette galerie, 3 rue Tholozé dans le 18ème, est un vrai trésor. Il faut oser rentrer, oser demander, oser discuter avec Robinson ou Yoshi. Ils ont un sacré talent pour faire le lien entre les artistes qu’ils exposent et les visiteurs.

La galerie se retrouve prise d’assaut par de drôles de bestioles, par des araignées velues, poilues, par des papillons. Il y a tant de détails à observer, des traits fins, des crochets, de pattes, tant d’univers qui dialoguent, qui résonnent les uns avec les autres. J’ai été hypnotisé par la vidéo qui se trouve dans la salle du fond et je l’ai déjà vu une dizaine de fois.

Pour cette exposition Insectes & Arachnides, il y a du beau monde : IEMZA, AKIZA, Frédéric Fontenoy, Codex Urbanus, ZARIEL WORK, Délicate Distorsion, Vavjeniak, Jean Francois B, Michaël Brack, A.M. KonahinsKEF! art, Dimitris Ntokos, Alessandro Bavari, Oleksandra, Benalo, Cédric Magnin. A voir jusqu’au 20 juillet et à découvrir ci dessous !!!

Exposition C215 – 28 juin 2014

L’exposition Douce France de C215, alias Christian Guémy, est actuellement visible à la Galerie Itinerrance à Paris (du 20 juin au 5 juillet 2014) et au Palais Bénédictine à Fécamp (du 14 juin au 28 septembre 2014). On y voit la France que l’on connaît, qui a marqué l’histoire, récente ou ancienne. On y voit des hommes et des femmes, des artistes, des aventuriers, des héros français. Il a fait entrer à l’intérieur de la galerie les objets de la rue avec des boites aux lettres et un panneau d’affichage électoral. Car c’est également sur ce mobilier urbain que C215 œuvre notamment à Vitry-sur-Seine (et dans bien des villes du monde maintenant : Londres, Rome, Barcelone,…).

L’attrait, cette fois, se situe dans le choix du support et la résonance faite avec le sujet. Vous verrez l’histoire de ce pays et ses illustres personnages sur des cartes géographiques, sur une chaussure, sur un billet de banque. La vitalité et la vivacité des couleurs est au service du travail du pochoiriste.

Douce France,
Cher pays de mon enfance
Bercée de tendre insouciance
Je t’ai gardée dans mon cœur ! 

Voilà donc les sujets de son enfance ou de celui de sa fille que C215 nous présentent là. A vous de cliquer pour en découvrir davantage.

Jace – Un gouzou à la plage

Jace était l’invité du festival Lezart de la Bièvre. Il a créé plusieurs oeuvres tout au long de l’ancien cours d’eau de la Bièvre, entre le 5ème et le 13ème arrondissements de Paris.

Si vous avez le temps, je vous invite à partir à la chasse aux Gouzous. Pour ma part, j’adore cet artiste. Si vous partez en vacances à la Réunion, vous trouverez davantage de Gouzous en totale liberté !!!! Pour ceux qui souhaitent découvrir sans bouger de chez eux, je vous invite à voir les différentes galeries suivantes : Jace et Lezarts de la Bièvre, Jace et Seth font le mur et (Ré)création de Gouzous.

" L'homme porte le mystère de la vie qui porte le mystère du monde. "Edgar Morin

Toi, petite fusée

Toi, petite fusée
Qui t’envole
Qui change de trajectoire

Tu ne vois plus le chemin que tu empruntes,
Trop souvent identique,
Tu ne considères plus le temps que tu passes,
Trop souvent secondaire
Tu te projettes
Tu oublies d’être.

Toi, petite fusée
Qui gravite
Qui change d’univers

Tu files de plus en plus vite,
La lumière à tes trousses,
Tu risques le tout pour le tout pour faire ta place,
Entrechoquant tes rivales,
Tu t’en vas,
Tu ne t’en fais pas.

Toi, petite fusée
Qui rigole
Qui change d’atmosphère

Tu t’égares avec ces changements
D’air, de quais, de gares,
Tu tente de garder le cap
Au milieu de toutes ces étoiles
Tu fonces,
Tu ne te retournes pas.

Festival Rue des Arts 2014

Dans le cadre du Festival Rue des Arts 2014, organisé à Aulnay-sous-Bois, une vingtaine d’artistes sont venus investir les murs, sols, façades de la galerie commerçante du Galion. Avec cette vidéo, j’ai voulu vous emmener à pied pour faire le tour, déambuler dans la galerie et ses extérieurs. Un grand merci aux Akouphènes pour m’avoir permis d’utiliser leur musique et Malory pour avoir monté le son avec la vidéo !!!

1 oeuvre, 1 artiste – Mai 2014

J’avais envie de raconter ma semaine au festival Rue des Arts d’Aulnay-sous-Bois sous un angle particulier. Raconter et montrer, pour mettre en perspective ce qui s’est vécu, pour se rendre compte de l’évolution. Je vous ai déjà livré le meilleur dans 5 galeries de photos (12 mai, 14 mai, 15 mai, 17 mai part 1 et part 2). Là, je veux me focaliser sur une oeuvre et donc un(e) artiste. Et j’ai choisi Vinie. Venez découvrir la suite…

Exposition DiptiQ – 15 mai 2014

Le Gouzou lé la !!! Une galerie a osé laisser le Gouzou prendre le contrôle. Sur la magnifique île de la Réunion, Jace  se joue avec ce personnage de l’information, des espaces publicitaires, de la météo, du lieu. Toujours avec humour, avec autodérision, souvent avec finesse, d’autres fois en mettant le pied dans le plat, le Gouzou se met en scène et nous invite dans un monde coloré et ludique.

Du 16 avril au 28 juin, il est dans ce magnifique écrin qu’est la galerie Mathgoth, à côté de la BNF.  Etant chasseur de Gouzous lorsque je vais à la Réunion, je ne pouvais que venir au vernissage de l’exposition et rencontré « en vrai » Jace. L’exposition intitulée DiptiQ embarque le Gouzou entre deux toiles. Il fuit le danger, il passe par là et reviens par ici, il se métamorphose. Un bon moment de rire et de jeu !!

J’y suis déjà retourné une deuxième fois et je vous invite sincèrement à découvrir cet artiste et également cette galerie. Je prévoit d’y emmener fin juin mes parents, qui habitent depuis quelques années à la Réunion, pour leur montrer que le Gouzou est aussi en Métropole. Au passage, je vous invite à découvrir une performance et vente aux enchères de Street artistes réunionnais en faveur de l’association ALFAH lors du Tempo Festival, le 9 mai 2014, où Jace a participé.

Interview de Kélèk

J’avais déjà vu une œuvre. Mais presque comme un coup de vent. Je ne connais pas grand chose de cet artiste et c’est bien ça qui me plait dans cette nouvelle rencontre. Sera-t-il/elle me donner envie de découvrir son univers, de m’intéresser à ses créations? Serai-je suffisamment pertinent pour créer un pont avec l’inconnu?

Le contact s’est fait via Facebook. Cela rend les choses faciles. Nous prévoyons de faire l’interview pendant sa venue parisienne. Est-ce qu’il/elle a déjà lu une interview et souhaite-t-il/elle se prêter au jeu?

Je suis en chemin. RDV au Point Éphémère, 29 avril 2014, à 15h. Il/elle est de passage sur Paris pour quelques jours. Je suis disponible. La dernière interview est en ligne depuis hier donc je peux passer à une autre. Je suis curieux de discuter avec lui/elle et d’en apprendre d’avantage.

J’assiste au collage d’un monstross. Puis nous nous mettons à table, autour d’une bière. Hélas, la technique m’a fait défaut : l’enregistrement s’est arrêté sans que je m’en rende compte et 30 minutes d’interview sont partie en fumée. Heureusement Kélèk lance l’idée de la refaire toute de suite. Voilà pourquoi les questions ou les réponses seront plus que curieusement pendant la moitié de l’interview. Il faut apprendre de toute expérience.

Vous pouvez également retrouver Kélèk pour sa première expo dans le cadre des Portes O’vertes du Chène, à Villejuif. Evénément à retrouver ici.

Rue des arts – 16 mai 2014

Voici un événement haut en couleur : Rue des arts. Je voulais vous montrer ce que j’ai vu lors d’un jour de marché, le vendredi 16 mai 2014. Quelques clichés pris à l’intérieur de la galerie commerçante et du haut des escaliers. Il me reste encore la dernière journée du festival à vous faire découvrir pour voir notamment les oeuvres finalisées. J’espère également vous faire un cadeau surprise ainsi qu’aux artistes et aux organisateurs d’ici la fin de semaine. Cliquez sur « read more » et n’hésitez pas à partager cet article !!!

Fuir, crier, perdre

J’ai fui.
Je n’ai pas écouté mon coeur.
Je n’ai pas voulu entendre.
Seul. Avec vous.
Epuisé de porter ces peines inachevées,
ces morceaux de misère inavoués.
Je regarde en moi.
Je ne me vois plus.

J’ai crié.
Je n’ai pas fait semblant.
Je n’ai pas recommencé à pleurer.
Vide. Avec ce chaos.
Attendant d’être sans chemin,
prêt à oublier l’histoire des étoiles,
le sourire de ces autres devenus souvenir.
Je part au loin.
Je ne vais nulle part.

J’ai perdu.
Je n’ai pas fermé l’horizon.
Je n’ai pas changé de place.
Agité à force de survoler la vie,
à force de détruire les non-dits.
Je connais le chemin.
Je n’ai pas voulu le prendre.

Nemi Uhu – petit poisson deviendra grand

Je suis depuis lundi le témoin du festival Rue des arts à Aulnay sous Bois. J’ai raconté dans 2 articles ce que j’ai la chance de voir et  l’évolution du travail des artistes, à découvrir en cliquant sur ces deux liens Rue des arts – 12 mai 2014 et Rue des arts – 14 mai 2014.  Mais là, je voulais montrer le travail autrement. Prendre un peu de hauteur et vous emmener dans l’univers de Nemi Uhu. Quelques fois on se rend compte de ce que l’on voit quand cela est en mouvement.

Exposition BauBô – 6 mai 2014

Premier vernissage pour moi à Akiza la Galerie. Un lieu souvent en noir et blanc qui, pour cette exposition, a fait rentrer de la couleur. Akiza est atypique, un lieu surprenant, où les passants entrent par curiosité et ne restent pas indifférent. L’accueil est chaleureux, attentif. Bref, on se sent bien et, pour celles et ceux qui ont besoin de lire entre les lignes, de décrypter certains mystères, n’hésitez pas à poser des questions. Durant le mois de mai, BauBô investit le lieu. Hier j’étais au vernissage. Je vous invite à lire ci-dessous et découvrir ce que j’ai vu.

Vis et aimes !

Ecoutes le cet écho, cette voix, ce cri
Laisses le s’emparer de toi, embrasser tout ton être, faire vibrer toutes tes cellules
Ne te refuse pas à ces larmes, au besoin de tout arrêter, à l’envie de changer d’air
Ne crois pas que c’est infaisable, impossible, inatteignable

Prends la cette douceur, ce calme, ce rayon de soleil,
Savoures le changement, la brise sur ton visage, la caresse de l’herbe fraiche sous tes pieds
Mets de la poésie, des rires, de la douceur au menu
Accroches les étoiles à ta terre, les souvenirs à tes valises

Vis et aimes !!

" Sème un acte, tu récolteras une habitude ; sème une habitude, tu récolteras un caractère ; sème un caractère, tu récolteras une destinée. "Tenzin Gyatso

Interview de Kashink

Plusieurs fois, son nom d’artiste est revenu. Par des photos via Facebook. Lors de l’interview de Codex Urbanus, de Shadee K. Derrière son pseudo pour moi, de la couleur, des personnages mystiques, mystérieux, aux multiples origines. Des yeux qui me regardent, qui observent.

Au cours de ma balade parisienne, le 7 avril, je tombe sur elle en train de réaliser une œuvre sur un rideau de fer. Spontanément je vais à sa rencontre pour la saluer. Nous discutons brièvement. Elle me confirme le rendez vous et me demande si on peut l’avancer de 30 minutes.

Rencontrer une femme. Evidemment. Rencontrer surtout une artiste, un peintre. J’espère sincèrement ne pas lui faire vivre un n-ième interview, avec les mêmes questions, les mêmes silences.

Nous allons d’abord faire une visite guidée du quartier. J’attends. A la terrasse d’un café. Vers le métro Maraichers. Il fait froid mais je suis réchauffé par le soleil. Le quartier s’anime. Des gens courent, disparaissent au coin de la rue. La factrice part en tournée. Les boutiques ouvrent. La carrefour voit passer énormément de véhicules. A nouveau un rayon de soleil.

Elle arrive. Je paie mon café. Nous partons, rue des Pyrénées. Je découvre avec elle plusieurs de ses œuvres, avec quelques commentaires. Une mise en marche intéressante. Nous continuons, vers la rue St Blaise. Un café. Nous nous installons. 

Dessins

Je m’essaie, je m’amuse. Autant à dessiner, des figures géométriques, de l’abstrait souvent. Autant à partir d’une image et de la remplir de couleur. Comme une amie m’a offert un coffret de feutres, je les utilise. 
Cela me permet de rendre hommage à des artistes que j’apprécie, notamment Les Akouphènes, et à des ami(e)s que j’aime. Les 3 dessins en noir sont retouchés par ordinateur pour inverser le fond puisque les pages étaient blanches.
Je voulais partager avec vous tout cela. Faire un point aujourd’hui et garder une trace de tout ça.


Interview de Shadee K

Suite à l’interview de Codex Urbanus, je demande via Facebook si d’autres artistes seraient intéressés. Shadee K me dit oui rapidement. Nous organisons cette rencontre pour la semaine suivante.

Il est important pour moi de continuer à faire vivre le site de manière cohérente, sans en mettre trop ni pas assez. Mais surtout d’aller à la rencontre d’une personne, savoir que l’artiste est prêt pour être interviewé, que les conditions seront là pour prendre le temps, être à l’aise.

Est-ce que Shadee K se souviendra que nous nous sommes déjà rencontrés ? Il y a presque un an j’étais venu le voir pour découvrir son travail et lui proposer d’assister avec mon appareil photo à la création de A à Z d’un nounours. Nous avions discuté un peu. J’avais entrevu son univers sans que cela aille plus loin. Le temps est passé. J’ai changé. Mon site a vu le jour, j’ai rencontré de plus en plus d’artistes, j’ai vu de plus en plus de vernissages, faisant ainsi le lien. Pour moi, cela fait sens.

Me voilà donc face à lui. Nous sommes le 1er avril 2014. Il fait beau. Nous nous installons à la terrasse du restaurant situé au dos des Frigos. Timidement nous commençons. 1h30 plus tard, nous n’avions pas fini.

Si vous voulez découvrir qui se cache derrière ce joli nounours, je vous invite vivement à lire la suite.

De train en train

De train en temps
Les voilà
Qui viennent et qui repartent
D’ici, de là-bas
Histoires de transport
De chemin, de voyage

De train en train,
Les voilà
Qui déposent leurs bagages
Ici ou là
Histoires de vie
D’aventures, de rencontres

De temps en train
Les voilà
Qui parlent avec une autre poésie
De loin, d’ailleurs
Histoires de langue
De regard, d’humains

My INSIDE OUT picture

Mieux vaut tard que jamais. Il y a plus d’un mois j’ai eu la chance de participer au projet Inside Out de JR.
Un moment d’attente d’abord que vous pouvez retrouver dans l’article Inside out – Mars 2014. Je voulais partager avec vous le moment précis où ma photo est apparue. Bon visionnage !!! (cliquer sur l’article pour voir la vidéo en grand)

Rue Ordener – 4 avril 2014

Une journée ordinaire. Je file dans le 18ème. J’ai vu sur le net que le mur avait été refait. Alors cela m’a donné envie d’y passer.
Et plutôt que de mettre une série de photos, je me suis dit qu’il est plus sympa de vous faire marcher avec moi.
A vous de cliquer (sur l’article pour la voir en grand), de regarder et de partager !!!!

" Si la poésie ne vous aide pas à vivre faites autre chose. Je la tiens pour essentielle à l’homme, autant que les battements de son cœur. "Bruno Doucey

Interview de Dan23

J’ai juste osé poser la question : puis-je faire un interview avec vous lors de votre passage à Paris ? Et cela s’est fait, simplement. Comme si nous devions nous rencontrer à ce moment là, à cet endroit là. Le rendez vous était pris, jeudi 20 mars, à 14h30, à la galerie Mathgoth.

A mon arrivée, Daniel est devant la porte. L’accrochage est en cours. Une pièce est en finition. Moi dans tout ça, j’espère ne pas trop déranger, ne pas causer de retard. Je commence, assis sur le sol de la galerie, à expliquer le sens de cette interview. De l’autre côté d’un tableau, Dan23, détendu malgré son vernissage demain, ouvert à l’échange, présent pour moi.

Mes questions préparées sur le papier, et moi pour leur donner vie, leur donner une cohérence. Ses réponses fluides, claires, et lui en équilibre devant son tableau pour faire sens, faire monde. Nous étions à l’aise et nous avons pris le temps pour cette rencontre. Là et maintenant.

1 heure à donner et recevoir, à tourner les pages d’une histoire. Un vrai régal tant humainement qu’artistiquement. Je suis ensuite allé voir ses œuvres. Le premier mot qui me vient : puissantes !! Des couleurs qui résonnent au plus profond, dans les tripes. Certes la palette utilisée n’est pas vaste mais est pleinement cohérente tant au niveau de l’influence musicale, que du projet, que de l’homme. Des regards qui transmettent une douceur, une quiétude ; d’autres plus sévères, à la limite de se faire disputer. Le choix des supports est parfois étonnant : tôle métallique, bois.

J’ai en partant l’intime conviction que nos chemins vont se recroiser, que cette rencontre nous a, l’un et l’autre, touchés et qu’il y a quelques choses à faire ensemble. Je vous invite à lire l’interview de Dan23 en mettant en fond sonore Aretha Franklin, Otis Redding et autres artistes de Soul. Et si vous êtes de passage sur Paris, l’exposition à la galerie Mathgoth a lieu jusqu’au 17 avril 2014.

A l’intérieur

Il ne peut pas pleuvoir à l’intérieur de moi.
L’espace ne peut se remplir de nuage.
Je n’ai pas le temps pour cela.
Le tourbillon qui m’anime fait disparaître l’eau qui s’accumule ou qui s’évapore.
Depuis longtemps mes larmes sont sèches.
Je porte mon chagrin au plus profond.
Je maintiens mon sourire qui maintient l’autre dans cette partie visible où je ne me montre pas vraiment.

Il ne peut pas pleuvoir à l’intérieur de moi.
L’énergie nécessaire pour cela est utilisée ailleurs.
Je ne sais pas faire autrement.
Le bruit qui résonne dans chaque cellule brouille les gouttes qui ne se forment même plus.
Depuis cet instant j’ai arrêté de croire.
Je n’en voyais plus le sens.
Je suis venu remplir des mots qui sont venus remplir l’absence et me permettre de ne pas sombrer.

Mother by Cleofa

Voilà le clip de la chanson Mother par Cleofa, écrite par Cedric Delest et moi même. Cette aventure a commencé en décembre 2013, à mon retour de Londres. Cedric m’a proposé d’écrire pour sa boite de production Sochic4u Music. Je me suis prêté au jeu. Depuis, une vingtaine de textes ont voyagé d’un côté à l’autre de la Manche.

Pour ce titre, Cedric avait jeté la base et je suis venu rajouter ma plume. Et voilà, Mother, chanson spéciale pour la fête des mères. Elle est sortie en Angleterre il y a une dizaine de jour car pour eux, Mother’s day est le dernier dimanche de mars. Pour la petite anecdote, ma maman a versé sa larme en écoutant la chanson, en se disant que son fiston avait écrit les paroles…

Profitez ! Ecoutez !! Et téléchargez  le titre légalement !!!!!

Interview de Codex Urbanus

Rendez-vous vers la place du Châtelet. Il fait beau. J’attends au dessus des quais. Je le retrouve vers 15h45. Il doit faire un truc de son « autre » vie avant d’aller ensemble sur notre lieu d’interview. Nous avons choisi les quais de l’ile st Louis. Sympa. Au passage nous nous laissons tenter par une glace chez Berthillon. Pamplemousse rose pour l’un, ananas rôti au basilic pour l’autre.

Première interview pour moi. Je suis un peu inquiet, j’ai une fiche avec quelques questions. Vais-je être à la hauteur de mon invité et de ma mission?

Il est temps de s’y mettre. Surpris par mon parfum de glace, j’ose poser la première question. S’en suit un échange franc, avec un bon pote, comme si l’on ne s’était pas vu depuis un moment. Le soleil, le tableau qui defile devant nos yeux, le cadre est idéal pour nos échanges. 1h20 à rire et faire connaissance.

Je vous invite donc à découvrir l’univers fantastique et nocture de Codex Urbanus en écoutant Dead can dance.

Mon frère

Une seule lettre, qu’il n’aura jamais eu la possibilité de lire.
Vingt variations pour lui dire et redire, pour tisser un pont et pour partager avec vous ce que je ressens.

Une seule lettre, incomplète, remplie de traits et de vides.
Vingt variations pour raconter l’absence, pour pleurer et sourire, pour continuer de vivre.

J’ai écrit ce texte en 2005. Je l’ai mis en forme lors d’un atelier artistique en 2011 avec Anne BROCHOT et l’ACERMA.
Aujourd’hui c’est un livre auto-édité que vous pouvez découvrir et acheter sur lulu.com

Exposition Seth & Vilcollet – 1er février 2014

J’ai eu la chance le samedi 1er février 2014 de voir à l’Espace Commine, une exposition organisée par la galerie Géraldine Zberro qui mettait en avant le travail de Seth et Vilcollet.

Pour ne pas laisser s’étirer le temps, et passer aux oubliettes l’exposition dont il est question, je publie cet article aujourd’hui. Certains me diront que les dates sont passées, que j’arrive trop tard. D’autres pourraient me taxer d’avoir gardé exprès l’info pour profiter tranquillement du lieu d’exposition.

Mon site n’existait pas encore à l’époque. Mais, dans mon rôle de passeur, je ne peux garder secret les trésors que j’ai vus.