Exposition Deep Sea Angels – 11 octobre 2016

Profiter du ciel bleu et du soleil. Voilà ce que j’avais envie de faire. Mais voilà, hier cela n’était pas le cas. Ciel gris et pluie. Je n’avais pas envie de m’infliger les vêtements trempés, la fatigue liée au froid et risquer de tomber malade. Hier j’ai donc pris la décision, après consultation de la météo, de repousser d’une journée mon programme. Me voilà donc après un moment de retrouvailles avec un ami sur Châtelet en direction du 18ème, du métro Blanche, de la rue Tholozé. La lumière est belle dans cette fin de journée parisienne. Je monte doucement la butte. Je suis attiré du regard dans la rue Vernon mais je reviendrai voir ce qui se trame par là samedi. Affaire à suivre.

J’arrive à Akiza la galerie. Robinson est là. En maître des lieux, il m’explique l’expo du moment et le fait que dans la deuxième salle il y a un peu de tout. Il a besoin d’envoyer deux colis à la poste et me confit pour quelques minutes les clés de la galerie. Me voilà seul, parmi toutes ces oeuvres, savourant l’exposition solo de Yoko d’Holbachie. Cette artiste japonaise a déjà été exposée ici en novembre 2014. Son univers est saisissant, mystique, à la fois doux et inquiétant. Comme je l’ai dit à Robinson, j’ai envie de me rapprocher de l’une de ses bestioles, micro-déesses, pour lui faire une caresse ou un câlin mais j’ai également peur de me faire mordre.

L’ambiance est troublante. Des symboles magiques. Les personnages sont parfois dans un halo, entouré d’une aura. L’importance des yeux, multiples sur certains personnages, la force des regards, presque transperçant. Les iris sont subtilement différents. Entre être attiré et repoussé, me voilà à chercher parmi toutes les oeuvres celle qui me permettra de répondre à la fameuse question de Robinson : « et si tu pouvais partir en courant avec une oeuvre sous le bras, ce serait laquelle? ». Au moment où je l’ai vu, je savais que c’était celle là. Blanche. Douce. Envoûtante.

Le travail est précis, millimétré. Il arrive à tromper l’oeil parfois, rendant presque vivant les personnages, faisant l’illusion d’un mouvement, jouant sur la profondeur. Robinson me dit qu’il faut plusieurs mois à Yoko d’Holbachie pour créer un tableau. Les oeuvres exposées couvrent donc plusieurs années de création. Je vous invite vivement à profiter d’une fin de journée (ensoleillée si possible), à flâner à Montmartre et aller découvrir cette exposition. Elle est encore là jusqu’à samedi donc pressez vous !

Voxx Romana and friends – 12 septembre 2016

Il est important pour moi de (re)prendre le chemin des expositions et de commencer par une valeur sûre : Akiza la galerie. Après un été à moitié francilien, à moitié rhonalpien, l’éloignement avec le Street art se fait sentir. Déjà 10 mois depuis la dernière interview. Je n’ai d’ailleurs pas rempli ma part du « contrat » car à la dernière question (qui retourne l’intervieweur en interviewé), Philippe Hérard m’avait demandé de lui faire à mon tour une dédicace. J’ai une idée très précise de ce que je veux lui faire mais n’ai pas pris le temps. Et, comme si un sort m’avait été jeté, je n’ai depuis pas fait d’interview. Pire encore celles et ceux avec qui j’avais des touches, il y a eu à chaque fois des reports, des agendas qui ne coïncidaient pas.

Voilà pourquoi aujourd’hui il fait briser ce cycle, sortir du cadre, forcer la chance et tout simplement revoir des amis. L’occasion en plus est belle puisque Robinson et Yoshii accueillent 5 artistes de Portland dont Voxx Romana. Je l’ai découvert lors de l’exposition STENCILiSMeS en mai. Je sors du boulot. RER A. CDG Etoile. Ligne 2. Descendre à Blanche. Remonter la rue Lepic puis Tholozé. Les quatre mecs de Portland sont déjà à l’oeuvre. Je me fais discret. Je rentres saluer Robinson. Le rythme semble soutenu. Les oeuvres présentées sont en partie celle de l’expo passée. Avec une dose en plus de Voxx Romana.

A l’extérieur, cela peint. Les pochoirs sont de sortie et l’odeur caractéristique des bombes de peinture arrive jusqu’à moi. L’anglais se fait entendre. Robinson est au four et au moulin. En plus, je lui rajoute du travail en achetant un t-shirt Alto Contraste et en récupérant un autre Noty & Aroz. Il assure autant auprès des artistes que des passants. J’aime toujours autant l’univers d’Adey, la force d’Akiza, la finesse d’Artiste Ouvrier, l’efficacité d’Eugene Barricade. Je vous laisse en image.

Exposition STENCILiSMeS – 23 mai 2016

Une technique est mise à l’honneur dans la nouvelle exposition collective à Akiza la Galerie : la découpe du pochoir. Précis, fin ou grossier, à plusieurs couches, sur porte de voiture, sur toile, 27 artistes nous montrent de quel cutter elles/ils se chauffent.

Pas facile de faire rentrer autant d’univers au même endroit et de donner du sens à l’ensemble. Sacré exercice pour composer et ne pas juxtaposer, pour donner à voir un artiste sans qu’elle/il ne fasse de l’ombre à un autre. Le tour de force est encore une fois réussi par Yoshii et Robinson. Je vous invite à présent à découvrir STENCILiSMeS (visible jusqu’au 26 juin).

Exposition Abstract Graffiti – 12 mai 2016

Demain ou vous aurez loupé pour l’expo de KEF!art à Akiza la galerie. Un peu brutal comme début d’article mais je me dois de secouer le cocotier pour que vous courriez dans le 18ème avant que le week-end ne soit passé. Ce n’est pas la première fois qu’Akiza expose cet artiste (Inva8ion, Insectes et Arachnides) mais cette fois c’est en solo avec Abstract Graffiti.

KEF!art c’est abstrait. C’est une obsession. Une répétition de formes qui entourent et protègent, qui contournent et effraient. Un série de traits, de courbes, une palette de couleurs qui jouent en contraste avec le fond blanc ou noir. C’est un coquillage, un rêve, une fractale, un champ magnétique. Cela déborde parfois, sort du cadre, comme si l’invasion avait débuté, comme si le poison était rentré en contact avec le corps et se diffusait lentement. Cela reste parfois harmonieux, comme un mouvement au ralenti, une caresse.

Parler d’aujourd’hui ou parler d’après demain. L’enjeu est de taille car une nouvelle exposition se profile. La semaine prochaine Akiza la galerie fait dans le collectif et rassemblent des pochoiristes. Une technique du Street art qui mérite une exposition appelée STENCiLisMeS. Cela va d’Artiste Ouvrier à Docteur Bergman, de RNST à JPM,  en passant par Eugène Barricade et M-City. En tout, 27 artistes. Et pour vous donner un avant-goût quelques photos.

Exposition Akiza chez Akiza – 11 avril 2016

En voilà une bonne nouvelle : une exposition éponyme. Enfin Akiza remplit son antre par son propre univers et nous donne à voir 13 ans de travail, de recherche. Un chemin artistique, une aventure de vie entre la tortueuse question d’être plasticien ou graphiste, entre le fait d’être galeriste et artiste. Un choix aussi dans la diversité des supports, des tailles, du traitement de son sujet. Je suis plus que ravi d’avoir fait le choix ce soir de prendre la route su 18ème, de la rue Tholozé. A voir avant qu’il ne remplisse les murs par d’autres artistes, par d’autres thèmes (c’est â dire le 24 avril).

Exposition Mythologeny – 1 mars 2016

Le temps file. Devant moi plus que quelques jours pour aller voir des expositions sur Paris. Je pars 3 semaines aux USA ce qui fait que je vais louper pas mal de choses mais que je vais en vivre d’autres « overseas ». Cette dernière semaine est presque trop courte pour pouvoir tout faire : voir les ami(e)s, acheter le nécessaire pour le voyage, organiser le travail pour que les projets avancent en mon absence, préparer la valise, faire vivre mon site internet.

Mais bon. J’ai pris le temps pour Akiza la Galerie. En ce moment, c’est Mythologeny de Noty & Aroz. Un univers graphique surprenant, qui mélange les genres, qui avec ces formes ludiques parait facile mais demande une maitrise et une technique impressionnante. Les supports principalement en bois offrent des combinaisons intéressantes. L’exercice du pochoir et de la découpe est poussé à un niveau supérieur puisqu’ils réalisent leur personnage en 3 D. 

Exposition Scrream – 1 février 2016

Le ciel est gris. Le temps est suspendu. Il est nécessaire de changer le rythme de la fin de journée et de bifurquer au prochain arrêt. Direction la ligne 2, blanche. Remonter quelques rues et retrouver Akiza la galerie. Cela fait un moment que je ne suis pas passé et la nouvelle exposition Scrream m’intrigue.

La disposition a un peu changé. Je retrouve Yoshii derrière le bureau. Elle m’indique le sens de la visite et la petite spécificité : ils ont demandé aux artistes d’expliquer leur choix, leur oeuvre, de donner mots à ce qu’ils/elles ont produit. J’aime bien ce changement, qui se révèle hyper pertinent. Elle me laisse aller. Et plus je regarde ces cris, plus me reviennent en mémoire des cris. Certains que j’ai entendu. D’autres que j’ai fait sortir de moi.

Je contemple donc le travail de ces différents artistes. Prendre le temps de m’imprégner de chaque univers, de chaque technique, de chaque artiste. Prendre le temps de lire chaque cartel et de me saisir de cette porte d’entrée dans leur tête. Pourquoi a-t-elle/il donné cet écho à l’oeuvre de Munch? Comment voit-elle/il vibrer ce cri? De quel cri parlons nous? De quel souffle? De quelle(s) vie(s)?

Crier c’est vivre. C’est dire par la force ce qu’il y a au dedans. C’est une défense, une attaque. C’est un jaillissement qui s’exprime, qui des fois reste totalement sourd. C’est un instant de panique qui se concentre dans un cri. C’est une fureur, un accomplissement, une finalité d’un geste. Crier c’est agir, faire réagir, faire entendre une détresse, une résistance. C’est un sursaut, une dernière bataille. Je me souviens de certains de ces cris, de ceux qui ont marqué ma vie.

Au programme de cette exposition, que du beau monde : Akiza, Jean-François BLison Bombay, Mickaël Brack, Louise Dumont, Hadrien Durand-Baissas, Marlène Ehrhard, Fabesko, Martine Fassier, Andy Julia, Richard Laillier, Olivier Lelong, Malojo, Mental Links, Séverine Métraz, Miette, Laurent Muin, Megumi Nemo, Noty & Aroz, Vavjeniak. Je m’en vais donc le crier sur tous les toits : il faut aller faire un tour à Akiza la galerie avant le 14 février !!!

Exposition Uniformes – 14 septembre 2015

Me voilà tel un petit soldat. Après le boulot il ne me manque que métro et dodo. Pourtant ce n’est pas l’ordre exact de ma fin de journée. J’y rajoute des étapes, des retrouvailles même.

Gauche, gauche, gauche, droite gauche… Je me mets en marche. Ma prochaine étape est le coeur de cet article et me tient à coeur : c’est la nouvelle exposition Les Uniformes chez Akiza la galerie. D’ailleurs pour Robinson et Yoshii cela faisait un moment qu’ils souhaitaient proposer ce thème. Ou peut être que c’est aussi pour réinventer ce thème qu’il le propose, qu’ils ont invité des artistes à le décliner.

J’ai hâte de voir ce qu’ils nous ont réservés et de vous le partager. Je suis curieux. Surtout qu’à priori la deuxième salle va être interdit au moins de 18 ans ou aux âmes sensibles. Choquant. Quand bien même, l’art doit provoquer une résonance. Cette exposition mélange photographie et peinture, broderie et pochoir. Il y a autant de couleurs sur les toiles d’Artiste Ouvrier que de dégradé d’ombre et de noir sur celles de Juha Arvid Helminen. Il a un sexe au garde-à-vous pour Full Mano, des sexes en « éruption » pour Antoine Bernhart. A voir également : Akiza, Docteur Bergman, Frédéric Fontenoy, Michaël Brack, Noty & Aroz, Smot, Son excellence Otto, Valnoir Metastazis.

Certaines photos peuvent choquer (les moins de 18 ans, ne cliquer pas sur « read more »). Mais cela ne rend jamais aussi bien qu’en vrai !! Je vous invite donc à aller voir cette exposition, visible jusqu’au 11 octobre.

Exposition Daco Vs Akiza – 2 septembre 2015

Retour de vacances pour Robinson. Départ pour moi pour quelques jours. Heureusement j’arrive à trouver le temps de voir cette exposition avant qu’elle ne finisse. Surtout que la prochaine Uniforme risque de bien nous secouer.

Je me devais de venir pour plusieurs raisons. Déjà c’est l’une des seules galeries qui a été ouverte en aout. Deuxio, après l’exposition Plumes, Poils, Crocs, je voulais voir ce qu’il allait proposer sur les murs. Tercio, j’avais un t-shirt à récupérer pour ma maman. Elle sera peut-être la première sur l’île de ma Réunion avec un t-shirt Akiza.

Duo. Duel. Double. Exposer à deux. Le maître de maison, l’un des artistes dernièrement exposé. L’un reproduit des animaux, l’autre une poupée. L’un explose de couleurs, l’autre exploite le noir et le blanc. Daco Vs Akiza c’est entrer dans un univers de contraste, de dialogue, d’opposition, de détails.

Bis. Binaire. Binôme. Exposer ensemble. Créer un lien inédit entre deux styles. Relier deux artistes que j’ai eu la chance d’interview (Akiza par ici, Daco par ). Voir les métamorphoses de ces animaux et de cette poupée. Entre le mutisme de l’une et le rugissement des autres.

Exposition à voir jusqu’à cette fin de semaine. Ensuite cela sera plus militaire, plus stricte, plus dense avec une nouvelle exposition collective intitulé Les Uniformes.

Exposition Plumes, Poils, Crocs – 5 juillet 2015

Faire un tour dans le 18ème, c’est passer forcément à la Galerie Akiza pour retrouver mes amis Robinson et Yoshii et voir l’exposition en cours. Souvent j’y ramène des ami(e)s parisien(ne)s pour leur faire découvrir le lieu. Cette fois ce sont des voyageurs encore plus lointain : mes parents. Cela faisait quelques jours qu’ils avaient posé leur bagage chez moi, en « métropole » comme on dit. L’occasion était idéale pour faire découvrir Akiza la Galerie à mes parents et pouvoir vous écrire un article sur l’exposition en cours Plumes, Poils, Crocs.

Saisissante. Voilà le premier adjectif qui me vient à l’esprit. Le collectif d’artistes réunis dans cette exposition fonctionne à merveille. Les univers subtilement agencés (comme toujours) laissent voir et entrevoir des oiseaux, insectes, animaux à quatre pattes, crânes, batraciens. Les techniques sont très différentes, les façons de concevoir ces bestioles ou bêtes également. Au programme vous pourrez admirer des oeuvres d’Adey, Akiza, Anti, AToME, Codex Urbanus, Daco, Délicate distorsion, Docteur Bergman, Full Mano, Julien Kuntz, Richard Laillier, Séverine Metraz, Mosko, Peca, Teuthis, Vavjeniak. A voir de toute urgence, jusqu’au 26 juillet.

Balade parisienne partie 2 – 23 mai 2015

Il fait beau. Soleil. Nous repartons de la Galerie Itinerrance pour rejoindre la LavoMatik. Une exposition solo nous attend, d’Artiste Ouvrier. Il fait partie des références lorsque l’on parle du Street art en France et particulièrement sur la technique du pochoir. Pour avoir vu son travail lors des performances pour Dali fait le mur ou son expo solo à Nunc, je peux attester de la finesse de son travail, la précision de ses traits.

J’avais adoré il y a peu l’exposition 10 ans de peinture à 4 mains avec Jérôme Mesnager à la Galerie Ligne 13. Là, il est seul sur les murs. Sur toiles, sur tiroir, sur vinyles, son travail est étonnant, mystérieux. J’apprécie particulièrement ses oeuvres sur bois. Parfois l’inspiration vient d’oeuvres classiques tel que Le déjeuner des canotiers de Renoir, Les raboteurs de parquet de Caillebotte.

Nous partons avec mon amie par le tram, direction Vincennes. Nous marchons jusqu’à Nation puis le bus. En avant pour l’Espace Leon pour voir l’exposition d’Hopare La rue a du charme organisée par la Galerie 42b. Puis métro Ligne 9 pour rejoindre la place de République et aller voir l’exposition L’oeil et la princesse d’Akiza dans l’espace Remix Coworking.

Akiza nous livre plusieurs oeuvres dont 4 toiles inédites. J’apprécie toujours autant son travail. Entre unicité et multiplicité, entre noir et blanc, entre contraintes et liberté. Notre coup de coeur pour l’oeuvre dans la 6ème photo.

PS : je vous invite à lire ou relire l’interview d’Akiza pour comprendre son travail et décrypter les symboles dans ses oeuvres.

Exposition Le Corps Troublé – 11 avril 2015

Samedi. 16h45. Le ciel pleure depuis une heure. Le passage à la Galerie Ligne 13 pour l’exposition 10 ans de peinture à 4 mains n’aura pas eu  raison de nous. Pas à pas, nous atteignons le 18ème, la rue Lepic puis Tholozé. Dans la galerie, Yoshii nous accueille et prend le temps de nous faire découvrir l’expo. Au programme : Romain Slocombe, Richard LaillierFull ManoKashink, Oleksandra, Secrètes Savonnettes et Akiza.

Donner des clés sans en dire trop, ouvrir un espace de dialogue dans lequel chacun peut questionner, partager son ressenti, s’exprimer sur ce qu’il voit, voilà ce qui me plaît dans cette galerie. La première salle met en résonnance le travail de Romain Slocombe et d’Akiza. Les photos de femmes asiatiques, les mises en scène, l’esthétique, le grain de l’image fait écho avec les poupées et les pillules d’Akiza. La deuxième salle, au fond, est interdite au moins de 18 ans. Le contenu est explicite, les corps, les dessins, les supports, la scénographie, tout donne vie au mélange des genres, des univers. Des sexes. Des animaux. Des vices. Des sévices. Des jeux. Des plaisirs. Le tout est cohérent. Chaque partie vit et donne vie au tout. Telles des émergences qui fonctionne autant en tant que partie qu’en tant que tout.

Le travail de Full Mano donne à voir le côté aniMâle. L’homme, nu, sexe à l’air, fier, bandant, bandé, le fil rouge qui marque, qui démarque, qui fait surgir, qui fait rugir. Regarder la bête qui est en nous, regarder ces hommes pris pour cible. A côté, ce que fait Secrètes savonnettes est étonnant. La finesse, la délicatesse de ses savons sculptés. Les oeuvres semblent en flotaisson et pour celle posée sur la table, la transparence est impressionnante. Akiza joue de la surface de ces oeuvres, pliée, repliée, provoquant ainsi une dimension nouvelle au travail artistique. Quant à Richard Laillier, les dessins sont surprenant. Yoshii me raconte que beaucoup de visiteurs pensent que ce sont des photos. Effectivement c’est bluffant et j’ai du mal à décrocher mon regard de certaines oeuvres. Je ne suis pas malalaise mais intrigué, cherchant à savoir qu’est-ce qui se cache sous ses dessins, comment sont-elles créées.

Nous discutons encore un peu avec mon hôte. Yoshii sème en moi la curiosité des jours et mois à venir. En mai notamment, l’expo solo d’Akiza: L’oeil et la princesse. (je devrais ajouter expo hors les murs puisqu’à la galerie Remix Coworking, 12 rue des Fontaines du Temple, 75003 Paris).

Exposition INVA8ION – 15 janvier 2015

L’Akizianisme envahit la toile. L’année 2015 a commencé et il me fallait reprendre le chemin tracé par mon site : découvrir et faire découvrir, rencontrer et raconter ces rencontres, écrire, photographier et partager tout cela.

Je suis donc allé faire un tour à Akiza la galerie dans le 18eme, histoire de souhaiter une bonne année à Yoshii et Robinson. Une exposition collective remplit les lieux avec simplicité et une belle mise en scène. On y retrouve ANTIAlex Konahin, Codex Urbanus, Kef, Mental Links, Peca et bien sûr Akiza. Subsistent encore dan la salle du fond quelques poupées russes de l’exposition précédente.

J’ai le droit maintenant à une visite privée. J’écoute attentivement les propos de Robinson et réagit de temps en temps. L’univers des différents artistes présents se dévoile, le lien avec Akiza également. Je repars avec un t-shirt qui m’attendait, le calendrier 2015 d’Akiza qui est magnifique et l’envie de revenir passer du temps avec mes amis de la rue Tholozé. L’exposition est à voir jusqu’au 14 février.

Exposition Poupées Russes – 29 novembre 2014

Emboîtées ? Cachées les unes dans les autres ? Finalement, les voilà qui se dévoilent. Elles sont côte à côte, fières ou coquines, drôles ou sérieuses, magiques ou mystérieuses. Elles se regardent, se jalousent peut être, se défient sûrement.

AKIZA trouve encore le moyen de nous surprendre en réunissant 37 artistes au même endroit. L’exercice est vraiment très intéressant : identique et différente, de taille et de corps variable, unique parfois, chaque artiste a su jouer avec le thème des poupées russes. Pour ma part, je me suis amusé à regarder différents ces petits êtres, à les rendre gigantesque, de la tête au pied.

Merci beaucoup pour avoir apporté à notre samedi cette touche artistique !!! Vous avez jusqu’au 4 janvier 2015 pour aller voir cette sublime exposition. Si vous voulez en découvrir plus, de la même galerie : Mysterious touch, Le vent nous portera, Summertime, Insectes et Arachnides, Baubô.

Exposition Mysterious touch – 4 novembre 2014

Cela fait deux jours que je suis passé rue Tholozé. Ce soir j’avais le choix entre courir dans de nombreux vernissages de Street art ou rentrer chez moi et profiter de ma fin de journée pour vous dire qu’il y a une exposition jusqu’au 22 novembre à ne pas rater. J’irai faire un tour demain ou samedi dans ces autres galeries pour voir. Franchement, je prends l’option moins de monde et plus de temps pour profiter. Et puis c’est d’un duo de choc dont je vais vous parler, un couple que j’apprécie énormément, une galerie qui ne cesse de me surprendre.

Akiza la galerie sait être le lieu de la rencontre. Ils le prouvent encore une fois en proposant une exposition solo de Yoko d’Holbachie. L’univers est fantastique, coloré, le travail de l’artiste est remplie de détails, de points, traits, d’arrières plans vaporeux et oniriques.

Les deux couleurs d’Akiza font face à une multitude de couleurs de Yoko d’Holbachie. Un écho se joue pourtant au niveau des personnages, déclinés pour chaque artiste presque à l’identique. La bouche, les yeux, les coiffes, les corps différents, mais presque symétriques. L’aspect est enfantin et inquiétant à la fois, unique et multiple. J’avais autant l’envie de pouvoir serrer dans ses bras ces êtres ravissants et l’impression qu’ils préparaient un sale coup.

Prenez le temps d’aller dans cette galerie, d’observer chaque oeuvre, de vous évader dans cet ailleurs magique. Vous pouvez également lire l’interview d’Akiza et revoir les expositions précédentes Le vent nous portera, Summertime, Insectes et Arachnides.

Exposition Le vent nous portera – 20 septembre 2014

Il faut sortir Métro Blanche, ligne 2. Remonter rue Lepic, tourner à droite et tout de suite à gauche, rue Tholozé. Quelques pas encore et vous arrivez à l’exposition Le vent nous portera à AKIZA la Galerie.

Faire une exposition collective, thématique, peut être un exercice plus que périlleux. Choisir des oeuvres parmi celles déjà créées par certains artistes, passer une « commande » pour des oeuvres inédites, voilà également qui n’est pas chose facile. Mais pour AKIZA, c’est là où ils excellent. Réunir des artistes d’influences diverses, de techniques si différentes rend compte de la force de cette galerie.

On passe du Street art à l’art sombre, du travail photographique à celui au fusain, de dessin vaporeux, onirique sur fond blanc à des câbles, lampadaires dans un bateau noir. Au programme : AdeyAkizaAngel RoyCodex UrbanusDocteur BergmanDom GarciaEmika, Frédéric FontenoyHadrien Durand-BaïssasIemzaJean-François B.Le petit monde tentaculesque d’Emilie, Michaël BrackRichard LaillierVavje.

L’ensemble est cohérent, les hôtes sont toujours aussi accueillants et attentifs. A la question de Robinson « si tu pouvais partir en courant avec une œuvre de l’exposition en bousculant tout le monde pour t’enfuir, ce serait laquelle ? », j’ai une réponse. Ce serait une de Iemza. Et s’il fallait voter parmi les galeries et leur exposition de rentrée, AKIZA sans hésiter !!! Pour les curieux vous pouvez lire l’interview d’AKIZA.

Exposition Summertime – 25 juillet 2014

Une nouvelle exposition à AKIZA la galerie, la dernière avant les vacances (bien méritées) de Robinson et YoSHii. Je vous emmène avec plaisir dans le 18ème, au vernissage de Summertime. La dernière fois que je suis venu les voir, c’était pour l’exposition Insectes & Arachnides fin juin un univers étrange, rempli de bestioles en tout genre. Là, j’ai hâte de découvrir ce qu’ils nous ont préparés !

En sortant du travail, j’ai le sourire. Notamment avec ce qui m’attend cette fin de journée. Je prends le RER A puis la ligne 2, pour atteindre le métro Blanche. Cela sent l’été. Soleil, ciel bleu, les terrasses qui sont remplies. Les touristes sont là également. Un parapluie, une fleur ou tout autre objet flottent dans les airs, permettant aux guides d’être repérés. Pour moi pas besoin de m’emmener, je sais très bien où je vais. 3 rue Tholozé. Akiza la galerie me voilà. Je suis en avance. L’oeuvre de Franck Duval à l’extérieur me fait patienter un peu. Le rideau était descendu le temps de mettre en place et de rendre opérationnel le barman.

Je suis encore une fois bien privilégié. Accueilli avec attention. Seul dans ce bel écrin. Au programme Stoul Peintresse en amuse bouche dans la première salle, Yoko d’Holbachie dans le couloir et FKDL, M-City et AKIZA dans la salle du fond. Les univers se répondent vraiment bien entre N&B et couleurs, entre onirique et réel, entre lignes droites et courbes. Les matières sur lesquelles les artistes ont travaillé sont aussi intéressantes : des portes pour Stoul, du carton pour FKDL. Je vous laisse découvrir en image l’exposition et vous invite à y aller avant le 17 août.

PS: Une belle rencontre devant la galerie avec Franck Duval, qui j’espère aboutira sur une interview un de ces jours…

Exposition Insectes et Arachnides – 30 juin 2014

AKIZA nous surprend encore. Cette galerie, 3 rue Tholozé dans le 18ème, est un vrai trésor. Il faut oser rentrer, oser demander, oser discuter avec Robinson ou Yoshi. Ils ont un sacré talent pour faire le lien entre les artistes qu’ils exposent et les visiteurs.

La galerie se retrouve prise d’assaut par de drôles de bestioles, par des araignées velues, poilues, par des papillons. Il y a tant de détails à observer, des traits fins, des crochets, de pattes, tant d’univers qui dialoguent, qui résonnent les uns avec les autres. J’ai été hypnotisé par la vidéo qui se trouve dans la salle du fond et je l’ai déjà vu une dizaine de fois.

Pour cette exposition Insectes & Arachnides, il y a du beau monde : IEMZA, AKIZA, Frédéric Fontenoy, Codex Urbanus, ZARIEL WORK, Délicate Distorsion, Vavjeniak, Jean Francois B, Michaël Brack, A.M. KonahinsKEF! art, Dimitris Ntokos, Alessandro Bavari, Oleksandra, Benalo, Cédric Magnin. A voir jusqu’au 20 juillet et à découvrir ci dessous !!!

Exposition BauBô – 6 mai 2014

Premier vernissage pour moi à Akiza la Galerie. Un lieu souvent en noir et blanc qui, pour cette exposition, a fait rentrer de la couleur. Akiza est atypique, un lieu surprenant, où les passants entrent par curiosité et ne restent pas indifférent. L’accueil est chaleureux, attentif. Bref, on se sent bien et, pour celles et ceux qui ont besoin de lire entre les lignes, de décrypter certains mystères, n’hésitez pas à poser des questions. Durant le mois de mai, BauBô investit le lieu. Hier j’étais au vernissage. Je vous invite à lire ci-dessous et découvrir ce que j’ai vu.