Exposition Ardoises – 7 novembre 2014

Avant de rentrer chez moi, j’avais envie de me dégourdir les yeux. Direction le Cabinet d’amateur. A l’extérieur déjà, les oeuvres de Philippes Hérard m’accueillent. Suspendus, en flottaison, en haut des échelles. Il faut maintenant pousser la porte de la galerie pour voir « Ardoises ».

Il y a énormément de poésie dans ces oeuvres. Le support utilisé, à savoir des ardoises, rend également grâce à la créativité de l’artiste. Cela crée des aspérités, du volume, une vie à part. L’artiste joue également avec les deux faces des ardoises. Les scènes changent, subtilement. J’ai eu la chance d’avoir une démonstration de la part de l’artiste lui même pour l’oeuvre la plus grande .

Une belle rencontre, en simplicité. J’ai eu un coup de coeur pour l’un des oeuvres accrochés dans l’air. Vous avez jusqu’au 21 novembre 2014 pour voir cette exposition.

Exposition Mysterious touch – 4 novembre 2014

Cela fait deux jours que je suis passé rue Tholozé. Ce soir j’avais le choix entre courir dans de nombreux vernissages de Street art ou rentrer chez moi et profiter de ma fin de journée pour vous dire qu’il y a une exposition jusqu’au 22 novembre à ne pas rater. J’irai faire un tour demain ou samedi dans ces autres galeries pour voir. Franchement, je prends l’option moins de monde et plus de temps pour profiter. Et puis c’est d’un duo de choc dont je vais vous parler, un couple que j’apprécie énormément, une galerie qui ne cesse de me surprendre.

Akiza la galerie sait être le lieu de la rencontre. Ils le prouvent encore une fois en proposant une exposition solo de Yoko d’Holbachie. L’univers est fantastique, coloré, le travail de l’artiste est remplie de détails, de points, traits, d’arrières plans vaporeux et oniriques.

Les deux couleurs d’Akiza font face à une multitude de couleurs de Yoko d’Holbachie. Un écho se joue pourtant au niveau des personnages, déclinés pour chaque artiste presque à l’identique. La bouche, les yeux, les coiffes, les corps différents, mais presque symétriques. L’aspect est enfantin et inquiétant à la fois, unique et multiple. J’avais autant l’envie de pouvoir serrer dans ses bras ces êtres ravissants et l’impression qu’ils préparaient un sale coup.

Prenez le temps d’aller dans cette galerie, d’observer chaque oeuvre, de vous évader dans cet ailleurs magique. Vous pouvez également lire l’interview d’Akiza et revoir les expositions précédentes Le vent nous portera, Summertime, Insectes et Arachnides.

Exposition Libertés, égalités, fraternités – 4 octobre 2014

C215 est exposé dans une galerie parisienne jusqu’au 8 novembre, encore quelques jours pour en profiter. Il faut se rendre dans le 1er arrondissement, au 356 rue St Honoré, dans l’Opera Gallery, sonnez à la porte puis attendez que l’on vous ouvre et prendre les escaliers. En avant pour Libertés, égalités, fraternités.

Au premier, il y a de quoi se faire plaisir aux mirettes. Le travail du pochoiriste est encore une fois étonnant tant sur les couleurs que sur le choix des supports (toile, planche de bois, fenêtre, carte d’école). Plusieurs personnages me rappellent des œuvres vues sur des murs à Vitry-sur-Seine ou vers la Bibliothèque François Mitterrand. Il faut oser monter au deuxième étage pour voir un valise revisitée par l’artiste et des œuvres de Niki de Saint Phalles, Calder entre autres.

Interview de Toctoc

Avec Toctoc, cela s’est fait en deux fois. La première, à force de le suivre, de le tagguer sur mes photos puis de devenir « ami » sur Facebook, je lui ai proposé de le suivre un soir dans une virée collage. L’occasion a failli avoir lieu. Mais finalement cela ne s’est pas fait. Peut être fallait-il que l’eau coule sous les ponts, que les jours passent et ne se ressemblent pas.

Plusieurs mois plus tard (je ne lâche rien), voilà que je suis pris d’envie de le contacter après avoir vu quelques unes de ces oeuvres au Cabinet d’Amateur. Ce soir là, j’étais allé rendre visite à mon cher Codex Urbanus qui faisait une performance live. Dans cette charmante galerie du 11eme, une exposition collective de fin de saison.

Le contacter, disais-je, déjà pour savoir s’il avait des oeuvres en stock avec Batman et Robin (rêvant secrètement d’en acheter une). Puis si nos agendas peuvent coïncider, je serai ravi de l’interviewer. Etant en train de finir de retranscrire la dernière, je ne souhaite pas m’engager dans une si l’autre n’est pas en ligne. Mais bon, il faut faire des exceptions et le plaisir de faire mon travail de passeur me pousse à fixer une date. Il est dispo début août. Il faudra juste que cela soit après le boulot.

Comme d’habitude, le rendez vous approche et les contours se definissent progressivement. Je laisse le choix du lieu au bon vouloir de l’artiste. Un endroit qui lui correspond, dans lequel il est à l’aise. La seule contrainte est qu’il ne soit pas top bruyant pour que je puisse enregistrer. Rdv pris le 4 août 2014 à 18h30 (ramener à 18h15), devant la fontaine Saint Michel. Il m’a dit connaitre plusieurs bars où se poser. Je sors du RER B et descend l’avenue St Michel, évitant les touristes. Le ciel gris n’a rien de rassurant et pour l’anecdote j’espère qu’il ne pleuvra pas en l’attendant car j’ai oublié mon parapluie au travail. J’ouvre de nouveau une fenêtre sur un univers artistique. Cela me réjouit d’avance.

3 expositions en 1 balade – 18 octobre 2014

3 en 1, cela fait télé shopping. Sauf que pour le coup, je n’ai rien à vous vendre et je n’ai aucun intérêt en nature pour chaque personne passée dans ces 3 lieux. Juste le plaisir de vous faire découvrir 3 galeries de Street art que j’apprécie tant par la qualité des artistes proposés, de l’approche complètement différentes de les mettre en avant, que par les espaces dévolus pour l’exposition.

3 en 1 effectivement car elles sont à 500 mètres l’une de l’autre. Et tout cela facilement accessible : vous pouvez soit sortir à Bibliothèque François Mitterrand, faire un tour par les Frigos, aller d’abord à la galerie Itinerrance,  chasser ensuite quelques Gouzous avant d’entrer dans la galerie Mathgoth puis passer à côté du tram pour finir au Lavo Matik, soit sortir à Avenue de France et le faire dans le sens inverse.

3 en 1 qui m’a permis de profiter pleinement du soleil de ce samedi après midi. Voilà en détails les galeries et les artistes exposés, profitez bien de cette offre culturelle !

Portes ouvertes Albatros – 18 octobre 2014

Montreuil est une ville qui vibre et qui vit. Il y a de quoi faire, voir et profiter. Le week-enk passé, un lieu emblématique ouvrait ses portes et laissait entrevoir les univers imbriqués et scénographiés de plusieurs artistes. De la sculpture au Street art, du chaos de la ville au monticule de feuilles d’automne, l’Albatros donnait son espace à envahir. Chaque coin était occupé. Des mannequins flottaient dans les airs, attachés par des cordes, de la broderie dans la salle du haut, du pochoir à côté, puis loin de la photographie. Ces anciens studios de cinéma permettaient de jouer sur les tailles, la hauteur, le volume, de recréer des espaces confinés, de jouer entre la juxtaposition et la complémentarité. Au programme : MG La Bomba, Artof Popof, Mosko et associés, Mr Pee, Lise DUHAY, Zemask, Monsieur chat, Vinie, Jérôme Mesnager, Bault, FKDL, Kashink.

Une fois par an donc, un lieu à découvrir, à explorer. Enfin il faut y revenir à d’autres moments et également pour son mur extérieur recouvert par des bombes de peinture. Connu également pour ces activités culturelles, j’y étais venu à plusieurs reprises pour mes amies Les Akouphènes. Elles avaient participé à un concours et avec Rhythm and Town à un concert filmé. D’ailleurs, pour les amateurs de très bonne musique, elles se produisent pour une soirée exceptionnelle le 29 novembre 2014 aux Trois Baudets.

De Nunc au Lavo Matik – 4 octobre 2014

Samedi dernier, il y avait plein de choses à faire. Cela a commencé par un déjeuner en famille avec mon grand-père. Il était de passage sur Paris. Il part dimanche 5 pour l’île de la Réunion voir mes parents et il passera également à Mayotte voir mon oncle, ma tante, mon cousin et sa p’tite famille. A chacune de ses venues, nous profitons de lui et l’emmenons à la découverte de la capitale. Nous sommes allés manger dans un restaurant japonais, rue Saint Anne dans le 1er arrondissement. Un régal !!

Nous profitons du soleil pour faire un tour dans le jardin des tuileries. Puis nous prenons le bus en direction de Nunc. J’ai réussi à convaincre mes amis de découvrir deux expositions. Le 17 septembre, c’était De Mathgoth au Lavo Matik;  ce 4 octobre il y a du changement.

Exposition Le vent nous portera – 20 septembre 2014

Il faut sortir Métro Blanche, ligne 2. Remonter rue Lepic, tourner à droite et tout de suite à gauche, rue Tholozé. Quelques pas encore et vous arrivez à l’exposition Le vent nous portera à AKIZA la Galerie.

Faire une exposition collective, thématique, peut être un exercice plus que périlleux. Choisir des oeuvres parmi celles déjà créées par certains artistes, passer une « commande » pour des oeuvres inédites, voilà également qui n’est pas chose facile. Mais pour AKIZA, c’est là où ils excellent. Réunir des artistes d’influences diverses, de techniques si différentes rend compte de la force de cette galerie.

On passe du Street art à l’art sombre, du travail photographique à celui au fusain, de dessin vaporeux, onirique sur fond blanc à des câbles, lampadaires dans un bateau noir. Au programme : AdeyAkizaAngel RoyCodex UrbanusDocteur BergmanDom GarciaEmika, Frédéric FontenoyHadrien Durand-BaïssasIemzaJean-François B.Le petit monde tentaculesque d’Emilie, Michaël BrackRichard LaillierVavje.

L’ensemble est cohérent, les hôtes sont toujours aussi accueillants et attentifs. A la question de Robinson « si tu pouvais partir en courant avec une œuvre de l’exposition en bousculant tout le monde pour t’enfuir, ce serait laquelle ? », j’ai une réponse. Ce serait une de Iemza. Et s’il fallait voter parmi les galeries et leur exposition de rentrée, AKIZA sans hésiter !!! Pour les curieux vous pouvez lire l’interview d’AKIZA.

De Mathgoth au Lavo Matik – 17 septembre 2014

Finir sa journée par deux expositions de Street Art, cela fait du bien. Surtout qu’elles ne sont pas loin l’une de l’autre et que le soleil était avec moi. Direction donc Bibliothèque François Mitterand.

Première étape : Mathgoth, 34 rue Hélène Brion dans le XIIIème. La galerie propose l’expo « Souvenirs de vacances » de FENX jusqu’au 4 octobre 2014. Il est question de traces, de visages qui laissent place à des mots. Les couleurs sont belles, le travail de matière très intéressant. On se rappelle alors ce que nous avons fait durant l’été, le bord de la piscine, la séance de bronzage, ce baiser échangé, ce moment qui s’inscrit à jamais dans la mémoire.

Deuxième étape : Lavo Matik,  20 boulevard du Général Jean Simon dans le XIIIème. Ici, c’est Nice art qui a envahi l’espace. Le lieu donne de la hauteur aux oeuvres. Mi galerie, mi librairie, il y a de quoi se faire plaisir. Nice art propose un travail de pochoiriste de qualité sur de multiples supports : bois, toiles, panneaux de signalisation. Pour moi, c’était également l’occasion d’acheter deux livres pour compléter ma collection.

Exposition Dalí fait le mur – 10 septembre 2014

J’ai entendu pour la première fois parler de cette exposition par AKIZA. Le soir de son interview, il venait de finir la toile après une petite nuit. Elle séchait dans la cour. C’était avant l’été. Depuis il y a eu l’exposition Summertime dans leur galerie et la sortie de l’interview d’AKIZA.

Après une semaine de vacances j’ai repris le travail. Début septembre, AKIZA me fait un message me demandant si j’ai des informations sur l’exposition Dalí fait le mur et si ça me dirait d’être présent au vernissage. Ils oeuvrent auprès de la commissaire d’exposition Véronique Mesnager. Quelques jours plus tard, un message via Facebook. Elle me demande si je peux lui envoyer mon email pour qu’elle passe l’adresse à l’agence de com qui s’occupe de l’événement. J’ai une accréditation presse. Je pose quelques questions, novice que je suis en la matière et surtout car pour participer à l’événement il faut que je pose ma 1/2 journée.

Tout est ok. L’invitation, le dossier de presse, l’appareil photo. Je retrouve AKIZA dans leur galerie. L’occasion d’acheter deux t-shirts dont celui en lien avec l’œuvre réalisée pour Dalí fait le mur. Yoshii et Robinson ont encore à faire. Nous décidons de nous retrouver au musée directement. Devant, on installe des plaques blanches en contreplaqué pour les performances qui vont suivre.

Interview d’AKIZA

Il faut se rendre dans le 18ème. Arpenter la butte, découvrir les alentours vers le métro Pigalle, Blanche. Remonter, éviter un peu les touristes de la Rue des Abbesses. Et surtout aller voir AKIZA. Une galerie. Un artiste. Un deux en un magnifique et troublant, envoûtant et subtil. Rue Tholozé. Il faut pousser la porte un jour et y retourner. Je dis un jour sans préciser car ils sont quasiment ouverts 7j/7, 365j/an. Y retourner car il y a à tant voir, à savourer, car il y a tant de questions à leur poser, de t-shirts avec lesquels repartir.

Cela fait plusieurs mois que je suis passé voir cette galerie. Accueilli par YoSHii, un bonjour, un sourire, une invitation à découvrir l’expo du moment. Robinson pas très loin, dans la salle du fond en train de jouer les passeurs. La conviction que ce lieu est une pépite, où l’on peut s’en mettre plein les mirettes et ressortir en étant moins bête qu’en entrant. Moi j’étais curieux. Eux étaient présents, prêt à répondre à ma curiosité, dans un échange précis et riche, avec des mots justement choisis. Moi avec l’envie d’aller au delà et de comprendre davantage Akiza, cette poupée, cet univers. Eux avec la promesse de prendre le temps pour cela.

23 juin, 17h. Il me demande quelques minutes pour s’occuper de deux personnes et donner un coup de peinture sur une œuvre. Je profite de ce temps pour faire le tour de l’exposition Arachnides. Plusieurs artistes sont présentés. Finalement vers 17h30, nous nous installons, en mode fauteuil et table d’appoint, deux verres de limonades et mon microphone. Et là, pendant 2h, j’ai bu ses paroles. J’ai accepté facilement de mettre un peu de côté mon questionnaire pour m’ajuster à ces propos et réagir en fonction de la direction que nous prenions. Akiza. Son histoire, son univers. Un tandem, une aventure humaine et artistique. Une poupée en noir et blanc.

Le temps a filé. Je les ai retenus plus que la normale dans leur galerie. Je m’en veux. Vous comprendrez d’autant mieux quand vous aurez lu ce qui suit.  J’espère que vous serez contents, Robinson et YoSHii, de cette interview. Cela sera ma manière de vous demander pardon. Je retournerai à AKIZA encore, je le sais déjà. Pour les curieux vous pouvez également lire le résultat d’une enquête AKIZA – Vu de l’extérieur avant de cliquer ci-dessous.

Akiza – Vu de l’extérieur

Lors de l’interview, nous avons parlé des influences ou des atomes crochus entre Akiza et d’autres univers. Des mots, des adjectifs, des notions, des manières de voir le monde étaient là, mettaient tout cela en cohérence, en synergie. Malgré tout, des questions subsistaient. Notamment avoir le retour d’une première fois à voir une Akiza. Il est difficile de savoir si le message dans l’oeuvre passe (d’ailleurs cela peut pour l’artiste avoir ou non une importance). Tout ne peut pas se révéler sans effort, sans envie d’aller au delà, sans rencontre avec l’autre.

Nous nous sommes quittés et je lui au promis d’aller à la rencontre des quidams, de personnes éloignés d’Akiza et d’enquêter sur l’impact, la sensation, le ressenti du premier contact. Voilà ce que vous allez découvrir dans cet article.

Exposition Summertime – 25 juillet 2014

Une nouvelle exposition à AKIZA la galerie, la dernière avant les vacances (bien méritées) de Robinson et YoSHii. Je vous emmène avec plaisir dans le 18ème, au vernissage de Summertime. La dernière fois que je suis venu les voir, c’était pour l’exposition Insectes & Arachnides fin juin un univers étrange, rempli de bestioles en tout genre. Là, j’ai hâte de découvrir ce qu’ils nous ont préparés !

En sortant du travail, j’ai le sourire. Notamment avec ce qui m’attend cette fin de journée. Je prends le RER A puis la ligne 2, pour atteindre le métro Blanche. Cela sent l’été. Soleil, ciel bleu, les terrasses qui sont remplies. Les touristes sont là également. Un parapluie, une fleur ou tout autre objet flottent dans les airs, permettant aux guides d’être repérés. Pour moi pas besoin de m’emmener, je sais très bien où je vais. 3 rue Tholozé. Akiza la galerie me voilà. Je suis en avance. L’oeuvre de Franck Duval à l’extérieur me fait patienter un peu. Le rideau était descendu le temps de mettre en place et de rendre opérationnel le barman.

Je suis encore une fois bien privilégié. Accueilli avec attention. Seul dans ce bel écrin. Au programme Stoul Peintresse en amuse bouche dans la première salle, Yoko d’Holbachie dans le couloir et FKDL, M-City et AKIZA dans la salle du fond. Les univers se répondent vraiment bien entre N&B et couleurs, entre onirique et réel, entre lignes droites et courbes. Les matières sur lesquelles les artistes ont travaillé sont aussi intéressantes : des portes pour Stoul, du carton pour FKDL. Je vous laisse découvrir en image l’exposition et vous invite à y aller avant le 17 août.

PS: Une belle rencontre devant la galerie avec Franck Duval, qui j’espère aboutira sur une interview un de ces jours…

Collective Street Two – 16 juillet 2014

Il fait bon aujourd’hui. Du soleil. Une température estivale (il était temps et on sait déjà que cela ne va pas durer). L’occasion pour moi de flâner un peu après le travail (car oui j’ai retrouvé un emploi) et prendre le temps entre Nation et le Cabinet d’Amateur. J’avais vu sur Facebook qu’un ami, un certain Codex Urbanus, faisait le show dans la galerie. Histoire de le soutenir et de venir voir l’exposition collective de fin de saison, je suis passé 12 rue de la Forge Royale dans le 11ème. Venez jeter un coup d’oeil !!

Exposition Insectes et Arachnides – 30 juin 2014

AKIZA nous surprend encore. Cette galerie, 3 rue Tholozé dans le 18ème, est un vrai trésor. Il faut oser rentrer, oser demander, oser discuter avec Robinson ou Yoshi. Ils ont un sacré talent pour faire le lien entre les artistes qu’ils exposent et les visiteurs.

La galerie se retrouve prise d’assaut par de drôles de bestioles, par des araignées velues, poilues, par des papillons. Il y a tant de détails à observer, des traits fins, des crochets, de pattes, tant d’univers qui dialoguent, qui résonnent les uns avec les autres. J’ai été hypnotisé par la vidéo qui se trouve dans la salle du fond et je l’ai déjà vu une dizaine de fois.

Pour cette exposition Insectes & Arachnides, il y a du beau monde : IEMZA, AKIZA, Frédéric Fontenoy, Codex Urbanus, ZARIEL WORK, Délicate Distorsion, Vavjeniak, Jean Francois B, Michaël Brack, A.M. KonahinsKEF! art, Dimitris Ntokos, Alessandro Bavari, Oleksandra, Benalo, Cédric Magnin. A voir jusqu’au 20 juillet et à découvrir ci dessous !!!

Exposition C215 – 28 juin 2014

L’exposition Douce France de C215, alias Christian Guémy, est actuellement visible à la Galerie Itinerrance à Paris (du 20 juin au 5 juillet 2014) et au Palais Bénédictine à Fécamp (du 14 juin au 28 septembre 2014). On y voit la France que l’on connaît, qui a marqué l’histoire, récente ou ancienne. On y voit des hommes et des femmes, des artistes, des aventuriers, des héros français. Il a fait entrer à l’intérieur de la galerie les objets de la rue avec des boites aux lettres et un panneau d’affichage électoral. Car c’est également sur ce mobilier urbain que C215 œuvre notamment à Vitry-sur-Seine (et dans bien des villes du monde maintenant : Londres, Rome, Barcelone,…).

L’attrait, cette fois, se situe dans le choix du support et la résonance faite avec le sujet. Vous verrez l’histoire de ce pays et ses illustres personnages sur des cartes géographiques, sur une chaussure, sur un billet de banque. La vitalité et la vivacité des couleurs est au service du travail du pochoiriste.

Douce France,
Cher pays de mon enfance
Bercée de tendre insouciance
Je t’ai gardée dans mon cœur ! 

Voilà donc les sujets de son enfance ou de celui de sa fille que C215 nous présentent là. A vous de cliquer pour en découvrir davantage.

Jace – Un gouzou à la plage

Jace était l’invité du festival Lezart de la Bièvre. Il a créé plusieurs oeuvres tout au long de l’ancien cours d’eau de la Bièvre, entre le 5ème et le 13ème arrondissements de Paris.

Si vous avez le temps, je vous invite à partir à la chasse aux Gouzous. Pour ma part, j’adore cet artiste. Si vous partez en vacances à la Réunion, vous trouverez davantage de Gouzous en totale liberté !!!! Pour ceux qui souhaitent découvrir sans bouger de chez eux, je vous invite à voir les différentes galeries suivantes : Jace et Lezarts de la Bièvre, Jace et Seth font le mur et (Ré)création de Gouzous.

Festival Rue des Arts 2014

Dans le cadre du Festival Rue des Arts 2014, organisé à Aulnay-sous-Bois, une vingtaine d’artistes sont venus investir les murs, sols, façades de la galerie commerçante du Galion. Avec cette vidéo, j’ai voulu vous emmener à pied pour faire le tour, déambuler dans la galerie et ses extérieurs. Un grand merci aux Akouphènes pour m’avoir permis d’utiliser leur musique et Malory pour avoir monté le son avec la vidéo !!!

1 oeuvre, 1 artiste – Mai 2014

J’avais envie de raconter ma semaine au festival Rue des Arts d’Aulnay-sous-Bois sous un angle particulier. Raconter et montrer, pour mettre en perspective ce qui s’est vécu, pour se rendre compte de l’évolution. Je vous ai déjà livré le meilleur dans 5 galeries de photos (12 mai, 14 mai, 15 mai, 17 mai part 1 et part 2). Là, je veux me focaliser sur une oeuvre et donc un(e) artiste. Et j’ai choisi Vinie. Venez découvrir la suite…

Exposition Jace – 15 mai 2014

Le Gouzou lé la !!! Une galerie a osé laisser le Gouzou prendre le contrôle. Sur la magnifique île de la Réunion, Jace  se joue avec ce personnage de l’information, des espaces publicitaires, de la météo, du lieu. Toujours avec humour, avec autodérision, souvent avec finesse, d’autres fois en mettant le pied dans le plat, le Gouzou se met en scène et nous invite dans un monde coloré et ludique.

Du 16 avril au 28 juin, il est dans ce magnifique écrin qu’est la galerie Mathgoth, à côté de la BNF.  Etant chasseur de Gouzous lorsque je vais à la Réunion, je ne pouvais que venir au vernissage de l’exposition et rencontré « en vrai » Jace. L’exposition intitulée DiptiQ embarque le Gouzou entre deux toiles. Il fuit le danger, il passe par là et reviens par ici, il se métamorphose. Un bon moment de rire et de jeu !!

J’y suis déjà retourné une deuxième fois et je vous invite sincèrement à découvrir cet artiste et également cette galerie. Je prévoit d’y emmener fin juin mes parents, qui habitent depuis quelques années à la Réunion, pour leur montrer que le Gouzou est aussi en Métropole. Au passage, je vous invite à découvrir une performance et vente aux enchères de Street artistes réunionnais en faveur de l’association ALFAH lors du Tempo Festival, le 9 mai 2014, où Jace a participé.

Interview de Kélèk

J’avais déjà vu une œuvre. Mais presque comme un coup de vent. Je ne connais pas grand chose de cet artiste et c’est bien ça qui me plait dans cette nouvelle rencontre. Sera-t-il/elle me donner envie de découvrir son univers, de m’intéresser à ses créations? Serai-je suffisamment pertinent pour créer un pont avec l’inconnu?

Le contact s’est fait via Facebook. Cela rend les choses faciles. Nous prévoyons de faire l’interview pendant sa venue parisienne. Est-ce qu’il/elle a déjà lu une interview et souhaite-t-il/elle se prêter au jeu?

Je suis en chemin. RDV au Point Éphémère, 29 avril 2014, à 15h. Il/elle est de passage sur Paris pour quelques jours. Je suis disponible. La dernière interview est en ligne depuis hier donc je peux passer à une autre. Je suis curieux de discuter avec lui/elle et d’en apprendre d’avantage.

J’assiste au collage d’un monstross. Puis nous nous mettons à table, autour d’une bière. Hélas, la technique m’a fait défaut : l’enregistrement s’est arrêté sans que je m’en rende compte et 30 minutes d’interview sont partie en fumée. Heureusement Kélèk lance l’idée de la refaire toute de suite. Voilà pourquoi les questions ou les réponses seront plus que curieusement pendant la moitié de l’interview. Il faut apprendre de toute expérience.

Vous pouvez également retrouver Kélèk pour sa première expo dans le cadre des Portes O’vertes du Chène, à Villejuif. Evénément à retrouver ici.

Rue des arts – 16 mai 2014

Voici un événement haut en couleur : Rue des arts. Je voulais vous montrer ce que j’ai vu lors d’un jour de marché, le vendredi 16 mai 2014. Quelques clichés pris à l’intérieur de la galerie commerçante et du haut des escaliers. Il me reste encore la dernière journée du festival à vous faire découvrir pour voir notamment les oeuvres finalisées. J’espère également vous faire un cadeau surprise ainsi qu’aux artistes et aux organisateurs d’ici la fin de semaine. Cliquez sur « read more » et n’hésitez pas à partager cet article !!!

Nemi Uhu – petit poisson deviendra grand

Je suis depuis lundi le témoin du festival Rue des arts à Aulnay sous Bois. J’ai raconté dans 2 articles ce que j’ai la chance de voir et  l’évolution du travail des artistes, à découvrir en cliquant sur ces deux liens Rue des arts – 12 mai 2014 et Rue des arts – 14 mai 2014.  Mais là, je voulais montrer le travail autrement. Prendre un peu de hauteur et vous emmener dans l’univers de Nemi Uhu. Quelques fois on se rend compte de ce que l’on voit quand cela est en mouvement.

Exposition BauBô – 6 mai 2014

Premier vernissage pour moi à Akiza la Galerie. Un lieu souvent en noir et blanc qui, pour cette exposition, a fait rentrer de la couleur. Akiza est atypique, un lieu surprenant, où les passants entrent par curiosité et ne restent pas indifférent. L’accueil est chaleureux, attentif. Bref, on se sent bien et, pour celles et ceux qui ont besoin de lire entre les lignes, de décrypter certains mystères, n’hésitez pas à poser des questions. Durant le mois de mai, BauBô investit le lieu. Hier j’étais au vernissage. Je vous invite à lire ci-dessous et découvrir ce que j’ai vu.

Interview de Kashink

Plusieurs fois, son nom d’artiste est revenu. Par des photos via Facebook. Lors de l’interview de Codex Urbanus, de Shadee K. Derrière son pseudo pour moi, de la couleur, des personnages mystiques, mystérieux, aux multiples origines. Des yeux qui me regardent, qui observent.

Au cours de ma balade parisienne, le 7 avril, je tombe sur elle en train de réaliser une œuvre sur un rideau de fer. Spontanément je vais à sa rencontre pour la saluer. Nous discutons brièvement. Elle me confirme le rendez vous et me demande si on peut l’avancer de 30 minutes.

Rencontrer une femme. Evidemment. Rencontrer surtout une artiste, un peintre. J’espère sincèrement ne pas lui faire vivre un n-ième interview, avec les mêmes questions, les mêmes silences.

Nous allons d’abord faire une visite guidée du quartier. J’attends. A la terrasse d’un café. Vers le métro Maraichers. Il fait froid mais je suis réchauffé par le soleil. Le quartier s’anime. Des gens courent, disparaissent au coin de la rue. La factrice part en tournée. Les boutiques ouvrent. La carrefour voit passer énormément de véhicules. A nouveau un rayon de soleil.

Elle arrive. Je paie mon café. Nous partons, rue des Pyrénées. Je découvre avec elle plusieurs de ses œuvres, avec quelques commentaires. Une mise en marche intéressante. Nous continuons, vers la rue St Blaise. Un café. Nous nous installons. 

Interview de Shadee K

Suite à l’interview de Codex Urbanus, je demande via Facebook si d’autres artistes seraient intéressés. Shadee K me dit oui rapidement. Nous organisons cette rencontre pour la semaine suivante.

Il est important pour moi de continuer à faire vivre le site de manière cohérente, sans en mettre trop ni pas assez. Mais surtout d’aller à la rencontre d’une personne, savoir que l’artiste est prêt pour être interviewé, que les conditions seront là pour prendre le temps, être à l’aise.

Est-ce que Shadee K se souviendra que nous nous sommes déjà rencontrés ? Il y a presque un an j’étais venu le voir pour découvrir son travail et lui proposer d’assister avec mon appareil photo à la création de A à Z d’un nounours. Nous avions discuté un peu. J’avais entrevu son univers sans que cela aille plus loin. Le temps est passé. J’ai changé. Mon site a vu le jour, j’ai rencontré de plus en plus d’artistes, j’ai vu de plus en plus de vernissages, faisant ainsi le lien. Pour moi, cela fait sens.

Me voilà donc face à lui. Nous sommes le 1er avril 2014. Il fait beau. Nous nous installons à la terrasse du restaurant situé au dos des Frigos. Timidement nous commençons. 1h30 plus tard, nous n’avions pas fini.

Si vous voulez découvrir qui se cache derrière ce joli nounours, je vous invite vivement à lire la suite.

My INSIDE OUT picture

Mieux vaut tard que jamais. Il y a plus d’un mois j’ai eu la chance de participer au projet Inside Out de JR.
Un moment d’attente d’abord que vous pouvez retrouver dans l’article Inside out – Mars 2014. Je voulais partager avec vous le moment précis où ma photo est apparue. Bon visionnage !!! (cliquer sur l’article pour voir la vidéo en grand)

Rue Ordener – 4 avril 2014

Une journée ordinaire. Je file dans le 18ème. J’ai vu sur le net que le mur avait été refait. Alors cela m’a donné envie d’y passer.
Et plutôt que de mettre une série de photos, je me suis dit qu’il est plus sympa de vous faire marcher avec moi.
A vous de cliquer (sur l’article pour la voir en grand), de regarder et de partager !!!!

Interview de Dan23

J’ai juste osé poser la question : puis-je faire un interview avec vous lors de votre passage à Paris ? Et cela s’est fait, simplement. Comme si nous devions nous rencontrer à ce moment là, à cet endroit là. Le rendez vous était pris, jeudi 20 mars, à 14h30, à la galerie Mathgoth.

A mon arrivée, Daniel est devant la porte. L’accrochage est en cours. Une pièce est en finition. Moi dans tout ça, j’espère ne pas trop déranger, ne pas causer de retard. Je commence, assis sur le sol de la galerie, à expliquer le sens de cette interview. De l’autre côté d’un tableau, Dan23, détendu malgré son vernissage demain, ouvert à l’échange, présent pour moi.

Mes questions préparées sur le papier, et moi pour leur donner vie, leur donner une cohérence. Ses réponses fluides, claires, et lui en équilibre devant son tableau pour faire sens, faire monde. Nous étions à l’aise et nous avons pris le temps pour cette rencontre. Là et maintenant.

1 heure à donner et recevoir, à tourner les pages d’une histoire. Un vrai régal tant humainement qu’artistiquement. Je suis ensuite allé voir ses œuvres. Le premier mot qui me vient : puissantes !! Des couleurs qui résonnent au plus profond, dans les tripes. Certes la palette utilisée n’est pas vaste mais est pleinement cohérente tant au niveau de l’influence musicale, que du projet, que de l’homme. Des regards qui transmettent une douceur, une quiétude ; d’autres plus sévères, à la limite de se faire disputer. Le choix des supports est parfois étonnant : tôle métallique, bois.

J’ai en partant l’intime conviction que nos chemins vont se recroiser, que cette rencontre nous a, l’un et l’autre, touchés et qu’il y a quelques choses à faire ensemble. Je vous invite à lire l’interview de Dan23 en mettant en fond sonore Aretha Franklin, Otis Redding et autres artistes de Soul. Et si vous êtes de passage sur Paris, l’exposition à la galerie Mathgoth a lieu jusqu’au 17 avril 2014.

Interview de Codex Urbanus

Rendez-vous vers la place du Châtelet. Il fait beau. J’attends au dessus des quais. Je le retrouve vers 15h45. Il doit faire un truc de son « autre » vie avant d’aller ensemble sur notre lieu d’interview. Nous avons choisi les quais de l’ile st Louis. Sympa. Au passage nous nous laissons tenter par une glace chez Berthillon. Pamplemousse rose pour l’un, ananas rôti au basilic pour l’autre.

Première interview pour moi. Je suis un peu inquiet, j’ai une fiche avec quelques questions. Vais-je être à la hauteur de mon invité et de ma mission?

Il est temps de s’y mettre. Surpris par mon parfum de glace, j’ose poser la première question. S’en suit un échange franc, avec un bon pote, comme si l’on ne s’était pas vu depuis un moment. Le soleil, le tableau qui defile devant nos yeux, le cadre est idéal pour nos échanges. 1h20 à rire et faire connaissance.

Je vous invite donc à découvrir l’univers fantastique et nocture de Codex Urbanus en écoutant Dead can dance.