Paris chéri-e part 3 – 18 décembre 2015

Voilà ce que j’ai vu à moins de 24h du début de l’exposition Paris chéri-e. Cela fuse dans tous les sens. Entre euphorie et frénésie, entre poésie et douce folie. Cela monte les escaliers, les descend, à faire les dernières retouches, les derniers réglages. Aller. Venir. Avoir oublié un élément. Revenir. Re-aller. Nettoyer des vitres. Repasser des vêtements. Kashink, peut être là. Occupée. Ou ailleurs. Je n’ai pas envie de jouer les détectives et me trouver au mauvais endroit au mauvais moment. J’attends donc Philippine. Et je regarde les élèves de l’école Hourdé s’afférer.

Que photographier sans en dévoiler trop par rapport à demain. Où aller sans en voir trop et ne plus avoir de surprise demain. Il y a un fourmillement. Il faut enlever. Il faut créer une vitrine. Me voilà dans le hall. Vais-je pouvoir poser quelques questions à Philippine. Une femme de l’ombre. Une organisatrice. Comment en est-elle venue à participer à ce projet? J’espère que nous aurons le temps pour discuter et qu’elle (se) raconte. Il est possible que je n’ai pas le temps de retranscrire son interview avant la fin de l’événement mais promis, je vous offre ça pendant les vacances.

Là voilà. Elle voit qu’il y a encore beaucoup à faire. Elle m’emmène dans l’antre de l’artiste. Cela crée encore. Cela customise des gâteaux. Cela accroche une toile. Mes yeux se posent ici et là. Mon lot sur kisskissbankbank est là. Prêt. Il ne manque plus que la dédicace. Je salue Kashink, Allan. Nous nous rendons dans une salle au calme, évitant le mouvement et le bruit du hall. Quelques questions et réponses plus tard, nous reprenons le train en marche. Philippine retourne en soutien logistique, technique, artistique. Moi je pars au concert de mes amies Les Akouphènes sur Montreuil. Rendez vous demain, 12h pour la visite de l’exposition avec l’artiste. J’ai hâte !!!

Paris chéri-e part 2 – 8 décembre 2015

Paris chéri-e, deuxième soir. Je sors du boulot. Relativement fatigué. Mais plutôt que de rentrer directement à la maison, je bifurque vers l’Européen. Histoire d’assister à un deuxième temps de préparer du projet. Que se trame-t-il ? Que nous réserve Kashink ? Il y a une telle énergie autour d’elle que j’ai envie de savoir. De là à tout vous dire, bien sûr que non. La surprise ne doit pas être gâchée. Même moi j’hésite à m’approcher pour ne pas trop en découvrir. Je ne pose pas trop de questions. Je regarde sans insister. Je photographie un détail pour ne pas montrer l’ensemble. Je cache une partie de ce qui se joue sous mes yeux. Je montre peu pour ne tout pas dévoiler.

Paris chéri-e part 1 – 7 décembre 2015

Paris chéri-e arrive à grand pas. Mais qu’est-ce donc? Deux jours d’exposition, Kashink sous toutes les coutures, un univers artistique époustouflant qui s’ouvre à toutes et tous. Le 19 et 20 décembre à l’Européen, elle nous montrera le lien si particulier qu’elle a avec cette ville dont elle recouvre les murs pour mon plus grand plaisir.

Je prends le train en marche et me retrouve grâce à Kashink au coeur de l’action. Disponible, malgré les différents projets qu’elle mène en ce moment, je me rends compte de la chance que j’ai. Je sens curieusement que j’ai à être là, que ma place est à proximité de cette aventure, qu’il y a quelque chose de superbe qui se prépare.

Me voilà donc dans mon rôle favori, celui de passeur, à vous ouvrir les coulisses de ce projet : Paris chéri-e. Ce soir c’est à l’Européen que j’ai passé du temps, pour assister à un atelier entre Kashink et les étudiants de l’atelier Hourdé. Je vous livre minute par minute ma fin de journée en espérant vous donner envie de découvrir le résultat final dans moins de 15 jours.

Exposition Clichés – 28 novembre 2015

Pour finir, Mathgoth avec Jace. J’aime le cadre et ce puis de lumière au coeur de la galerie. Aujourd’hui c’est vernissage. Donc un peu de frénésie, de monde dans la galerie mais une ambiance chaleureuse. L’artiste n’en est pas à son premier coup ici. Après DiptiQ, il revient en force avec Clichés.

Partant de ses propres photos, de voyages notamment, il met en action ses gouzous et détourne la situation, casse les codes, se joue d’eux (ou de nous). Avec humour, avec ironie, avec moquerie, il invente et donne à voir son univers. Les gouzous, multiple et unique, aventurier, peureux ou amoureux, sont à la fois ses acteurs et ses victimes, ses marionnettes et ses héros. Au passage si cela vous dit d’en apprendre plus sur Jace, voici son interview.

Après tout cela, le chemin n’est pas la maison. Non. Je retrouve dans le 18ème une amie, en terrasse de café. Braver le froid (et la peur aussi). Se retrouver et prendre le temps pour l’autre. Se raconter, se livrer. Rire. Pleurer. Se connecter simplement. Ne pas se promettre l’impossible, se satisfaire de ce qui est réalisé, se réjouir de se savoir dans la vie de l’autre. Se dire « à bientôt » pour ne pas voir le temps filer avant les prochaines retrouvailles.

Exposition Stoul – 28 novembre 2015

2ème étape en ce samedi : au LavoMatik, Stoul a pris la place sur les murs. Ses femmes félines nous en mettent plein les yeux. En couleur. En découpe, blanc sur blanc. Son travail géométrique, triangle après triangle, est magnifique. Cela résonne avec mon côté mathématicien, même s’il est loin depuis quelques années. Sur toile, sur un skateboard, sur papier, elle met en vie ses personnages, telles des déesses.

Je l’avais déjà vu exposée dans plusieurs galeries et j’apprécie toujours autant ce qu’elle fait. En mars 2014 à la galerie Le Pari(s) Urbain avec Vinie et Doudou Style notamment, en janvier 2015 au LavoMatik avec KristX, en juillet 2015 à Akiza la galerie pour l’exposition Summertime, en septembre 2015 lors du festival La Voie est libre à Montreuil.

En prime, je retrouve des amis artistes: Nemi, Le Baron et sa famille (dont voici son interview), Ben en hôte attentif. Quel plaisir de vous revoir et de prendre du temps ensemble. Cela fait du bien. Pour faire des photos dans le fond du Lavo, je dois me frayer et pour cause, d’autres artistes sont en dédicace avec le projet Never mind the Belote (Artiste ouvrier et RNST entre autres).

Exposition Wise 2 – 28 novembre 2015

Le soleil et le froid. Samedi. Que faire pour ne pas rester chez soi et aller à l’aventure. Comment se faire plaisir à moindre coût : aller voir des chouettes expositions de Street art. Pour ne pas courir à travers Paris et se laisser aussi le temps de flâner, rien de tel que de choisir le trio de galeries proches de la BNF. Dans un sens ou dans l’autre, ce qui est sûr c’est que je vais en voir de toutes les couleurs, de tous les styles.

En premier, la galerie Itinerrance. C’est l’artiste Kenyan Wise 2 qui est à l’honneur. Travail sur le masque, la symétrie, les symboles, la spiritualité africaine. Cela me replonge dans mes années en Côte d’Ivoire. J’aime le côté brut de cette espace et la taille des murs. De quoi permettre l’accrochage de grandes toiles, de quoi investir les murs au gré des artistes exposés (pour mémoire : BtoyC215ShoofSethBrusk, ElSeed). Itinerrance c’est aussi la tour 13 et les fresques du 13ème et rien que pour ça chapeau. Moi qui rêve de voir certains murs de Nanterre subir le même sort.

Jorge Rodriguez-Gerada

Exposition L’éternel instant présent – 7 novembre 2015

Être présent. Ici et maintenant. Samedi 7 novembre. Le soleil. Une balade dans le 5ème et le 13ème arrondissement. Seul. Avec mon sac à dos, mon appareil photo. Première arrêt à Nunc. Puis le LavoMatik. Pour finir à Mathgoth.

Le temps. Etre présent en cet instant. Tout est en suspension. Ce temps dans lequel tout semble insaisissable, dans lequel nous allons des fois trop vite entre le passé et le futur. Ce temps que l’on ne prend pas, que l’on laisse filer parfois. Ce temps que l’on ne rattrapera pas, qui nous pousse à aller de l’avant. Ce temps qui apaise les blessures, qui nous fait grandir. Ce temps qui donne à réfléchir, qui nous rapproche.

Le lieu. Etre présent en ce lieu. Je fais le tour, sans prendre de photo, pour m’imprégner de l’univers. J’apprécie beaucoup la configuration de cette galerie. Brute. Ce lieu dans lequel les oeuvres prennent vie. Ce lieu où j’ai le plaisir de croiser le sourire de Mathilde. Ce lieu qui rend possible la rencontre entre un artiste et un public. Ce lieu, véritable écrin pour le travail de Jorge Rodriguez-Gerada.

L’éternel instant présent est une parenthèse privilégiée qu’il faut s’accorder. Savourer ici et maintenant. Pour celles et ceux qui aimeraient en découvrir plus sur cet artiste, voici son site internet. L’été dernier, il a participé au projet In situ Art Festival au Fort d’Aubervilliers avec une oeuvre monumentale au sol. Impossible de se rendre compte du travail sans prendre de la hauteur. Mais déjà d’en bas, les dimensions sont impressionnantes.

Hide

Exposition Maudite soit la Guerre – 7 novembre 2015

Il y a une drôle d’atmosphère au LavoMatik depuis quelques jours. Pesante. Lourde. Un écho du passé qui fait froid dans le dos. Les souvenirs de la 1ère Guerre Mondiale que les artistes revisitent. Les murs se trouvent remplis de ces heures effroyables, de ces moments où la mort a frappé. Les mots bien choisis de mon ami Le Baron (voir son interview), le travail du métal par RNST, le poilu de C215 entre autres.

Que nous restent-ils 100 ans plus tard? Que gardons nous inscrit dans nos mémoires? Comment faire en sorte que cela ne se reproduise pas?

Je racontais à Ben avoir eu la chance un été d’entendre mes grands parents parler de la 2ème guerre mondiale. L’une (ma grand mère maternel) à la campagne, dans une ferme. L’autre (mon grand père paternel) à la ville. Deux histoires. Deux faces d’un même événement tragique. Les peurs. Le maquis. Les tickets de rationnement. L’explosion d’un obus. Puis finalement, la libération.

Je voulais faire également le lien avec un livre magnifique publié aux Editions Bruno Doucey : En plein figure Haïku de la guerre de 14-18.

Exposition Post Graffiti – 7 novembre 2015

Samedi 7 novembre. Prévu : boulot le matin, du soleil toute la journée. Mais que faire l’après midi ? Et bien comme je n’ai pas pu prendre de photo de l’exposition Post Graffiti et qu’elle est prolongée jusqu’au 27 novembre, je suis allé faire un tour à Nunc Paris. Au programme : Astro, Marko93, Meushay, MG la Bomba, Mush, Nassyo, Nosbé, Soklak, Vinie Graffiti et Wire. C’est l’occasion aussi de prendre un p’tit moment avec Charlotte Regnault, une femme extra !!

Art Urbain Contemporain III – 23 octobre 2015

Retour dans le passé : vendredi 23 octobre. Les jours raccourcissent. Le soleil est de moins en moins présent mais ce n’est pas une raison pour rester coincer à la maison et ne plus rien d’autre sauf se caler devant la télévision. Heureusement j’avais une bonne raison de me bouger : déjeuner avec une amie. Reste que j’essaie d’optimiser mes déplacements sur Paris et que j’avais envie de combiner l’utile à l’agréable.

Parfois au Cabinet d’Amateurs, il y a des expositions collectives. La justement j’avais vu certaines photos sur internet et je voulais voir de mes propres yeux certaines oeuvres. Hélas elle n’est plus et vous allez devoir vous contenter de mes photos pour découvrir les artistes.

Suspendu, aérien, voilà qui change, voilà Lapinthur. Les structures sont minutieuses, les courbes, les volumes sont harmonieux. Cela ressemble à un masque, à des plumes. Cela semble habité. Il en faut de la dextérité pour assembler cela, de la créativité pour donner vie à l’ensemble.

Philippe Hérard a deux oeuvres en mode petit diptyque, où ses gugusses tirent, s’étirent, se tiennent par un fil. Cela me ramène dans sa dernière exposition individuelle. Cela me pousse aussi à avancer dans la retranscription de son interview (oh le scoop, voilà que je révèle le prochain sur la liste).

EZK détourne, transforme ce que nous avons l’habitude de voir ou peut être ce que nous ne voulons pas vraiment regarder. La grand marque devient un slogan, l’art contemporain se joue de lui-même. Entre (auto)dérision, symbolisme il y a de quoi réfléchir.

De plus, Smot, Bault et Muga OnAir complètent les murs. Je vous laisse découvrir tout cela.

PS : Pour celles et ceux qui veulent en voir plus concernant Philippe Hérard l’Exposition Philippe Gérard à Joel Knafo Art, concernant Bault l’Exposition Terre Humide au Cabinet d’Amateur

Murs ouverts 11 – 2 octobre 2015

URGENT !!! C’est ce soir (samedi 3 octobre) que finit les 11ème murs ouverts au LavoMatik. De quoi rencontrer du beau monde, de discuter avec les propriétaires des lieux, de boire un coup en regardant de bien belles oeuvres, d’acheter un bon bouquin. Tellement d’artistes présents qu’il en est compliqué de faire la liste. Parmi eux, j’en ai interviewé certains : Shadee K, Le Baron et Daco.

Interview de Stéphanie Le Quec – 20 août 2015

Encore une fois j’avais vu et entendu parler d’une opération à grande échelle (ou à grand mur serait l’expression plus appropriée) au sein de la Gare du Nord. Plusieurs artistes avec lesquel(le)s je suis relié avaient publié leur création, ainsi que plusieurs amis photographes passionnés. Je ne me représentais pas vraiment les lieux où ils/elles avaient opéré.

Un soir en rentrant du travail, problème sur le RER B. Impossible à Gare du Nord d’aller plus loin. Solution de repli numéro 1 : Ligne 5 jusqu’à Bobigny puis le bus 615 jusqu’à Aulnay. Là, sur plusieurs colonnes, je vois des oeuvres de Btoy. Je m’arrête quelques instants mais n’ayant pas mon appareil photo sur moi, je continue mon chemin. Voilà un des … lieux utilisés pour le projet Gare du Nord de Quai 36.

Le 10 août, j’ai fait l’interview de Daco vers le métro Anvers. Une fois finie, je prends la ligne 2 jusqu’à La Chapelle. Au bout du tunnel allant du métro jusqu’à Gare du Nord, je tombe sur une nouvelle oeuvre. Cette fois c’est Artiste Ouvrier qui a envahi le mur.

Je vois également un plan. Mais plutôt que de faire ma visite seul, je me dis que je peux éventuellement demander aux organisateurs de m’accompagner. Je contacte donc Quai 36. Une relance plus tard, ils me répondent. Le rendez vous est pris avec Stéphanie, devant l’entrée principale. Jeudi 20 août. Hâte de découvrir ce projet et de poser quelques questions.

Après l’interview, j’ai quand même sérieusement envie de voir les différentes oeuvres. Je prends le temps. Je refais le chemin que nous venons de faire. Je sors mon appareil. Photographier la gare, c’est forcément photographier les gens qui y passent. Comment ne pas déranger? Comment ne pas envahir l’espace avec mon objectif? Comment sans leur autorisation capter les instants où ils/elles vont passer? J’espère avoir rendu cette ambiance, respecté les mouvements, donné à voir différemment les oeuvres.

Exposition Philippe Hérard – 19 septembre 2015

Place d’Italie. Descendre le boulevard Vincent Auriol. Je me laisse aller à la douceur de cette journée de septembre. Entre nuage et soleil, entre chaleur et vent frais. C’est la première fois que je viens jusqu’à la galerie Joel Knafo Art. L’artiste à l’honneur est quelqu’un que j’apprécie sans le connaître vraiment, quelqu’un qui m’intrigue depuis quelques mois, quelqu’un que j’ai hâte d’interviewer. C’est presque comme s’il m’était familier. Pour sûr, il est sympathique, mystérieux et profondément touchant.

Je suis accueilli dès l’entrée par un des personnages de Philippe Hérard. Grimper quelques marches. Atteindre un espace, un volume, une maison dans laquelle les Gugusses ont pris place. Suspendus, sur le fil, entre deux toiles, entre deux formes, les voilà qui jouent, qui nous amusent.

Les couleurs sont subtiles. Les gugusses sortent du cadre, nous emmènent dans une autre dimension. Les toiles prennent vie, nous font sourire, nous transportent dans une rêverie, dans un désert brumeux, dans un lointain immobile. Nos pensées se fondent dans le décor, se retrouvent au delà. Je vous invite à découvrir ce bel univers et d’ici peu à en savoir plus sur Philippe Hérard.

PS : En supplément, l’exposition Ardoise en novembre 2014. 

Exposition Uniformes – 14 septembre 2015

Me voilà tel un petit soldat. Après le boulot il ne me manque que métro et dodo. Pourtant ce n’est pas l’ordre exact de ma fin de journée. J’y rajoute des étapes, des retrouvailles même.

Gauche, gauche, gauche, droite gauche… Je me mets en marche. Ma prochaine étape est le coeur de cet article et me tient à coeur : c’est la nouvelle exposition Les Uniformes chez Akiza la galerie. D’ailleurs pour Robinson et Yoshii cela faisait un moment qu’ils souhaitaient proposer ce thème. Ou peut être que c’est aussi pour réinventer ce thème qu’il le propose, qu’ils ont invité des artistes à le décliner.

J’ai hâte de voir ce qu’ils nous ont réservés et de vous le partager. Je suis curieux. Surtout qu’à priori la deuxième salle va être interdit au moins de 18 ans ou aux âmes sensibles. Choquant. Quand bien même, l’art doit provoquer une résonance. Cette exposition mélange photographie et peinture, broderie et pochoir. Il y a autant de couleurs sur les toiles d’Artiste Ouvrier que de dégradé d’ombre et de noir sur celles de Juha Arvid Helminen. Il a un sexe au garde-à-vous pour Full Mano, des sexes en « éruption » pour Antoine Bernhart. A voir également : Akiza, Docteur Bergman, Frédéric Fontenoy, Michaël Brack, Noty & Aroz, Smot, Son excellence Otto, Valnoir Metastazis.

Certaines photos peuvent choquer (les moins de 18 ans, ne cliquer pas sur « read more »). Mais cela ne rend jamais aussi bien qu’en vrai !! Je vous invite donc à aller voir cette exposition, visible jusqu’au 11 octobre.

Exposition Vinie – 2 septembre 2015

Oyé ! Oyé ! Du nouveau en ce mois de septembre. Du très lourd même. C’est à Paris que cela se passe Mesdames et Messieurs. Au LavoMatik pour vous dire vrai. Exceptionnellement en cette rentrée, Vinie nous en met plein les yeux. En grand ou en petit format, en bleu, en rouge ou en noir, sur toile ou sur carton, elle nous offre un travail exceptionnel, des personnages touchants.

Vinie est une artiste que j’apprécie énormément tant artistiquement que humainement parlant. J’ai eu la chance lors du Festival Rue des arts 2014 à Aulnay-sous-Bois de la voir à l’oeuvre, de discuter avec elle. Je vous invite en plus de cette exposition à lire ou relire des articles passés sur elle :  8 mars 20141 oeuvre, 1 artiste – Mai 2014,  Rue des arts – 16 mai 2014Portes ouvertes Albatros – 18 octobre 2014. J’espère qu’un jour je pourrais l’interviewer. A suivre donc…

Exposition Daco Vs Akiza – 2 septembre 2015

Retour de vacances pour Robinson. Départ pour moi pour quelques jours. Heureusement j’arrive à trouver le temps de voir cette exposition avant qu’elle ne finisse. Surtout que la prochaine Uniforme risque de bien nous secouer.

Je me devais de venir pour plusieurs raisons. Déjà c’est l’une des seules galeries qui a été ouverte en aout. Deuxio, après l’exposition Plumes, Poils, Crocs, je voulais voir ce qu’il allait proposer sur les murs. Tercio, j’avais un t-shirt à récupérer pour ma maman. Elle sera peut-être la première sur l’île de ma Réunion avec un t-shirt Akiza.

Duo. Duel. Double. Exposer à deux. Le maître de maison, l’un des artistes dernièrement exposé. L’un reproduit des animaux, l’autre une poupée. L’un explose de couleurs, l’autre exploite le noir et le blanc. Daco Vs Akiza c’est entrer dans un univers de contraste, de dialogue, d’opposition, de détails.

Bis. Binaire. Binôme. Exposer ensemble. Créer un lien inédit entre deux styles. Relier deux artistes que j’ai eu la chance d’interview (Akiza par ici, Daco par ). Voir les métamorphoses de ces animaux et de cette poupée. Entre le mutisme de l’une et le rugissement des autres.

Exposition à voir jusqu’à cette fin de semaine. Ensuite cela sera plus militaire, plus stricte, plus dense avec une nouvelle exposition collective intitulé Les Uniformes.

Exposition Face au mur extra – 29 juin 2015

Quand y’en a plus, y’en a encore. Je ne pouvais pas tout livrer en une fois. Je voulais garder cette série de panoramiques pour un nouvel article. Il y a du lourd et surtout de quoi (re)découvrir l’exposition Face au mur, orchestrée par Lazoo et organisée par Paris Hiphop. Pour celles et ceux qui n’ont pas encore lu l’interview de Julien Chowela, je vous invite à lire l’article Exposition Face au mur. Pour les autres, savourez, commentez et partagez celui-là !!!

Exposition Street FANS extra – 11 mai 2015

J’avais promis à Codex Urbanus et à la personne du Musée de l’éventail de ne publier ces photos qu’une fois l’exposition finie. C’est chose faite. Voilà donc l’ensemble des éventails réalisés par Adey, Astro, Akiza, Bastek, BUST the DRIP, Codex Urbanus, Kanos, Levalet,  Mg La Bomba, Nemi, Nosbé, Philippe Hérard, Shadee.K, Solylaisse, Tarek, Tetar. Je vous invite également à voir le premier article Exposition Street FANS pour avoir les détails de certaines oeuvres.

Exposition Face au mur – 29 juin 2015

J’avais entendu parler en amont d’un lieu tenu secret qui allait accueillir plusieurs noms du Street art français et international. Les bruits courraient sur internet mais rien ne filtrait vraiment. N’étant pas dans le secret des dieux j’ai attendu patiemment. Déjà je suis parti 10 jours en Angleterre en juin au moment de l’inauguration de l’exposition. J’ai profité de Londres puis Oxford, Bristol, la Cornouaille, Cardiff et finir par Leeds avec des amis. Mais cela, vous le verrez prochainement.

Le lieu est une ancienne caserne dans le 12eme. Je profite d’un jour de congé pour m’y rendre. J’avais tenté à plusieurs reprises de pouvoir suivre en amont les créations, de voir le lieu se remplir et finalement je me dis que je n’aurai peut-être pas pu venir avant. Le projet Face au mur est une partie du festival Paris Hiphop qui présentent toutes les disciplines autour du Hiphop. Là c’est Lazoo qui a joué le chef d’orchestre et mise en lien les différents artistes.

Je suis rentré en contact avec les organisateurs et j’ai eu une réponse positive. J’ai la possibilité de rencontrer Julien Chowela. J’ai pris le temps de faire le tour, j’ai attendu que le champ soit dégagé pour pouvoir prendre en photo les oeuvres. Je me suis amusé avec le bâtiment, sa vie passée, sa nouvelle, en imaginant que d’ici quelques mois tout ceci serait démoli. L’arc en ciel autour d’une rame de métro rayonne dans toute la salle et ouvre le regard sur les différentes propositions artistiques. Le univers se mêlent, dialoguent, s’apprivoisent, se jouent les uns des autres. La surface est immense, non lisse ce qui rend l’exercice encore plus intéressant.

Je vous laisse découvrir ce lieu étonnant et vous invite vivement à aller y faire un tour car la fin des visites est proche, le 2 août 2015. Courrez y, Entre amis !!! Et pour les plus curieux, lisez ci dessous l’interview de Julien.

3 en 1 autour de la BNF – 27 juin 2015

Fin juin. Le soleil est là. Mes parents aussi. Nous allons faire un tour vers la Bibliothèque François Mitterrand. J’adore faire un tour dans ce quartier. Il a tellement changé depuis quelques années. Cela construit à tout va. Et pour mon plus grand plaisir, il y a trois des plus intéressantes galeries de Street art parisiennes. A chaque fois, je vais mon p’tit circuit. A lire : De Mathgoth au Lavo MatikMetro, boulot, expos !!!3 expositions en 1 balade. La balade que je vous raconte aujourd’hui vaut pour souvenir, car les différentes expositions ne sont plus visibles aujourd’hui. Je n’avais pas eu le temps à l’époque de faire un article mais je me devais de vous les présenter.

1er stop : Galerie Itinerrance. Le lieu a des dimensions intéressantes et durant la dernière fois exposition il y avait une utilisation multiple des murs, porteurs des toiles et support de création pour l’artiste Shoof. J’y ai vu également Seth, Cette fois c’est Brusk qui joue et détourne notre quotidien.

2eme stop : Galerie Mathgoth. Une galerie avec un magnifique puit de lumière. Toujours de quoi se ravir, de quoi voyager, de quoi s’émouvoir. Il y a eu l’exposition New Romantic, l’exposition Synergy, l’exposition Ambition. Là, c’est David Walker. Magnifiques visages féminins, mystérieux. Les regards sont touchants, pénétrants. Mathilde toujours aussi accessible pour discuter et en savoir plus sur l’artiste.

Enfin, 3ème stop : Lavomatik. Dernièrement il y avait eu une exposition d’Artiste Ouvrier, Kym et MoyoshiMa gueule par mes potes pour Epsy, KristX et Stoul. C’est le jour de finissage du 9eme Murs ouverts. Qui dit murs ouverts dit des dizaines d’artistes accrochés au mur. Un régal !! Le seul souci dans cette galerie c’est qu’ils font aussi librairie et que j’ai du mal à ne pas repartir avec un nouveau livre.

Exposition Plumes, Poils, Crocs – 5 juillet 2015

Faire un tour dans le 18ème, c’est passer forcément à la Galerie Akiza pour retrouver mes amis Robinson et Yoshii et voir l’exposition en cours. Souvent j’y ramène des ami(e)s parisien(ne)s pour leur faire découvrir le lieu. Cette fois ce sont des voyageurs encore plus lointain : mes parents. Cela faisait quelques jours qu’ils avaient posé leur bagage chez moi, en « métropole » comme on dit. L’occasion était idéale pour faire découvrir Akiza la Galerie à mes parents et pouvoir vous écrire un article sur l’exposition en cours Plumes, Poils, Crocs.

Saisissante. Voilà le premier adjectif qui me vient à l’esprit. Le collectif d’artistes réunis dans cette exposition fonctionne à merveille. Les univers subtilement agencés (comme toujours) laissent voir et entrevoir des oiseaux, insectes, animaux à quatre pattes, crânes, batraciens. Les techniques sont très différentes, les façons de concevoir ces bestioles ou bêtes également. Au programme vous pourrez admirer des oeuvres d’Adey, Akiza, Anti, AToME, Codex Urbanus, Daco, Délicate distorsion, Docteur Bergman, Full Mano, Julien Kuntz, Richard Laillier, Séverine Metraz, Mosko, Peca, Teuthis, Vavjeniak. A voir de toute urgence, jusqu’au 26 juillet.

Vente caritative Avoha part 5 – 8 juin 2015

Dernière étape (ou peut être pas) pour l’ONG Projets Plus Actions. Après l’accroche le 27 mai, puis la prise de rendez-vous le 1er juin, la rencontre le 3 juin et le vernissage le samedi 6 juin, voilà le moment tant attendu de la vente. La pression est à son comble ; pour avoir eu Vincent par Facebook hier, la nuit s’annonçait compliquée. Tout ne se joue pas sur une date mais quand même. L’impact de cette vente est directe pour la vie des projets sur Madagascar. Le travail fourni depuis plusieurs mois, s’organiser de semaines en semaines pour solliciter les artistes, leur donner le support, récupérer l’oeuvre réalisée, le stress des derniers jours, les problèmes des dernières heures par rapport à l’accrochage, par rapport à une oeuvre qui vient d’arriver et qui ne sera peut-être pas prête à temps, tout cela se catalyse dans un instant, une vente aux enchères. L’espoir est de voir grimper les prix.

Je suis en avance. J’attends patiemment dans la cour. Curieux de vivre une première expérience de vente aux enchères. Certaines personnes autour de moi ont les moyens de renchérir sur une oeuvre que je ne peux même pas me payer pour le prix de départ. D’autres univers, d’autres vies. Mais il faut forcément des acheteurs pour que les oeuvres se vendent. Il faut aussi reconnaître le travail et avoir en tête les finalités : soutenir des actions de solidarité à Madagascar.

Un détail me fait plaisir. Jean-Marc ne porte pas de cravate. Que faut il pour bien vendre des oeuvres? Respecter les codes du milieu? En jouer? En donner juste ce qu’il faut tout en restant soi même? Le soleil donne une lumière intéressante dans cette cour intérieure. La pierre renvoie la chaleur emmagasinée pendant la journée. Dans quelques minutes, que se passera-t-il? Des mains qui se lèveront pour ajouter des euros? Des personnes au téléphone qui cligneront de l’oeil pour enchérir?

Plusieurs oeuvres me tenteraient bien. Loin de moi pourtant l’idée de lever la main ou de dire 100 € de plus. Je garderai les yeux et les oreilles grandes ouvertes mais ne bougerai pas. J’espère vous raconter fidèlement ce que je vais vivre. Histoire de boucler mon reportage comme il faut.

Vente caritative Avoha part 4 – 7 juin 2015

En avant. Bus puis RER B. Je sors à Châtelet et poursuis mon chemin à pied. Direction le Crédit Municipal de Paris. Voilà la suite des aventures de la vente caritative Ahova organisée par Projets Plus Actions. Après ma rencontre avec Vincent et Jean-Marc mardi en fin de journée je viens pour découvrir les oeuvres dont ils m’ont tant parlé.

Il fait un temps magnifique, les parisien(ne)s et les touristes sont de sortie. J’ai tant à voir, à faire si j’écoutais mon agenda sur Facebook que je ne serai où en donner de la tête et finirai avec un torticoli. Plutôt que de courir, plutôt que de tremper mon t-shirt, je fais le choix de ne pas aller à certains endroits et de prendre le temps pour d’autres. J’aimerai beaucoup jouer les reporter comme je le fais ici sur ce projet de vente concernant des projets de Street art, des festivals, des lieux mystérieux où travaillent des artistes dans le plus grand secret. Je ne fais pas encore partie de celles et ceux qui sont sollicités avant les vernissages mais cela ne serait tardé.

55 rue des Francs Bourgeois. Vérification du sac. Il y a une expo « Sur les murs » à droite en entrant et la salle de vente à gauche. La salle est un peu austère, mais comment faire autrement pour une salle de vente. Les oeuvres sont très bien encadrées pris entre deux vitres. Elles semblent en flottaison. Je ne souhaitais pas rester longtemps (pour ne pas déranger).  il était intéressant de venir voir les oeuvres avant la vente, de venir apporter mon soutien

Pour compléter, je reviens sur la 2eme partie de l’entretien avec Vincent et Jean-Marc mardi dans laquelle ils m’ont expliqué l’organisation de deux ventes.

Vente caritative Avoha part 3 – 4 juin 2015

Prendre le temps de se parler, de se voir, d’écouter, de discuter. Prendre le temps car c’est ce qui est le plus important lorsque l’on rencontre quelqu’un. Voilà ce que j’ai fait ce mardi. Pas pour avoir la possibilité de voir les œuvres avant tout le monde. Pas pour avoir un scoop. Simplement pour rencontrer les deux personnes impliquées dans cette vente caritative, pour comprendre ce qui les motivent à se lever ici tous les matins pour travailler, à faire des milliers de kilomètres pour aider là-bas.

18h45. Le rendez vous est pris, dans les bureaux de L’ONG. Je file de Nanterre (de la réunion interpartenariale) pour arriver à l’heure. Vincent m’a annoncé qu’il y aura également Jean-Marc CIVIÈRE, le co-fondateur de Projets Plus Actions. Pour vous dire d’emblée mon ressenti, j’ai rencontré des gens biens, bienveillants, pragmatiques et ambitieux. Si vous pouvez vous extraire de vos obligations pour lire ce qui suit, vous comprendrez un peu l’envers du décor, le travail fourni par deux personnes pour que vivent et perdurent des projets de solidarité, les choix faits pour rendre cette vente possible. Pour les plus fortunés et collectionneurs de Street art rendez vous lundi 8 pour la vente. Pour les autres, rendez vous ce samedi pour le vernissage. Et si l’envie vous vient, vous pouvez soutenir Projets Plus Actions. 

Vente caritative Avoha part 2 – 1 juin 2015

« Sur quel drôle d’humain suis je tombé?  » Voilà la question que je me pose et que se pose peut être Vincent Bommarito. Il y a dans nos échanges depuis son premier mail une curiosité réciproque. Parles moi de toi et je te dirai qui je suis et ce que je fais.

Nous avons fixé un rendez vous demain soir dans les locaux de l’ONG. Histoire de me montrer leur caverne d’Ali Baba et de répondre à quelques unes de mes questions. Moi j’y vais sans filet, avec l’ambition de vous faire découvrir les coulisses, les à-côtés de ce genre de projet. Car cela ne s’improvise pas de faire une vente caritative. Déjà il faut trouver des artistes, prêt(e)s à céder une oeuvre pour la cause. Il faut organiser la vente. Et également avoir des acheteurs potentiels sans qui la vente n’a pas grand intérêt.

Je me suis permis d’envoyer quelques questions, en amont de notre rendez-vous, afin de comprendre à qui j’avais à faire, d’où il parle comme j’aime le dire. Difficile pourtant de mener une interview sans avoir la personne en face. Il faut écrire, poser sa question, attendre la réponse, réagir en fonction. J’ai donc appris que Vincent avait eu une licence Art Communication et Langage (un diplôme un peu fourre tout selon lui mais qui pour moi prend sens à partir du moment où il est incarné). Il a été stagiaire chez Projets Plus Actions avant qu’un poste ne se libère.

L’art urbain est un vecteur intéressant pour une vente caritative. Vincent a découvert le graffiti à la fac mais reconnaît qu’il aime l’art en général. Une question au coeur de son travail : comment lier des projets artistiques avec la solidarité internationale?

Je m’interroge sur l’utilisation des arts urbains pour faire une vente aux enchères. Est-ce « à la mode »? Rentable? Risqué? Comment Vincent s’y est pris pour obtenir toutes ces oeuvres? Les artistes sont ils/elles sensibles à ce genre de projet?  Jusqu’où va l’implication des artistes? Certain(e)s, dans ce que j’ai pu voir sur internet, vont parfois « sur place ». Pour Vincent, il y a de réelles compétences à avoir pour se rendre sur le terrain et l’ONG ne fait pas de voyages touristiques.

Il m’a dit « garde des questions pour demain ». Et moi de lui répondre que s’ils savent s’y prendre ils en auront plein. Je vous ferai donc découvrir un peu plus de l’ONG Projets Plus Actions et cette vente caritative.

Soirée de Lancement Opus Délits 54 – 28 mai 2015

J’ai hésité à mettre en ligne cet article. Et puis alors pourquoi l’avoir écrit si je ne le partage pas. Donc le voilà :

Il est curieux de voir le monde que cela brasse. J’ai l’impression d’être au boulot et d’entendre « c’est toujours les mêmes ». Peut être bien. Et tant mieux déjà que ceux là viennent. Les premiers cercles autour des artistes de la rue ne sont pas immenses.

En fait je crois que je ne suis pas vraiment de ces mondanités, de ces courbettes et révérences. Ou peut être est ce parce que je suis jaloux de tant de tapes dans le dos, de mots élogieux, d’attentions. Dans un entre soi de gens qui s’apprécient, je n’ai peut être pas ma place. Et c’est là que ce joue peut être les choses pour moi. Ne pas me conformer. Ne pas faire comme les autres. Ne pas reproduire mais faire à ma façon.

Tant que je ne m’approche pas pour avoir un livre et ma dédicace je n’aurai rien. Et peut être est-ce mieux ainsi. Je suis fatigué d’insister pour obtenir quelque chose, de devoir prendre un ticket pour faire partie des personnes retenues. Alors quitte à passer mon tour, je le fais. Quitte à ne pas avoir, je le fais.

Je me place dans un coin, comme un vieil emmerdeur qui râle parce qu’il n’a pas ce qu’il veut. C’est drôle. Je me décale des autres. Je m’amuse. Les photographes sortent avec leur appareil, les fans avec leur livre déjà prêt. Couvrir un événement et courir pour en voir un autre. Etre là et ailleurs en même temps.

Je vais tenter une approche en douce, en biais. A voir si une place se libère spontanément. Pas simple. Cela me rappelle l’Espagne où nous demandions « quien es el ultimo? ». Je n’attendrais pas plus. Aujourd’hui je n’en ai pas l’envie. Je repars donc après avoir fini ma pinte de blanche. Il y aura le bon moment pour retrouver Codex Urbanus autour d’un verre, de prendre le temps de discuter et d’avoir ma dédicace.

Vente caritative Avoha – 27 mai 2015

Je me pose plein de questions mais la curiosité l’emportera sûrement. Je veux voir jusqu’où m’emmènera cette aventure. Mais bon chaque chose en son temps, chaque temps pour chaque chose. Vous devez vous demander de quoi je parle.  Alors pour bien raconter les événements, je reviens en arrière.

Hier, je reçois un mail du chef de projet de l’ONG Projets Plus Actions. C’est la première fois que l’on me sollicite pour relayer sur mon site une vente caritative d’art urbain. Je suis intrigué, curieux et en même temps réaliste. Pourquoi me demander ce type de promotion? Mon site n’est à mon sens pas « the place to be ». Il faut que j’en sache plus, que je creuse et découvre ce qui se trâme. Pour l’instant je joue mon rôle de passeur et vous donne cette information : le 8 juin à 20h il y aura une vente caritative au profit de projets à Madagascar organisée par Projets Plus Actions au Crédit Municipal de Paris.

Me voilà journaliste (ou presque), à mener mon enquête sur ce projet. J’aimerai beaucoup comprendre ce qui motive l’organisation Projets Plus Actions, ce qui a poussé les artistes à donner une oeuvre, ce que cet argent va permettre de faire. Cet article sera donc à rebondissement, extensible, évolutif. Pour commencer je vous donnerai les informations que j’ai, à savoir plusieurs liens : www.avoha.fr, le Facebook, le lien d’inscription.

Balade parisienne partie 2 – 23 mai 2015

Il fait beau. Soleil. Nous repartons de la Galerie Itinerrance pour rejoindre la LavoMatik. Une exposition solo nous attend, d’Artiste Ouvrier. Il fait partie des références lorsque l’on parle du Street art en France et particulièrement sur la technique du pochoir. Pour avoir vu son travail lors des performances pour Dali fait le mur ou son expo solo à Nunc, je peux attester de la finesse de son travail, la précision de ses traits.

J’avais adoré il y a peu l’exposition 10 ans de peinture à 4 mains avec Jérôme Mesnager à la Galerie Ligne 13. Là, il est seul sur les murs. Sur toiles, sur tiroir, sur vinyles, son travail est étonnant, mystérieux. J’apprécie particulièrement ses oeuvres sur bois. Parfois l’inspiration vient d’oeuvres classiques tel que Le déjeuner des canotiers de Renoir, Les raboteurs de parquet de Caillebotte.

Nous partons avec mon amie par le tram, direction Vincennes. Nous marchons jusqu’à Nation puis le bus. En avant pour l’Espace Leon pour voir l’exposition d’Hopare La rue a du charme organisée par la Galerie 42b. Puis métro Ligne 9 pour rejoindre la place de République et aller voir l’exposition L’oeil et la princesse d’Akiza dans l’espace Remix Coworking.

Akiza nous livre plusieurs oeuvres dont 4 toiles inédites. J’apprécie toujours autant son travail. Entre unicité et multiplicité, entre noir et blanc, entre contraintes et liberté. Notre coup de coeur pour l’oeuvre dans la 6ème photo.

PS : je vous invite à lire ou relire l’interview d’Akiza pour comprendre son travail et décrypter les symboles dans ses oeuvres.

Balade parisienne partie 1 – 23 mai 2015

Pour commencer ce samedi, j’avais donné rendez vous à une amie métro BNF, sortie René Goscinny. Il y avait de quoi faire et presque trop, à ne plus savoir où en donner de la tête. Nous descendons la rue pour arriver au Centre d’Animation. Là, l’exposition Street art super heroes nous ouvre ses portes. Ce qui est sympa c’est le dialogue entre les ateliers du centre et les artistes. De Batman à catwoman en passant par les héros de tous les jours, de dessin au collage, en passant par le pochoir, il y a de quoi voir. Au programme : Sara Chelou, Jo Di Bona, D-day, Epsylone, Ted nomad, Sticko, Crey 132, H2H, Amelius Nubz, Celine Lebovitch, Dezache, Dillon Boy, Nefast de la Fourberie, Shadee K, Artiste Ouvrier, Project another brick, Black Salamander, Antonsetemer, Dryer, TOFF, Basto, Shadow 2 SEBD, Wizart.

Nous continuons plus bas dans la rue René Goscinny pour aller à la Galerie Itinerrance. Là, c’est l’exposition Dripping point de Shoof. La calligraphie poussée dans ces retranchements, dans ces confins. La technique est intéressante et questionne sur ce que cela donne à l’extérieur, en rue. Encore que. Il faut demander à la galeriste d’éteindre les lumières. L’intérieur de la galerie se transforme. Un magnifique ciel étoilé rien que pour nous.

PS : Pour découvrir Shadee K comme jamais, vous pouvez lire son interview.

PS2 : vous pouvez suivre la fin de ce samedi par ici.

Exposition La rue a du charme – 23 mai 2015

Plus qu’un seul jour pour voir cette belle expo. Urgent donc de bouger vos miches de votre canapé, de refuser de regarder la télé en ce dimanche après midi, de convaincre vos amis ou vos enfants de venir avec vous, de profiter de votre brunch vers République pour aller rue de Léon Frot dans le 11ème.

« La rue a du charme », envoûtante peut être, hors d’attente et lointaine comme les belles demoiselles que nous regardons ou qui nous regardent. Le lieu est aéré, suffisamment ouvert pour ne pas se marcher dessus et pour apprécier à juste distance les œuvres. Les toiles sont grandes parfois et demandent un pas en arrière pour saisir l’ensemble, un pas en avant pour voir les détails.

Il est question d’esthétique, de traits puissants, de mouvements graphiques, de vectoriels donnant vie au corps, au visage, au regard, au cou. Captivantes créatures, femmes idéales, sublimes muses, ayant inspirées l’artiste (d’après l’explication de la galeriste). Il les mets en scène, s’amusant à montrer des parties d’elles, de face ou de tiers, les yeux grand ouverts.

Il est question d’éthique. Me voilà rappelé à l’ordre par la galeriste, pris en flagrant délit de photographier les œuvres sous tous les angles. Attention me dit elle à ne pas dénaturer les œuvres sous couvert de vouloir devenir artiste photographe et d’appliquer des effets sur les photos, publier par la suite sur les réseaux sociaux. Attention de bien rendre à Hopare ce qui lui appartient, et à la Galerie 42b ce qui lui appartiennent également.

Cela nous lance donc dans une discussion. Avec la question complexe de savoir comment nous avions (avec mon amie) trouver l’exposition. (Il y a également la question presque inévitable et sournoise que nous n’avons pas eu, à savoir, « quelle est votre oeuvre préférée? »). Accepter de se mettre face à la critique est un exercice délicat. Surtout que nous ne sommes pas des tendres et allons dire clairement le fond de notre pensée tout en mettant les formes.

Nous avons donc dit que le lieu met en valeur les oeuvres, que cela permet d’être à l’aise surtout face à ces regards, que selon nous ils manquaient d’homme, des visages moins « parfaits », avec des aspérités. Pour elle, un cycle se boucle pour Hopare avec cette exposition. Le travail qu’il a entrepris sur les femmes, sur le regard. Elle nous lance « il va reprendre le chemin de la rue et je pense que vous serez agréablement surpris ». Nous verrons donc !

PS : J’espère avoir rendu le plus fidèlement possible ce que j’ai vécu, ce que j’ai vu. Je vous invite plus que tout à aller voir de vos propres yeux et vous faire votre avis.

PS 2 : Je vous invite Catherine Mikolajczak à me laisser un commentaire pour prolonger notre discussion et me dire ce que vous pensez de mon article.