Soirée de Lancement Opus Délits 54 – 28 mai 2015

J’ai hésité à mettre en ligne cet article. Et puis alors pourquoi l’avoir écrit si je ne le partage pas. Donc le voilà :

Il est curieux de voir le monde que cela brasse. J’ai l’impression d’être au boulot et d’entendre « c’est toujours les mêmes ». Peut être bien. Et tant mieux déjà que ceux là viennent. Les premiers cercles autour des artistes de la rue ne sont pas immenses.

En fait je crois que je ne suis pas vraiment de ces mondanités, de ces courbettes et révérences. Ou peut être est ce parce que je suis jaloux de tant de tapes dans le dos, de mots élogieux, d’attentions. Dans un entre soi de gens qui s’apprécient, je n’ai peut être pas ma place. Et c’est là que ce joue peut être les choses pour moi. Ne pas me conformer. Ne pas faire comme les autres. Ne pas reproduire mais faire à ma façon.

Tant que je ne m’approche pas pour avoir un livre et ma dédicace je n’aurai rien. Et peut être est-ce mieux ainsi. Je suis fatigué d’insister pour obtenir quelque chose, de devoir prendre un ticket pour faire partie des personnes retenues. Alors quitte à passer mon tour, je le fais. Quitte à ne pas avoir, je le fais.

Je me place dans un coin, comme un vieil emmerdeur qui râle parce qu’il n’a pas ce qu’il veut. C’est drôle. Je me décale des autres. Je m’amuse. Les photographes sortent avec leur appareil, les fans avec leur livre déjà prêt. Couvrir un événement et courir pour en voir un autre. Etre là et ailleurs en même temps.

Je vais tenter une approche en douce, en biais. A voir si une place se libère spontanément. Pas simple. Cela me rappelle l’Espagne où nous demandions « quien es el ultimo? ». Je n’attendrais pas plus. Aujourd’hui je n’en ai pas l’envie. Je repars donc après avoir fini ma pinte de blanche. Il y aura le bon moment pour retrouver Codex Urbanus autour d’un verre, de prendre le temps de discuter et d’avoir ma dédicace.
Ahova

Vente caritative Avoha – 8 juin 2015

Je me pose plein de questions mais la curiosité l’emportera sûrement. Je veux voir jusqu’où m’emmènera cette aventure. Mais bon chaque chose en son temps, chaque temps pour chaque chose. Vous devez vous demander de quoi je parle.  Alors pour bien raconter les événements, je reviens en arrière.

Hier, je reçois un mail du chef de projet de l’ONG Projets Plus Actions. C’est la première fois que l’on me sollicite pour relayer sur mon site une vente caritative d’art urbain. Je suis intrigué, curieux et en même temps réaliste. Pourquoi me demander ce type de promotion? Mon site n’est à mon sens pas « the place to be ». Il faut que j’en sache plus, que je creuse et découvre ce qui se trâme. Pour l’instant je joue mon rôle de passeur et vous donne cette information : le 8 juin à 20h il y aura une vente caritative au profit de projets à Madagascar organisée par Projets Plus Actions au Crédit Municipal de Paris.

Me voilà journaliste (ou presque), à mener mon enquête sur ce projet. J’aimerai beaucoup comprendre ce qui motive l’organisation Projets Plus Actions, ce qui a poussé les artistes à donner une oeuvre, ce que cet argent va permettre de faire. Cet article sera donc à rebondissement, extensible, évolutif. Pour commencer je vous donnerai les informations que j’ai, à savoir plusieurs liens : www.avoha.fr, le Facebook, le lien d’inscription.

20150523 Exposition Artiste Ouvrier-19b

Balade parisienne partie 2 – 23 mai 2015

Il fait beau. Soleil. Nous repartons de la Galerie Itinerrance pour rejoindre la LavoMatik. Une exposition solo nous attend, d’Artiste Ouvrier. Il fait partie des références lorsque l’on parle du Street art en France et particulièrement sur la technique du pochoir. Pour avoir vu son travail lors des performances pour Dali fait le mur ou son expo solo à Nunc, je peux attester de la finesse de son travail, la précision de ses traits.

J’avais adoré il y a peu l’exposition 10 ans de peinture à 4 mains avec Jérôme Mesnager à la Galerie Ligne 13. Là, il est seul sur les murs. Sur toiles, sur tiroir, sur vinyles, son travail est étonnant, mystérieux. J’apprécie particulièrement ses oeuvres sur bois. Parfois l’inspiration vient d’oeuvres classiques tel que Le déjeuner des canotiers de Renoir, Les raboteurs de parquet de Caillebotte.

Nous partons avec mon amie par le tram, direction Vincennes. Nous marchons jusqu’à Nation puis le bus. En avant pour l’Espace Leon pour voir l’exposition d’Hopare La rue a du charme organisée par la Galerie 42b. Puis métro Ligne 9 pour rejoindre la place de République et aller voir l’exposition L’oeil et la princesse d’Akiza dans l’espace Remix Coworking.

Akiza nous livre plusieurs oeuvres dont 4 toiles inédites. J’apprécie toujours autant son travail. Entre unicité et multiplicité, entre noir et blanc, entre contraintes et liberté. Notre coup de coeur pour l’oeuvre dans la 6ème photo.

PS : je vous invite à lire ou relire l’interview d’Akiza pour comprendre son travail et décrypter les symboles dans ses oeuvres.

20150523 Exposition Street art super heroes-17b

Balade parisienne partie 1 – 23 mai 2015

Pour commencer ce samedi, j’avais donné rendez vous à une amie métro BNF, sortie René Goscinny. Il y avait de quoi faire et presque trop, à ne plus savoir où en donner de la tête. Nous descendons la rue pour arriver au Centre d’Animation. Là, l’exposition Street art super heroes nous ouvre ses portes. Ce qui est sympa c’est le dialogue entre les ateliers du centre et les artistes. De Batman à catwoman en passant par les héros de tous les jours, de dessin au collage, en passant par le pochoir, il y a de quoi voir. Au programme : Sara Chelou, Jo Di Bona, D-day, Epsylone, Ted nomad, Sticko, Crey 132, H2H, Amelius Nubz, Celine Lebovitch, Dezache, Dillon Boy, Nefast de la Fourberie, Shadee K, Artiste Ouvrier, Project another brick, Black Salamander, Antonsetemer, Dryer, TOFF, Basto, Shadow 2 SEBD, Wizart.

Nous continuons plus bas dans la rue René Goscinny pour aller à la Galerie Itinerrance. Là, c’est l’exposition Dripping point de Shoof. La calligraphie poussée dans ces retranchements, dans ces confins. La technique est intéressante et questionne sur ce que cela donne à l’extérieur, en rue. Encore que. Il faut demander à la galeriste d’éteindre les lumières. L’intérieur de la galerie se transforme. Un magnifique ciel étoilé rien que pour nous.

PS : Pour découvrir Shadee K comme jamais, vous pouvez lire son interview.

PS2 : vous pouvez suivre la fin de ce samedi par ici.

20150523 Exposition La rue a du charme-24b

Exposition La rue a du charme – 23 mai 2015

Plus qu’un seul jour pour voir cette belle expo. Urgent donc de bouger vos miches de votre canapé, de refuser de regarder la télé en ce dimanche après midi, de convaincre vos amis ou vos enfants de venir avec vous, de profiter de votre brunch vers République pour aller rue de Léon Frot dans le 11ème.

« La rue a du charme », envoûtante peut être, hors d’attente et lointaine comme les belles demoiselles que nous regardons ou qui nous regardent. Le lieu est aéré, suffisamment ouvert pour ne pas se marcher dessus et pour apprécier à juste distance les œuvres. Les toiles sont grandes parfois et demandent un pas en arrière pour saisir l’ensemble, un pas en avant pour voir les détails.

Il est question d’esthétique, de traits puissants, de mouvements graphiques, de vectoriels donnant vie au corps, au visage, au regard, au cou. Captivantes créatures, femmes idéales, sublimes muses, ayant inspirées l’artiste (d’après l’explication de la galeriste). Il les mets en scène, s’amusant à montrer des parties d’elles, de face ou de tiers, les yeux grand ouverts.

Il est question d’éthique. Me voilà rappelé à l’ordre par la galeriste, pris en flagrant délit de photographier les œuvres sous tous les angles. Attention me dit elle à ne pas dénaturer les œuvres sous couvert de vouloir devenir artiste photographe et d’appliquer des effets sur les photos, publier par la suite sur les réseaux sociaux. Attention de bien rendre à Hopare ce qui lui appartient, et à la Galerie 42b ce qui lui appartiennent également.

Cela nous lance donc dans une discussion. Avec la question complexe de savoir comment nous avions (avec mon amie) trouver l’exposition. (Il y a également la question presque inévitable et sournoise que nous n’avons pas eu, à savoir, « quelle est votre oeuvre préférée? »). Accepter de se mettre face à la critique est un exercice délicat. Surtout que nous ne sommes pas des tendres et allons dire clairement le fond de notre pensée tout en mettant les formes.

Nous avons donc dit que le lieu met en valeur les oeuvres, que cela permet d’être à l’aise surtout face à ces regards, que selon nous ils manquaient d’homme, des visages moins « parfaits », avec des aspérités. Pour elle, un cycle se boucle pour Hopare avec cette exposition. Le travail qu’il a entrepris sur les femmes, sur le regard. Elle nous lance « il va reprendre le chemin de la rue et je pense que vous serez agréablement surpris ». Nous verrons donc !

PS : J’espère avoir rendu le plus fidèlement possible ce que j’ai vécu, ce que j’ai vu. Je vous invite plus que tout à aller voir de vos propres yeux et vous faire votre avis.

PS 2 : Je vous invite Catherine Mikolajczak à me laisser un commentaire pour prolonger notre discussion et me dire ce que vous pensez de mon article.

20150516 Villette Street Festival-20b

Villette Street Festival – 16 mai 2015

Le samedi. Entre soleil et surtout gris. Nous sommes invités à pique niquer. Le temps n’est pas avec nous alors plan B.  Nous déjeuner chez mon amie Jess. Tout est là, les jus de fruits, les olives et autres victuailles. Et surtout les amis. Nous discutons. Nous rions. Nous dansons. Le temps file de la plus agréable des façons.

16h nous repartons et faisons chemin séparé. Je pars en direction de la Grande Halle de la Villette. Il y a le Villette Street Festival et j’ai eu vent par le fil d’actu de Facebook que plusieurs artistes étaient en performance. Le soleil prend le dessus sur les nuages et nous montre ses rayons.

La Villette est en pleine effervescence. Un animateur qui tchatche et ne laisse pas un seconde de répit. Je fais le tour et découvre du Cellograph entre les colonnes de la halle. Plusieurs artistes œuvrent dont Astro, Kanos, Limo, Katre et Wire. Je croise également Lisa Larsonneur de l’Agence Osaro.

Soleil. Musique. Danse. Les gens ont le coeur en fête, le sourire sur leur visage. Des animations me font sortir la tête des graffs. frisbee urbain. Vélo, skate ou rollers dans un hall-pipe. Chorégraphie de Hiphop. Food truck dont un de glace. Je vais d’un artiste à l’autre, comme les nuages au dessus de nos têtes. Attirés un moment dans la grande halle, je découvre du voguing. A découvrir ici et .

Pour une fois que je sais à temps où il faut aller, j’en profite. Mais il est clair que j’aimerai faire des reportages, suivre un projet, faire des photos et permettre de garder des traces. Curieusement je me retrouve connecter à mon boulot en croisant deux partenaires du quartier sur lequel je travaille. Simple coïncidence, pas sûr. Allez, je vous laisse regarder la galerie de photos.

20150511 Street FANS-47b

Exposition Street FANS – 11 mai 2015

D’un revers de main, nous passons de l’air du temps au temps de l’air. Drôle de début pour un article mais j’assume ce côté décalé et hors des clous. L’idée est venue à Codex Urbanus : réunir des artistes autour d’un même objet, donner à voir dans un musée insolite de Paris un mélange des genres. L’idée est venue dans son brillant esprit et la légende dit que c’était au Musée d’Orsay. Maintenant déceler le vrai du faux, cela m’importe peu. A vous de lui poser la question. Surtout que Monsieur Codex est sur plein d’affiches en ce moment : Radiomarais, Opus Delits n*54 (sortie samedi) et que sais-je encore. Folie ou raison, une idée se lance en l’air et suit les bons vents. Voilà de mes mains habiles la façon dont je vous embarque au coeur des ateliers.

Sonner. Franchir la 2eme porte. Monter 3 étages. 14h pile. Je franchis le seuil du musée. 6,5 euros plus tard, je rentre dans la première salle, avec une fiche résumant l’histoire de l’éventail. Il y a des tiroirs, des étagères, des outils, des établis. Je suis très curieux de pouvoir ouvrir, regarder, voir comment cela fonctionne. Dans la salle de gauche, une personne créée un éventail. Elle découpe dans le tissu pour respecter la forme arrondi. Il y a des rouleaux de tissu, des boites, des ciseaux. Le temps semble suspendu et j’ai même de la gêne à prendre des photos et d’entendre chaque déclic résonné dans ce silence. La salle d’exposition est surprenante, le bois, les vitrines. Difficile parfois de faire les photos avec les lustres, la lumière mais je me suis arrangé (secret du photographe…).

L’éventail sous toutes ses formes, du plus rudimentaire (mais non moins efficace) tressé dans une feuille au plus précieux gravé dans l’ivoire, du plus surprenant en plume de dinde au plus délicat en toile de Jouy.  Le lieu ne paie pas de mine et semble pourtant contenir un merveilleux trésor. Cela permet au plus curieux de retracer l’histoire de l’éventail, de voir les machines et outils nécessaires à sa confection, de voir des modèles d’époques différentes, de styles différents. J’ai eu le droit à une discussion off the record avec Mme Hoguet, qui m’a raconté les difficultés à transformer les oeuvres des artistes en véritable éventail. Pas facile le pliage lorsqu’il y a plusieurs couches de peinture. Elle s’est prêtée à cet exercice avec plaisir et si vous prenez le temps, je suis sûr qu’elle peut vous en raconter davantage.

Je suis resté un moment à regarder les petites mains faire et créer une partie d’un éventail. Mme Hoguet donne des conseils précis, montre le geste, apprend. Puis elle m’a laissé, livré à moi-même dans la salle d’exposition, à chercher le moyen d’obtenir des photos correctes, intéressantes, qui en disent suffisamment pour ravir les plus éloigné(e)s qui ne pourront venir et pas assez pour créer de la curiosité, vous donner envie de voir de vos propres yeux. Au programme : Adey, AkizaAstro, BastekCodex UrbanusBUST the DRIPKanosLevaletMG La Bomba, Nemi, Nosbé, Philippe Hérard, Shadee.KSolylaisseTetarTarek.

PS : Les plus courageux/courageuses peuvent faire un tour par ici et lire l’interview de Codex Urbanus et/ou celle d’Akiza.

IMG_2950

Entre ser y estar

Entre ser y estar
Entre être et avoir

Todo puede suceder
Tout peut arriver

Mientras que se levanta el sol
Pendant que se couche le soleil

Todo cambia
Tout est en mouvement

" Et ce qu'il y a de très beau, c'est que les paroles d'amour sont suivies de silences d'amour. "

© Le Baron

Interview du Baron

Depuis quelques semaines, nous nous tournons autour, tantôt là, tantôt ici. lorsqu’il est de passage sur Paris, une fois par mois environ, son temps est précieux. Encore faut il être libre au bon moment, ou ne pas être malade (j’avais du annulé pour cause de grippe en février). Faire coïncider les agendas est parfois complexe, mais dans mon fort intérieur je savais que cette rencontre aurait lieu.

Finalement, en prenant des nouvelles l’un de l’autre, il me dit être présent à l’anniversaire d’Epsylon point au Lavomatik le 10 mars. Je suis disponible. Je me rendrai disponible. Tellement envie de découvrir qui se cache derrière ce pseudo, cet ami Facebook, ce barbu aux yeux rieur et sérieux. Car oui, je l’avais déjà rencontré au Lavomatik (lieu au combien important, vous le découvrirez plus loin). Nous avions pu mettre un visage sur un nom, une voix avec ce visage et prendre également l’engagement de faire une interview ensemble.

Nous nous donnons rencard à l’Indiana café, avenue de France, 17h45. Cela nous permet de ne pas être trop loin du LavoMatik, où il doit retourner après. A ses côtés, sa femme, Angélique. J’espère secrètement qu’elle m’aidera pour qu’il se raconte, pour découvrir des choses inédites. Même si, d’après ce qu’il m’a dit, il lui en faut peu pour parler pendant des heures. A voir combien de temps durera notre rencontre.

J’enchaine après ma journée de travail celle de Street Art. Mais quel bonheur que de renouer avec cette activité, que de devenir le pont entre un artiste et ma famille, mes ami(e)s et les lecteurs de mon site. Je suis ravi de reprendre cet chemin avec Le Baron, j’ai le sentiment, quelqu’un de bien en face de moi.

20150424 Exposition Utopie(s) urbaines-37b

Exposition Utopie(s) urbaines – 24 avril 2015

Se laisser emporter et aller du côté de l’imprévu, voilà ce qui m’a plu ce soir dans cette invitation de Codex Urbanus à venir le retrouver pour le vernissage de l’expo Utopie(s) Urbaine à la Galerie Amarrage…. Revenons en arrière pour comprendre cette aventure.

Heureusement que Codex m’a écrit dans l’après-midi pour me rappeler cet événement, sinon je zappais, me mettais en pilote automatique et je rentrais directement à la maison en passant par la case « Châtelet Les halles ». En plus, il avait un argument de poids. Je ne parle pas de son talent bien sûr, ni de son physique de dieu grec mais de la dédicace qu’il m’avait faite pour l’interview il y a un an et que je n’avais toujours pas récupéré.

Avenue Pablo Picasso (Nanterre). Je remonte jusqu’à la Défense avec mes collègues. Nous chantons, nous dansons. A qu’il est bon d’être en week-end (et pour moi en vacances pendant une semaine). Une première séparation aux Quatre Temps. Puis une deuxième après un passage chez Starbucks. Me voilà seul face à mon destin !!! RER A. Châtelet Les Halles. Coeur du réseau. Toutes les petites fusées filent pour retrouver leur maison. Moi je prends le métro, ligne 4. Je me suis décidé pour aller au vernissage. Porte de Clignancourt. Sortir et se rendre Rue des Rosiers au coeur des puces de Saint Ouen. Il faut marcher. Le temps change, les nuages assombrissent le ciel. Bientôt le 88.

A y est. Un local. Une cour intérieur. Jo Di Bona en live. Une buvette (la convivialité ça fait toujours du bien). Je vois quelques têtes connus. Mais où est mon Codex??? Oui, à partir d’un moment les artistes deviennent nôtres. Je fais un tour dans la galerie. Il y a de la couleur, des styles et univers très différents. Au programme : Tarek, Spray Yarps, Basto, Mat Elbe, S. Neury, V. Pompette, RNST, Gags, Gregos, J. Jover, Codex Urbanus, Happy Fingers, Jo Di Bona.

Je me lance à l’extérieur. Au fond de la cour, Codex est également à l’oeuvre. Nous discutons. Il me donne la dédicace, miracle !! Nous faisons le point sur nos actus. Il va y avoir du lourd à la fin du mois (je n’en dis pas plus). Je continue mon tour, parle un peu avec Jo Di Bona. Cela fait un moment que je devais revenir vers lui pour éventuellement faire une interview. Je le rappelle mi mai pour voir les possibilités.

Les heures avancent. Je dois rentrer chez moi pour finir de préparer ma valise. Demain départ pour une semaine à Toulouse. Je vous laisse avec la galerie de photos. L’expo est jusqu’au 25 mai.
20150416 Exposition Kim et Moyoshi-28b

Exposition Kym et Moyoshi – 17 avril 2015

A deux c’est plus rigolo. A deux c’est intéressant et c’est beau. Le LavoMatik offre de grands murs pour deux artistes aux univers singuliers et qui se mélangent bien : Kym et Moyoshi.

J’avais déjà vu quelques collages de Moyoshi dans les rues de Paris. En ce qui concerne Kym, rien pour l’instant. Ce qui est intéressant c’est le dialogue entre les deux artistes, entre leurs oeuvres et leurs collaborations. D’un côté, de la peinture, des regards, des couleurs pastel et pourtant si vibrante ; de l’autre des traits noirs puissants, des yeux grands ouverts, des animaux, des totems, toute une mystique mystérieuse.

La terre qui permet la rencontre est le LavoMatik. Normal j’ai envie de dire. On s’y sent bien. Bonne zik. Accueil formidable. Le temps d’aller et venir, de lever la tête toujours plus haute. Le temps de prendre le temps. Je regarde quelques livres, je m’arrête sur plusieurs oeuvres. L’exposition vaut le coup, une belle harmonie en réunissant deux artistes sur les mêmes murs. A voir jusqu’à samedi 25 avril !!!

20150416 Exposition Ambition-10b

Exposition Ambition – 17 mars 2015

Mathgoth sait faire pour présenter des artistes de qualité et leur offrir un écrin dans lequel les mettre en valeur. Sans trop en mettre, ni pas assez. Cela doit venir du lien que les galeristes ont su tisser avec les artistes. Un lien de confiance. Une connaissance mutuelle.

A chaque fois que je passe par cette galerie, j’en prends plein les yeux. J’y ai découvert de nombreux univers. J’ai appris aussi à regarder, à chercher les détails, à me laisser porter par mes émotions, mes ressentis, à accueillir ce que cela pouvait provoquer en moi. Il n’est pas juste question de voir de belles choses (ce qui est subjectif) mais plus de voir de nouvelles choses. Vous avez d’ailleurs jusqu’au 9 mai pour aller voir cette exposition.

Là, c’est un grand de chez grand : Cope2. Les toiles sont lumineuses, colorées. Tellement vibrante que j’avais l’impression qu’elle avait été prise d’un mur et donc qu’il en manquait une partie. Tellement forte que j’en suis resté hypnotisé par cette orange. Brut, intense, débordant d’énergie. Du vandale libre comme m’a dit Mathilde. Effectivement il y a de ça : l’écho de la rue, de son côté le plus basique; le Street art dans son côté premier, subversif.

I promise on instagram to Cope2 to make a part in english. I’ll try to do my best. An artist is someone who provoke emotions, thoughts, questions. What I live in Mathgoth Galerie while I was watching Cope2 work is exactly this. I stand in front of « True Colors » and without knowing how or why, I stay there severals minutes. I check the price, just to know if I could buy it or not. I would have love to take it back home. I wish I could see Cope2 in the real and wild world, see his street art work in the street. In the US. In NYC. Or around the world. Who knows?… Maybe one day I will.
20150416 Exposition MG La Bomba-21b

Exposition MG La Bomba – 17 avril 2015

Vendredi 17 avril. Une semaine intense au travail se finit. Il y a eu des réunions en veux tu en voilà, des projets qui s’affinent, des fleurs à plus savoir quoi en faire. Je pars du Petit Nanterre après un atelier du groupe de recherche-action sur la participation des habitants. Il faut prendre le tram, direction La Défense. Ensuite, je cherche le plus court chemin pour aller à la galerie Nunc Paris. RER A puis B suivi d’un bus. Let’s go !!!

Il fait beau, le soleil est là. J’arrive à la galerie. L’accueil est sympathique. La musique est bonne. Malgré les reflets sur les toiles, je tente de me débrouiller pour prendre quelques photos. Nous discutons avec la galeriste ; elle me demande si je connais l’artiste. Connaître est un bien grand mot mais en tout cas j’ai eu la chance de vivre une semaine de dingue avec lui (et d’autres) à Aulnay sous Bois l’année dernière dans le cadre du Festival Rues des Arts.

MG La Bomba nous montre son immense talent. Sur toile, sur cassette VHS, sur téléphone, sur disquette, sur une photo, il y a de quoi voir. Le travail en 3D est impressionnant. Les détails sont époustouflants. La bombette est toujours là, comme signature. Il y a de la couleur, tel un feu d’artifice, de la force et de la douceur également. Vous avez jusqu’au 25 avril pour découvrir son univers.

20150411 Exposition Le Corps Trouble-15b

Exposition Le Corps Troublé – 11 avril 2015

Samedi. 16h45. Le ciel pleure depuis une heure. Le passage à la Galerie Ligne 13 pour l’exposition 10 ans de peinture à 4 mains n’aura pas eu  raison de nous. Pas à pas, nous atteignons le 18ème, la rue Lepic puis Tholozé. Dans la galerie, Yoshii nous accueille et prend le temps de nous faire découvrir l’expo. Au programme : Romain Slocombe, Richard LaillierFull ManoKashink, Oleksandra, Secrètes Savonnettes et Akiza.

Donner des clés sans en dire trop, ouvrir un espace de dialogue dans lequel chacun peut questionner, partager son ressenti, s’exprimer sur ce qu’il voit, voilà ce qui me plaît dans cette galerie. La première salle met en résonnance le travail de Romain Slocombe et d’Akiza. Les photos de femmes asiatiques, les mises en scène, l’esthétique, le grain de l’image fait écho avec les poupées et les pillules d’Akiza. La deuxième salle, au fond, est interdite au moins de 18 ans. Le contenu est explicite, les corps, les dessins, les supports, la scénographie, tout donne vie au mélange des genres, des univers. Des sexes. Des animaux. Des vices. Des sévices. Des jeux. Des plaisirs. Le tout est cohérent. Chaque partie vit et donne vie au tout. Telles des émergences qui fonctionne autant en tant que partie qu’en tant que tout.

Le travail de Full Mano donne à voir le côté aniMâle. L’homme, nu, sexe à l’air, fier, bandant, bandé, le fil rouge qui marque, qui démarque, qui fait surgir, qui fait rugir. Regarder la bête qui est en nous, regarder ces hommes pris pour cible. A côté, ce que fait Secrètes savonnettes est étonnant. La finesse, la délicatesse de ses savons sculptés. Les oeuvres semblent en flotaisson et pour celle posée sur la table, la transparence est impressionnante. Akiza joue de la surface de ces oeuvres, pliée, repliée, provoquant ainsi une dimension nouvelle au travail artistique. Quant à Richard Laillier, les dessins sont surprenant. Yoshii me raconte que beaucoup de visiteurs pensent que ce sont des photos. Effectivement c’est bluffant et j’ai du mal à décrocher mon regard de certaines oeuvres. Je ne suis pas malalaise mais intrigué, cherchant à savoir qu’est-ce qui se cache sous ses dessins, comment sont-elles créées.

Nous discutons encore un peu avec mon hôte. Yoshii sème en moi la curiosité des jours et mois à venir. En mai notamment, l’expo solo d’Akiza: L’oeil et la princesse. (je devrais ajouter expo hors les murs puisqu’à la galerie Remix Coworking, 12 rue des Fontaines du Temple, 75003 Paris).

20150411 Exposition 10 ans de peinture a 4 mains-18b

Exposition 10 ans de peinture à 4 mains – 11 avril 2015

Par deux fois je suis venu devant les deux galeries et je n’ai pas pu voir les expos. Comme si le sort s’acharnait sur moi et ne voulait pas me laisser voir. Maintenant j’en rigole. Peut être suis-je un peu dans la lune, un peu pris au travail, un peu surbooké. Ou pas. Tout simplement c’est un mauvais timing, des contraintes qui jouent contre moi. D’abord les horaires d’ouvertures. Passer à 12h30 alors que la galerie ouvre ses portes à 14h30. Etre persuadé ce 8 avril que j’allais enfin pouvoir entrer. Réaliser pour chacune des galeries qu’elles sont fermées le mercredi. Mais bon. Ce n’est pas de ma faute. Avec ce lundi férié, je suis tout décalé. Ou c’est encore les effets du changement d’heure. Oui c’est pas mal si je mets la faute la dessus. Finalement je me suis baladé, j’ai fait mon sport de la journée. Je ne désespère pas pour autant. J’insisterai. Je reviendrai. Samedi.

Pour Akiza La Galerie cliquer sur l’exposition Le Corps Troublé. Pour la Galerie Ligne 13 et l’expo 10 ans de peinture à 4 mains, continuez la lecture ci-dessous.

Dialoguer à travers une œuvre, donner du sens à « faire en commun », voilà ce qui m’a attiré jusqu’ici. Une exposition et deux grands noms du Street art français. Deux artistes, deux amis. J’avais assisté à un moment de complicité et à l’invasion du corps blanc de Jérôme Mesnager dans l’oeuvre d’Artiste Ouvrier lors des performances pour l’exposition Dali fair le mur. L’un n’avait pas de place pour peindre. L’autre lui a proposé de venir s’incruster. Et le mélange a pris.

L’un au pochoir, l’autre au pinceau; l’un en couleur, l’autre blanc. Instaurer un dialogue, apporter un plus à faire ensemble et ne pas tomber dans la juxtaposition de deux univers : pas facile et pourtant. Cela fonctionne. L’alchimie se fait. Parfois par les corps blancs qui se multiplient, qui s’imposent, qui transforment l’oeuvre. Parfois par la finesse de dessins, des visages, par le choix des couleurs. Les supports utilisés (toile, bois, porte) donnent vie différemment aux histoires que ces deux artistes, ces deux ouvriers ont voulu nous raconter.

Il y a de plus un écho particulier suite à l’interview du Baron. Mais pour cela il faudra la lire une fois sortie. Je me devais de passer voir cette expo et d’en garder une trace sur mon site. Pour les têtes en l’air, les retardataires, les personnes trop éloignées, il faudra vous contenter de cette galerie de photos.

20150315 Tetes de terre-24b

Martine Belay-Benoit

Vous faire découvrir cette personne et ses œuvres me tient particulièrement à cœur. Mais pour faire le lien, pour vous donner envie, je vais vous raconter une histoire. Martine, je la connais depuis que je suis bébé. Et pour cause c’est ma marraine.

Rendre visite à Martine et Michel, c’est au fond de moi du bonheur en vrac. Il fallait prendre la voiture, partir de Bourg-en-Bresse et prendre la route du Sud, direction Avignon. Généralement, nous allions au festival de théâtre chaque mois de juillet. J’en ai vu des pièces, de Ionesco à Molière en passant par Dario Fo, de création contemporaine au One man show en passant par du théâtre musical, de la troupe de Commedia del Arte à la compagnie de danse de Flamenco. J’ai posé mes fesses sur des sièges, des marches, de l’herbe, à l’intérieur d’un autobus, sur le parvis de la cité des papes. J’ai été quelques fois dans le IN, de nombreuses fois dans le OFF et même dans le OFF du OFF.

Mais rendre visite à Martine et Michel, c’est aussi passer dans l’atelier, là où Martine peignait, là où la magie prenait vie, là où de tubes de peinture jaillissaient un monde, un visage, une attitude, un regard. Bref la vie. J’étais (et je suis) encore fasciné par ce lieu. La voir à l’œuvre, poser pour elle, discuter d’arts et de musique, c’est un régal. Pouvoir prendre une feuille, des crayons de couleur ou de craies grasses, voire de la gouache et peindre. Laisser venir l’inspiration, rêver, Dessiner.

 Seulement depuis quelques années, ce n’est plus par la peinture qu’elle s’exprime mais la sculpture. La terre comme matière première. La tête comme modèle. Mais pas n’importe comment, une tête qui tire la langue. Drôle, touchante, rebelle, tant de langues, tant d’expressions, tant d’histoires. Car ce sont aujourd’hui sa famille, ses ami(e)s qui servent de modèle. Pour ma part, cela fait deux fois que j’y passe. La première existe déjà (à vous de la retrouver parmi les photos ci dessous). La seconde sera bientôt créée. Pour les personnes intéressées, je vous invite à faire un tour à Avignon en juillet pour le festival et SURTOUT pour découvrir la galerie éphémère de ma marraine, place des Carmes. Vous pouvez retrouver son travail en ligne sur ce site.

20150326 Exposition Walking on the dream-17b

Exposition Walking on a dream – 26 mars 2015

Besoin d’un peu de rêve??? Je vous emmène dans un monde intermédiaire, entre un « ici et maintenant » et un « ailleurs et infini ». Besoin de couleur? Alors c’est bien là qu’il faut vous arrêter, prendre le temps et ouvrir la porte des émotions. Pour cela, vous pouvez cliquer plus bas pour accéder aux photos ou vous rendre à la galerie Itinérance (7 bis rue René Goscinny dans le 13ème).

L’artiste a l’honneur est Seth, alias Julien Malland. Connu pour ces documentaires dans l’équipe des Nouveaux Explorateurs de Canal +, il offre une exposition onirique et chromatique (j’ose utiliser ce terme même si je ne suis pas sûr que l’emploi est correct). Une dizaine d’oeuvres, toutes vendues, sont sur les murs de la galerie. Chacune raconte une histoire, a une part de mystère et d’illusion, des arc-en-ciel concentrique, des sweats rayés à capuche.

Il y a souvent une partie absente, disparue. Les personnages sont en flottaison dans un lieu inconnu et semblent voyager au delà. Ils sont traversés par des énergies colorées. Le corps devient le véhicule et transporte, transgresse, transforme. Nous sommes au coeur d’une cosmogonie propre à Seth qui interroge sur ces êtres, sur ce qu’ils nous renvoient, sur ces rêves, sur ce qu’ils symbolisent. L’enveloppe corporel s’ouvre et rend visible le « moi » intérieur.

Il est intéressant d’avoir fait deux murs de brique à l’intérieur de la galerie pour mettre le dehors au dedans, pour rappeler que le principal travail est fait dans la rue. Le matériaux est un support également qui donne vie différemment aux deux personnes, femme et homme. Par le jeu du décalage entre les murs et du fait qu’il soit partiellement brisés, le spectateur peut apercevoir une toile. La partie ainsi créée de la galerie, sous forme de cavité, contient quelques toiles, plus organiques, plus viscérales. La scénographie apporte incontestablement une dynamique particulière aux oeuvres exposées (même si, à mon goût, la lumière manque un peu et mériterait d’être travaillée pour profiter davantage des toiles).

20150310 Exposition Epsy - Ma gueule par mes potes-05b

Exposition Epsy – Ma gueule par mes potes – 10 mars 2015

Joyeux anniversaire… Joyeux anniversaire… Joyeux anniversaire Epsy !!! Joyeux anniversaiiirrrreeeee !!!

Pour l’occasion, le LavoMatik est rempli d’oeuvres en mode voilà comment les autres artistes, ses potes représentent, voient, s’amusent avec Epsylon Point. Cela permet d’une certaine manière de voir le lien qui unit Epsy à ses amis, de voir ce qu’ils ont envie de raconter de lui, comment les univers se catapultent avec le sien. Comme une déclinaison, comme un ensemble de facettes du même individu, en sachant qu’Epsylon Point ne se résume pas à cela. C’est d’ailleurs un des artistes qui me plairait d’interviewer (qui sait ce qui se passera prochainement…).

Au programme : Alex Tréma, Ange Artist, Artiste Ouvrier, Artman Child, Ben Spizz, Bignow, BZT22, C215, Cearo, Claude Laurent, A.L. Tony, Elam, Ender, Ers, Eugénie Fauny, EZP, Fatal Boy, FKDL, Gabri Le Cabri, Gâchett, Gino, Geb 74, Gregos, Gumo, Happy Fingers, H2H, IZa Zaro, Jana & Js, Jazzu, JBC, Jean Starck, Jef Aérosol, Jinks Kunst, Johann Artiste, JPM, Kim Prisu, KristX, Le Baron Le Baron, La Signe, Lex Dura, M-E Paris, Maest, Mann, Mimi le Clown, Mr Voul, Miss Fuck, Mosko, Nefast de la Fourberie, Nemi, Nice Art, No Rules Corp, Oakone, Oswald Boston, Paddy, Paella Chimicos, RNST, Roswitha Guillemin, Sara Chelou, Shadee K, Shadow, Spray Yarps, Stew, Stoul Peintresse, Stra, Tea 76, Eric Vanstaën, Virgo Black, Viza Art, Zeb Sebon, Zut Flute Calamute. De quoi donner le tournis.

Il faut voir cela absolument !!! Mais il ne reste qu’aujourd’hui et demain. Donc bougez vous les miches !!!!! En plus, un livre est sorti en tirage limité :  « Ma gueule par mes potes ».

PS 1 : Attention, n’oubliez surtout pas le « Point » dans son nom. Il y tient énormément. Epsy pour les potes, Epsylon Point pour les autres.
PS 2 : Je ne me suis pas amusé à photographier chaque oeuvre. Trop de travail et pas assez de temps le soir où je suis passé. Maintenant cela vous oblige à y aller pour les voir de plus près.

20150310 Exposition Synergy-12b

Exposition Synergy – 10 mars 2015

L’image reflète une part de vérité que le photographe a réussi à capter. Elle ouvre sur une histoire, un lien, un moment précis. Elle évoque, raconte, donne à voir. Et pourtant, il y a tant à découvrir de ses propres yeux. Voilà pourquoi, au delà de vous offrir une série de photos de cette exposition, je vous invite vivement à vous y rendre. Elle est à la galerie Mathgoth, jusqu’au 4 avril.

L’image c’est aussi une source d’inspiration, un support sur lequel travailler, inventer, une matière à magnifier, à transformer. Elle capte une lumière, une attitude, une mimique, un regard. Elle peut alors vivre une nouvelle vie, à travers le pochoir.

Cette galerie offre un cadre unique et met en valeur deux artistes époustouflants. D’un côté Jef Aerosol, un des grands noms du Street art français. Pour découvrir son univers, il suffit de suivre la flèche rouge. De l’autre Lee Jeffries, un photographe basé à Manchester, qui au fil de ses découvertes, de ses voyages, photographie les gens et souvent les sans-abri.

Le cadrage des photos est particulier : proche du sujet, avec une focale fixe si j’en juge par le flou obtenu sur les rebords de l’image. Le noir et blanc qui creuse certains traits, qui met en avant les tâches de rousseur, qui rend intemporel le cliché. Les personnes photographiées donnent d’elles mêmes, de leur histoire, à travers leur yeux. Impossible de rester indifférent à cette série de portraits.

Le va-et-vient entre le pochoir et la photo permet de creuser au delà de l’image, de voir les reliefs, ce sur quoi l’un et l’autre ont voulu insister, la beauté et fragilité qu’ils ont souhaité montrer. La puissance des regards, l’oeil du photographe, la vie dans l’oeil du sujet photographié et l’oeuvre réalisée au pochoir et à la bombe, tout un ensemble réuni dans un même lieu.