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Exposition New Romantic – 8 novembre 2014

Il doit en falloir de la patience, de la dextérité pour arriver à autant de précision, de finesse, de beauté. J’ai été stupéfait de voir le papier tel de la dentelle, le découpage qui dessinent des visages, des mains, des fleurs. J’ai adoré l’utilisation des Moleskines, carnet  dont je ne peux me séparer (j’en ai toujours un avec moi). La couleur utilisée par petite touche sur certaines oeuvres donne de la profondeur, fait ressortir des détails, donne un supplément d’âme.

Je vous invite vivement à aller y faire un tour et observer de près ou de loin les oeuvres. Mathgoth accueille encore une fois un artiste d’exception jusqu’au 26 novembre 2014. Pour le coup, il y a énormément de choses qui m’attirent dans ce travail et pour lesquelles j’aimerais prendre le temps avec l’artiste, lors d’une interview ou d’un reportage… Qui sait, cela se fera peut être bientôt.

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Exposition Ardoises – 7 novembre 2014

Avant de rentrer chez moi, j’avais envie de me dégourdir les yeux. Direction le Cabinet d’amateur. A l’extérieur déjà, les oeuvres de Philippes Hérard m’accueillent. Suspendus, en flottaison, en haut des échelles. Il faut maintenant pousser la porte de la galerie pour voir « Ardoises ».

Il y a énormément de poésie dans ces oeuvres. Le support utilisé, à savoir des ardoises, rend également grâce à la créativité de l’artiste. Cela crée des aspérités, du volume, une vie à part. L’artiste joue également avec les deux faces des ardoises. Les scènes changent, subtilement. J’ai eu la chance d’avoir une démonstration de la part de l’artiste lui même pour l’oeuvre la plus grande .

Une belle rencontre, en simplicité. J’ai eu un coup de coeur pour l’un des oeuvres accrochés dans l’air. Vous avez jusqu’au 21 novembre 2014 pour voir cette exposition.

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Exposition Mysterious touch – 4 novembre 2014

Cela fait deux jours que je suis passé rue Tholozé. Ce soir j’avais le choix entre courir dans de nombreux vernissages de Street art ou rentrer chez moi et profiter de ma fin de journée pour vous dire qu’il y a une exposition jusqu’au 22 novembre à ne pas rater. J’irai faire un tour demain ou samedi dans ces autres galeries pour voir. Franchement, je prends l’option moins de monde et plus de temps pour profiter. Et puis c’est d’un duo de choc dont je vais vous parler, un couple que j’apprécie énormément, une galerie qui ne cesse de me surprendre.

Akiza la galerie sait être le lieu de la rencontre. Ils le prouvent encore une fois en proposant une exposition solo de Yoko d’Holbachie. L’univers est fantastique, coloré, le travail de l’artiste est remplie de détails, de points, traits, d’arrières plans vaporeux et oniriques.

Les deux couleurs d’Akiza font face à une multitude de couleurs de Yoko d’Holbachie. Un écho se joue pourtant au niveau des personnages, déclinés pour chaque artiste presque à l’identique. La bouche, les yeux, les coiffes, les corps différents, mais presque symétriques. L’aspect est enfantin et inquiétant à la fois, unique et multiple. J’avais autant l’envie de pouvoir serrer dans ses bras ces êtres ravissants et l’impression qu’ils préparaient un sale coup.

Prenez le temps d’aller dans cette galerie, d’observer chaque oeuvre, de vous évader dans cet ailleurs magique. Vous pouvez également lire l’interview d’Akiza et revoir les expositions précédentes Le vent nous portera, Summertime, Insectes et Arachnides.

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Exposition Libertés, égalités, fraternités – 4 octobre 2014

 C215 est exposé dans une galerie parisienne jusqu’au 8 novembre, encore quelques jours pour en profiter. Il faut se rendre dans le 1er arrondissement, au 356 rue St Honoré, dans l’Opera Gallery, sonnez à la porte puis attendez que l’on vous ouvre et prendre les escaliers.

Au premier, il y a de quoi se faire plaisir aux mirettes. Le travail du pochoiriste est encore une fois étonnant tant sur les couleurs que sur le choix des supports (toile, planche de bois, fenêtre, carte d’école). Plusieurs personnages me rappellent des œuvres vues sur des murs à Vitry-sur-Seine ou vers la Bibliothèque François Mitterrand. Il faut oser monter au deuxième étage pour voir un valise revisitée par l’artiste et des œuvres de Niki de Saint Phalles, Calder entre autres.

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Interview de Toctoc

Avec Toctoc, cela s’est fait en deux fois. La première, à force de le suivre, de le tagguer sur mes photos puis de devenir « ami » sur Facebook, je lui ai proposé de le suivre un soir dans une virée collage. L’occasion a failli avoir lieu. Mais finalement cela ne s’est pas fait. Peut être fallait-il que l’eau coule sous les ponts, que les jours passent et ne se ressemblent pas.

Plusieurs mois plus tard (je ne lâche rien), voilà que je suis pris d’envie de le contacter après avoir vu quelques unes de ces oeuvres au Cabinet d’Amateur. Ce soir là, j’étais allé rendre visite à mon cher Codex Urbanus qui faisait une performance live. Dans cette charmante galerie du 11eme, une exposition collective de fin de saison.

Le contacter, disais-je, déjà pour savoir s’il avait des oeuvres en stock avec Batman et Robin (rêvant secrètement d’en acheter une). Puis si nos agendas peuvent coïncider, je serai ravi de l’interviewer. Etant en train de finir de retranscrire la dernière, je ne souhaite pas m’engager dans une si l’autre n’est pas en ligne. Mais bon, il faut faire des exceptions et le plaisir de faire mon travail de passeur me pousse à fixer une date. Il est dispo début août. Il faudra juste que cela soit après le boulot.

Comme d’habitude, le rendez vous approche et les contours se definissent progressivement. Je laisse le choix du lieu au bon vouloir de l’artiste. Un endroit qui lui correspond, dans lequel il est à l’aise. La seule contrainte est qu’il ne soit pas top bruyant pour que je puisse enregistrer. Rdv pris le 4 août 2014 à 18h30 (ramener à 18h15), devant la fontaine Saint Michel. Il m’a dit connaitre plusieurs bars où se poser. Je sors du RER B et descend l’avenue St Michel, évitant les touristes. Le ciel gris n’a rien de rassurant et pour l’anecdote j’espère qu’il ne pleuvra pas en l’attendant car j’ai oublié mon parapluie au travail. J’ouvre de nouveau une fenêtre sur un univers artistique. Cela me réjouit d’avance.

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3 expositions en 1 balade – 18 octobre 2014

3 en 1, cela fait télé shopping. Sauf que pour le coup, je n’ai rien à vous vendre et je n’ai aucun intérêt en nature pour chaque personne passée dans ces 3 lieux. Juste le plaisir de vous faire découvrir 3 galeries de Street art que j’apprécie tant par la qualité des artistes proposés, de l’approche complètement différentes de les mettre en avant, que par les espaces dévolus pour l’exposition.

3 en 1 effectivement car elles sont à 500 mètres l’une de l’autre. Et tout cela facilement accessible : vous pouvez soit sortir à Bibliothèque François Mitterrand, faire un tour par les Frigos, aller d’abord à la galerie Itinerrance,  chasser ensuite quelques Gouzous avant d’entrer dans la galerie Mathgoth puis passer à côté du tram pour finir au Lavo Matik, soit sortir à Avenue de France et le faire dans le sens inverse.

3 en 1 qui m’a permis de profiter pleinement du soleil de ce samedi après midi. Voilà en détails les galeries et les artistes exposés, profitez bien de cette offre culturelle !

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Portes ouvertes Albatros – 18 octobre 2014

Montreuil est une ville qui vibre et qui vit. Il y a de quoi faire, voir et profiter. Le week-enk passé, un lieu emblématique ouvrait ses portes et laissait entrevoir les univers imbriqués et scénographiés de plusieurs artistes. De la sculpture au Street art, du chaos de la ville au monticule de feuilles d’automne, l’Albatros donnait son espace à envahir. Chaque coin était occupé. Des mannequins flottaient dans les airs, attachés par des cordes, de la broderie dans la salle du haut, du pochoir à côté, puis loin de la photographie. Ces anciens studios de cinéma permettaient de jouer sur les tailles, la hauteur, le volume, de recréer des espaces confinés, de jouer entre la juxtaposition et la complémentarité. Au programme : MG La Bomba, Artof Popof, Mosko et associés, Mr Pee, Lise DUHAY, Zemask, Monsieur chat, Vinie, Jérôme Mesnager, Bault, FKDL, Kashink.

Une fois par an donc, un lieu à découvrir, à explorer. Enfin il faut y revenir à d’autres moments et également pour son mur extérieur recouvert par des bombes de peinture. Connu également pour ces activités culturelles, j’y étais venu à plusieurs reprises pour mes amies Les Akouphènes. Elles avaient participé à un concours et avec Rhythm and Town à un concert filmé. D’ailleurs, pour les amateurs de très bonne musique, elles se produisent pour une soirée exceptionnelle le 29 novembre 2014 aux Trois Baudets.
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De Nunc au Lavo Matik – 4 octobre 2014

Samedi dernier, il y avait plein de choses à faire. Cela a commencé par un déjeuner en famille avec mon grand-père. Il était de passage sur Paris. Il part dimanche 5 pour l’île de la Réunion voir mes parents et il passera également à Mayotte voir mon oncle, ma tante, mon cousin et sa p’tite famille. A chacune de ses venues, nous profitons de lui et l’emmenons à la découverte de la capitale. Nous sommes allés manger dans un restaurant japonais, rue Saint Anne dans le 1er arrondissement. Un régal !!

Nous profitons du soleil pour faire un tour dans le jardin des tuileries. Puis nous prenons le bus en direction de Nunc. J’ai réussi à convaincre mes amis de découvrir deux expositions. Le 17 septembre, c’était De Mathgoth au Lavo Matik;  ce 4 octobre il y a du changement.

" Certains regardent la réalité et disent : « Pourquoi ? »
Moi, je rêve de l'impossible et je dis : « Pourquoi pas ? » "Robert Francis Kennedy

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Exposition Le vent nous portera – 20 septembre 2014

Il faut sortir Métro Blanche, ligne 2. Remonter rue Lepic, tourner à droite et tout de suite à gauche, rue Tholozé. Quelques pas encore et vous arrivez à l’exposition Le vent nous portera à AKIZA la Galerie.

Faire une exposition collective, thématique, peut être un exercice plus que périlleux. Choisir des oeuvres parmi celles déjà créées par certains artistes, passer une « commande » pour des oeuvres inédites, voilà également qui n’est pas chose facile. Mais pour AKIZA, c’est là où ils excellent. Réunir des artistes d’influences diverses, de techniques si différentes rend compte de la force de cette galerie.

On passe du Street art à l’art sombre, du travail photographique à celui au fusain, de dessin vaporeux, onirique sur fond blanc à des câbles, lampadaires dans un bateau noir. Au programme : AdeyAkizaAngel RoyCodex UrbanusDocteur BergmanDom GarciaEmika, Frédéric FontenoyHadrien Durand-BaïssasIemzaJean-François B.Le petit monde tentaculesque d’Emilie, Michaël BrackRichard LaillierVavje.

L’ensemble est cohérent, les hôtes sont toujours aussi accueillants et attentifs. A la question de Robinson « si tu pouvais partir en courant avec une œuvre de l’exposition en bousculant tout le monde pour t’enfuir, ce serait laquelle ? », j’ai une réponse. Ce serait une de Iemza. Et s’il fallait voter parmi les galeries et leur exposition de rentrée, AKIZA sans hésiter !!! Pour les curieux vous pouvez lire l’interview d’AKIZA.

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De Mathgoth au Lavo Matik – 17 septembre 2014

Finir sa journée par deux expositions de Street Art, cela fait du bien. Surtout qu’elles ne sont pas loin l’une de l’autre et que le soleil était avec moi. Direction donc Bibliothèque François Mitterand.

Première étape : Mathgoth, 34 rue Hélène Brion dans le XIIIème. La galerie propose l’expo « Souvenirs de vacances » de FENX jusqu’au 4 octobre 2014. Il est question de traces, de visages qui laissent place à des mots. Les couleurs sont belles, le travail de matière très intéressant. On se rappelle alors ce que nous avons fait durant l’été, le bord de la piscine, la séance de bronzage, ce baiser échangé, ce moment qui s’inscrit à jamais dans la mémoire.

Deuxième étape : Lavo Matik,  20 boulevard du Général Jean Simon dans le XIIIème. Ici, c’est Nice art qui a envahi l’espace. Le lieu donne de la hauteur aux oeuvres. Mi galerie, mi librairie, il y a de quoi se faire plaisir. Nice art propose un travail de pochoiriste de qualité sur de multiples supports : bois, toiles, panneaux de signalisation. Pour moi, c’était également l’occasion d’acheter deux livres pour compléter ma collection.

Demandes moi

Demandes moi de la profondeur
Et j’écrirai au delà des étoiles

Demandes moi de te répondre
Et je te prendrai dans mes bras

Demandes moi d’être disponible
Et j’en oublierai mon chemin

Demandes moi la valeur des choses
Et je te dirai que je ne fais pas le poids

Demandes moi la lune
Et je garderai les pieds sur terre

Demandes moi de t’écrire un poème
Et je mettrai fin à notre histoire

Et si jamais tu ne savais plus quoi me demander
Je te sourirai en espérant que cela soit temporaire

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Exposition Dalí fait le mur – 10 septembre 2014

J’ai entendu pour la première fois parler de cette exposition par AKIZA. Le soir de son interview, il venait de finir la toile après une petite nuit. Elle séchait dans la cour. C’était avant l’été. Depuis il y a eu l’exposition Summertime dans leur galerie et la sortie de l’interview d’AKIZA.

Après une semaine de vacances j’ai repris le travail. Début septembre, AKIZA me fait un message me demandant si j’ai des informations sur l’exposition Dalí fait le mur et si ça me dirait d’être présent au vernissage. Ils oeuvrent auprès de la commissaire d’exposition Véronique Mesnager. Quelques jours plus tard, un message via Facebook. Elle me demande si je peux lui envoyer mon email pour qu’elle passe l’adresse à l’agence de com qui s’occupe de l’événement. J’ai une accréditation presse. Je pose quelques questions, novice que je suis en la matière et surtout car pour participer à l’événement il faut que je pose ma 1/2 journée.

Tout est ok. L’invitation, le dossier de presse, l’appareil photo. Je retrouve AKIZA dans leur galerie. L’occasion d’acheter deux t-shirts dont celui en lien avec l’œuvre réalisée pour Dalí fait le mur. Yoshii et Robinson ont encore à faire. Nous décidons de nous retrouver au musée directement. Devant, on installe des plaques blanches en contreplaqué pour les performances qui vont suivre.

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Exposition Ce que l’on ne regarde pas vraiment

Une info, comme ça en passant. Mon ami Julien Henrique, qui gère l’annexe du centre d’animation Montgallet, m’a proposé d’accueillir une installation avec mes photos de Street art et des transports en commun. J’ai donc créé l’exposition « Ce que l’on ne regarde pas vraiment ». Vous trouverez en cliquant ci-dessous ma note d’intention et quelques clichés. Vous pouvez également aller à l’Annexe – 10 rue érard, Paris 12ème sur les horaires d’ouverture du centre.

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Interview d’AKIZA

Il faut se rendre dans le 18ème. Arpenter la butte, découvrir les alentours vers le métro Pigalle, Blanche. Remonter, éviter un peu les touristes de la Rue des Abbesses. Et surtout aller voir AKIZA. Une galerie. Un artiste. Un deux en un magnifique et troublant, envoûtant et subtil. Rue Tholozé. Il faut pousser la porte un jour et y retourner. Je dis un jour sans préciser car ils sont quasiment ouverts 7j/7, 365j/an. Y retourner car il y a à tant voir, à savourer, car il y a tant de questions à leur poser, de t-shirts avec lesquels repartir.

Cela fait plusieurs mois que je suis passé voir cette galerie. Accueilli par YoSHii, un bonjour, un sourire, une invitation à découvrir l’expo du moment. Robinson pas très loin, dans la salle du fond en train de jouer les passeurs. La conviction que ce lieu est une pépite, où l’on peut s’en mettre plein les mirettes et ressortir en étant moins bête qu’en entrant. Moi j’étais curieux. Eux étaient présents, prêt à répondre à ma curiosité, dans un échange précis et riche, avec des mots justement choisis. Moi avec l’envie d’aller au delà et de comprendre davantage Akiza, cette poupée, cet univers. Eux avec la promesse de prendre le temps pour cela.

23 juin, 17h. Il me demande quelques minutes pour s’occuper de deux personnes et donner un coup de peinture sur une œuvre. Je profite de ce temps pour faire le tour de l’exposition Arachnides. Plusieurs artistes sont présentés. Finalement vers 17h30, nous nous installons, en mode fauteuil et table d’appoint, deux verres de limonades et mon microphone. Et là, pendant 2h, j’ai bu ses paroles. J’ai accepté facilement de mettre un peu de côté mon questionnaire pour m’ajuster à ces propos et réagir en fonction de la direction que nous prenions. Akiza. Son histoire, son univers. Un tandem, une aventure humaine et artistique. Une poupée en noir et blanc.

Le temps a filé. Je les ai retenus plus que la normale dans leur galerie. Je m’en veux. Vous comprendrez d’autant mieux quand vous aurez lu ce qui suit.  J’espère que vous serez contents, Robinson et YoSHii, de cette interview. Cela sera ma manière de vous demander pardon. Je retournerai à AKIZA encore, je le sais déjà. Pour les curieux vous pouvez également lire le résultat d’une enquête AKIZA – Vu de l’extérieur avant de cliquer ci-dessous.