Yaël Naïm & David Donatien – 29 novembre 2016

Soleil. Je marche dans les rues de Paris pour retrouver l’amie avec qui je sors ce soir. Nous avons le temps. Savourer l’instant présent. Se raconter nos vies. Partager un verre ou un déca dans notre QG. Rire. Payer la note et partir. L’heure approche. Nous prenons le RER A pour Nation puis remontons le Boulevard Voltaire.

L’adresse n’est pas anodine. C’est le 50. Nous arrivons au Bataclan. Il est 19h45. Pas de stress, pas d’appréhension pour rentrer dans cette salle. Juste le plaisir de la retrouver. Au fond de mon coeur une pensée pour les victimes, leurs proches. Au fond de mon esprit un poing levé pour dire « nous ne céderons pas face aux ténèbres ». La salle se remplit doucement. Nous sommes au balcon. Assis (au mieux) nous attendons.

Pas de première partie. Yaël Naïm arrive avec David Donatien pour un duo. A la guitare, au xylophone, au piano, ils changent, échangent avec simplicité et montrent l’étendu de leur répertoire, la finesse de son accompagnement, la beauté de sa voix. Il suffit de peu pour sublimer un moment, le rendre inoubliable et faire frissonner les coeurs présents.

Le Quatuor Debussy vient rajouter un beau supplément d’âme. Ils enveloppent les chansons avec douceur. Les 4 instruments à cordes sont autant de voix qui me parlent. Je suis pris aux tripes, je sens l’émotion au bord de mes yeux. Je pleurs. C’est eux qui remplissent les deux interludes et nous offrent avec brio une parenthèse enchantée.

Le public me semble sage par rapport à d’autres concerts. Comme attirer par la lumière, comme ébloui par sa voix, il a fallu attendre son invitation pour chanter et pour taper dans nos mains. J’ai à plusieurs reprises fredonner les paroles. J’ai fermé parfois mes yeux pour inscrire au plus profond de ma mémoire ces instants. La reprise de Toxic de Britney Spears est extraordinaire. Pour le dernier morceau, Yaël Naïm invite sur  scène un violiniste Yasser Haj Youssef. Un véritable bijou !

PS : Pour celles et ceux qui souhaiteraient écouter le concert, cliquez sur le lien

Awa Ly – 23 novembre 2016

Un amour. De l’amour. Tant d’amour. Un bonheur. Du bonheur. Tant de bonheur. Voilà je pourrais m’arrêter là pour vous décrire ce concert. Je pourrais vous dire que j’ai été transporté par sa voix. Je pourrais vous raconter le moment où j’ai été ému aux larmes, le moment où je me suis levé pour danser, le moment où j »étais si heureux d’être là.

Je vous dirait bien qu’il FAUT aller voir Awa Ly sur scène pour vibrer à l’unisson, pour partager de la joie, pour gouter à sa générosité, pour harmoniser votre humanité sur des ondes positives, bienveillantes. Et tant que vous ne conjuguerez pas le verbe « aller voir Awa Ly en concert » au présent, vous ne pourrez percevoir qu’une partie de ce que j’ai vécu.

Beaucoup de choses me traversaient l’esprit, me remplissaient le coeur. Déjà l’envie de photographier ce concert, les expressions des musiciens, les mains d’Awa Ly quand elle dansait, le jeu de lumière sur son visage, l’intensité du solo de guitare, la précision des mouvements du batteur, la puissance des cordes de la contrebasse. J’avais à l’esprit les angles les plus intéressants pour prendre des photos, pour montrer un peu la magie.

Puis j’avais en tête des paroles de chanson, l’envie d’écrire pour cette chanteuse talentueuse, si entière, si pleine de vie. Mais en quelle langue puisqu’elle parle anglais, français, italien, qu’elle les emmêle, qu’elle les fait virevolter. D’ailleurs voici de quoi découvrir son côté polyglotte : Let’s me love you, Il mestiere di vivere, Tout le monde veut devenir un cat.

C’est également sa force, son engagement qui ont fini de me conquérir. Elle a ouvert son coeur, elle a parlé simplement de ses émotions, de sa profonde tristesse lorsqu’elle a vu les naufragés, les morts au large de Lampelusa. Situation qui lui a inspiré une chanson, Here. Chanson qui a créé un écho avec plusieurs artistes, qu’elle a invité ce soir sur scène : Ben l’Oncle Soul, Nawel Ben Kraiem, Regis Kole, Pascal Danaé. De toute beauté !!!! Merci beaucoup Awa et qui sait, j’aurai la chance que certaines de mes envies voient le jour.

Imany – 14 novembre 2016

Première fois à l’Olympia. Pas pour cette magnifique chanteuse qu’est Imany mais pour moi. Aucune appréhension particulière. Quoi que, une année est passé depuis ce soir du 13 novembre, ce soir où j’allais à la Philharmonie écouter Fatoumata Diawara et Roberto Fonseca. Ce soir où les choses ont basculé dans l’horreur et la tristesse.

Nous sommes le 14 novembre 2016. Après avoir pris avec une amie un verre de rouge et une planche mixte dans un restaurant à proximité de cette mythique salle de concert, après avoir dégusté quatre délicieux macarons de chez Pierre Hermé (mandarine, rose, pain d’épice et fruit de la passion) il est l’heure d’entrer. La première partie met dans l’ambiance. Une bonne et agréable soirée commence avec Yaya Solale.

Puis la salle s’électrise. Après 20 minutes d’attente, Imany et ses 7 musiciens entrent en scène. Les percussions donnent le ton. Le piano et les violoncelles donnent du corps. La guitare acoustique, la basse complètent le tableau. Et la voix, envoutante, d’Imany charme dès le premier mot. La qualité du son et de la lumière finissent de boucler la boucle. Nous voilà les témoins privilégiés d’un concert exceptionnel. Je ne saurai dire si c’est le public qui portait Imany et ses zikos ou si c’est elle qui nous a transportés.

Ses textes sont puissants, engagés. Ils vibrent dans les coeurs de chaque spectateurs, spectatrices. Ils font scintiller les lumières de tous les humains présents ce soir et permettent d’éclairer ensemble les ténèbres que certains veulent créer. De magnifiques reprises de Queen, des Fugees, de Pauline Croze, de Terence Trent D’Arby viennent transporter la salle au delà de l’espace et du temps. L’énergie, l’aura que dégage Imany fait danser les êtres. C’est tout simplement merveilleux !!!

Le concert a été enregistré et diffusé sur arte. Cliquer sur ce lien pour le voir, le revoir.

Vivaldi recomposed – 10 janvier 2016

Ce soir, première sortie de l’année : direction la Philharmonie de Paris pour le concert de Max Richter. L’année dernière, à la même époque, les choses étaient toutes autres. Je me souviens être descendu dans la rue, d’avoir marché à côté de milliers d’autres, d’avoir pleuré. Je me souviens être stupéfait, être envahi de rage. Je me souviens avoir écrit pour libérer ma douleur. La dernière fois, dans ce lieu, c’était le 13 novembre 2015 dans la petite salle.  Je me souviens la magie, l’ambiance, l’énergie de Fatoumata Diawara, les mélodies de Roberto Fonseca. Je me souviens avoir fini debout, en train de danser, de vibrer dans une diversité de sons. Je me souviens l’incompréhension en sortant de la salle, en reprenant le métro puis le RER pour rentrer à la maison. Je me souviens avoir écrit pour raconter la contradiction de cette belle et tragique soirée.

Il est important de continuer à aller à des spectacles, à des concerts, de sortir de chez soi pour vivre. Il est important de se réunir pour dire notre amour de la culture, pour apprécier ensemble ce langage universel et précieux qu’est la musique. Il est important de saisir les occasions, de créer des rencontres, de se faire du bien tout simplement, de le partager avec celles et ceux que l’on aime.

Pour dire vrai, cela faisait un moment que j’attendais ce concert. Entendre en live Max Richter, quel régal !! Surtout que ce soir c’est deux en un si je puis dire : Vivaldi recomposed pour commencer et The Blue Notebook pour finir. Je suis d’autant plus content que cela va me permettre de découvrir la grande salle de la Philharmonie.

Ibeyi – 12 octobre 2015

Si j’écoute au fond de moi, je dois reconnaître que mon envie d’écrire des articles concernant la musique à commencer au concert d’Ibeyi en octobre 2015. Et comme j’adore ce groupe, leur énergie, leur univers et que secrètement je rêve de faire un projet avec elle (que ce soit pour de la photo, pour l’écriture d’une chanson) j’avais envie de vous le dire.

Revenons dans le passé. 12 octobre 2015. Je retrouve mon amoureux vers le métro Cadet. Après une bonne journée de travail, il faut un sas de décompression pour apprécier correctement un concert. Rien de tel qu’un bon repas !! Pourtant le resto que nous avions prévu à changer de propriétaire et ne fait plus buffet japonais à volonté. Nous remontons doucement en direction d’Abbesse, espérant trouver en chemin une bonne table. En surfant sur l’appli la Fourchette je trouve un resto, mode belle époque, absinthe sur le comptoir. En avant !

L’heure approche. Nous nous rendons au Petit Trianon. La salle est magnifique. Intimiste. A taille humaine. L’ambiance musicale fait déjà bouger les gens. Des couples. Des ami(e)s. Une première partie agréable. Seul, guitare. Une belle gueule. De quoi patienter. Puis les voilà : Ibeyi. Deux jumelles, deux beautés !

Hindi Zahra – 18 novembre 2015

C’est le coeur serré que je venais au concert d’Hindi Zahra et aussi le poing levé au fond de mon esprit. Peur, oui. Renoncer de vivre et prendre plaisir à être avec les autres, non.  Au delà de braver les ombres seul, c’est avec ma meilleure amie que nous sommes venus écouter de la musique. Mais avant de vous raconter la beauté de ce que j’ai vécu, je voulais raconter comment nous y sommes arrivés.

Nous avons joué. Ou plutôt j’ai embarqué mon amie dans une chasse au trésor dans et autour de la Gare du Nord. Pas facile de s’amuser, de rire, de serpenter dans les recoins de la Gare. Je l’attendais bercé au loin par la musique du piano en accès libre. Imaginer que cet instrument, apaise les coeurs, soulage un peu les peines. Je vois des femmes et des hommes se relayer sur les touches noires et blanches, se parler, prendre le temps pour écouter le prochain. Et autour, des esprits qui s’évadent, qui vibrent avec les mêmes notes, avec cette langue universelle.

Nous sommes allés en haut, en bas, sur le quai du Thalys et le n*36, au niveau du RER B, des boutiques. Elle a résolu des énigmes, un sudoku. Nous avons vu du street art par ci et par là. Nous avons dîné indien. Nous avons bu un thé chai. Puis direction le théâtre des Bouffes du Nord. Première fois en ce lieu. Drôle de théâtre, l’odeur du bois, la scène usée, qui en a vu passer du monde. Drôle de salle, intimiste, douce et rassurante, étroite et abrupte.

6 musiciens et 1 chanteuse. Hindi Zahra je te découvre enfin en live. Une amie toulousaine m’avait enchanté avec ta musique. Maintenant à moi de ravir une autre amie. Que c’est bon le partage !!! En avant les percus, les guitares, la trompette, la basse. Donner nous de quoi nous déhancher, de quoi trembler, de quoi libérer quelques larmes. Envoûtante sa voix. Puissante. Une musique parfois rock, parfois folk. Des sonorités d’ici et d’ailleurs. Des chants venant des tripes, du plus profond. Une transe. Une résistance. Un pur bonheur !!! Des musiciens exceptionnels, avec une émotion à fleur de pot, avec une maîtrise de leur instrument.

Quelques mots, sans l’avoir prévu, pour (re)donner espoir, pour croire en toutes ces lumières que nous sommes et qui illuminent la terre. Quelques mots remplis d’amour. Merci !!!

Fatoumata Diawara & Roberto Fonseca – 13 novembre 2015

Il y a des concerts qui changent tout, qui donnent envie d’en parler, de donner un peu de l’immense vibration que j’ai vécu. Je sais que je ne suis plus musicien, que je ne suis pas critique. Ce n’est d’ailleurs pas comme cela que je souhaite parler. C’est l’humain, au dedans, qui a été touché au coeur. C’est l’écho si puissant que j’ai reçu. C’est cette langue universelle qu’est la musique que j’ai eu le privilège d’entendre. C’est cette aventure humaine qui mêle sur scène deux univers, deux continents, des artistes, qui offre une parenthèse merveilleuse que j’ai pu vivre.

Alors me voilà, pour vous raconter cet instant, ce beau moment. Je prend le temps de construire un pont entre vous et ces musiciens épatants pour que à votre tour cela vous donne envie d’aller les voir, d’écouter ce qu’ils ont à raconter, de savourer avec vos proches, vos amis cette musique. Il y avait une forme de magie dans la salle, qui unissait les coeurs, qui faisait vibrer les corps. Il y avait une langue que je ne comprenais pas et pourtant qui me remplissait.

Les Akouphènes – Polaroïd

Voici la captation vidéo de Polaroïd, l’une des dernières chansons de mes amies Les Akouphènes. Vous pouvez également découvrir les photos que j’ai prises durant cette journée par ici.

Mother by Cleofa

Voilà le clip de la chanson Mother par Cleofa, écrite par Cedric Delest et moi même. Cette aventure a commencé en décembre 2013, à mon retour de Londres. Cedric m’a proposé d’écrire pour sa boite de production Sochic4u Music. Je me suis prêté au jeu. Depuis, une vingtaine de textes ont voyagé d’un côté à l’autre de la Manche.

Pour ce titre, Cedric avait jeté la base et je suis venu rajouter ma plume. Et voilà, Mother, chanson spéciale pour la fête des mères. Elle est sortie en Angleterre il y a une dizaine de jour car pour eux, Mother’s day est le dernier dimanche de mars. Pour la petite anecdote, ma maman a versé sa larme en écoutant la chanson, en se disant que son fiston avait écrit les paroles…

Profitez ! Ecoutez !! Et téléchargez  le titre légalement !!!!!