Exposition Rehab 2 – 17 juin 2017

Quand deux bloggeurs passionnés se rencontrent, cela crée forcément une belle après-midi Street art. Forcément je ne sais pas mais là, je pense que l’énergie et la personnalité de Miss Acacia s’accordent bien avec les miennes. Revenons tranquillement en arrière pour raconter la genèse de cette virée dans le 13ème.

Sans remonter trop loin, nous avons depuis plusieurs mois eu l’occasion d’échanger sur Facebook, partageant nos articles, se suivant parfois sur une expo (l’un publiant avant l’autre), interviewant les mêmes artistes. J’apprécie beaucoup son regard sur le Street art, son angle éditorial, la manière dont elle parle et partage sa passion. Nous nous suivons sur instagram, et à plusieurs reprises nous nous sommes rendus compte que nous étions au même endroit au même moment, publiant une fois en direct. Le virtuel est devenu réel plus d’une fois et cela a toujours été un plaisir que de discuter ensemble.

Récemment, dans un moment de doute, de course poursuite derrière le temps, je lui ai écrit pour savoir comment elle faisait, comprendre comment elle sélectionnait les lieux où elle se rendait pour écrire un article, comment elle organisait son temps entre le pro et le perso. Car comme moi, son blog de Street art est un à-côté, une passion qui l’embarque au delà du métro-boulot-dodo pour rajouter certains jours quelques détours avec des pochoiristes, quelques rencontres de muralistes, quelques expos collectives. Car je voulais savoir comment ne pas passer son temps à courir d’une galerie à l’autre, de ne pas se fatiguer et être dévoré par cette passion. Nous avons commencé à discuter puis rapidement nous nous sommes dit qu’il faudrait se voir.

Elle est en transition, en cours d’installation sur Lyon. Tiens une autre connexion. Entre deux aller-retour dans la capitale des Gaules, nous avons fixé un rende-vous ce samedi 17 juin. Au début sans savoir où nous irons. Mais quoi de mieux pour nous réunir qu’une exposition de Street art. Benoît Maitre du LavoMatik m’avait parlé mercredi de ce projet Rehab 2 dans un bâtiment de la Cité Universitaire. Avant que le bâtiment ne soit réhabilité, il a été investit par une centaine d’artistes, avec aux manettes Bitume et l’artiste Kesadi. La proposition a emballé Cécile. Rdv donc à 13:30, devant l’entrée. 

Expos dans le 13ème – 14 juin 2017

Mercredi. Jour le plus chaud de la semaine. De quoi faire au boulot, à tel point que je dois  emmener quelques bricoles à la maison. En ce moment, un projet prend de la place; il s’agit de la création au sein de la Régie d’une boite à don. Je suis secondé par une stagiaire et cela permet de tenir le cap et d’avancer. De 14h à 17h c’était un tout autre sujet: création de bombes de graines au centre social avec des habitant.e.s. Une équipe réduite certes mais plus que motivée par l’idée de Green guerilla et de refleurir le quartier. Nous créons nos bombes, mettons les mains dans l’argile et la terre puis partons sillonner le quartier, jetant ici ou là nos bombes.

L’heure de fin approche. Heureux de notre mission plus que remplie et l’envie déjà de recommencer. Je récupère mes affaires. Direction le 13ème arrondissement. Evidemment que c’est pour du street art. Evidemment qu’il y aura du Murs Ouverts. Mais là ce n’est plus trois galeries mais cinq que je vais voir. Elles poussent et se regroupent vers le tramway. Je fais donc un crochet, par la ligne 14 et la station Bibliothèque François Mitterrand. Allons voir ce que nous réserve ces galeries.

Camille – 8 juin 2017

Tout cela commence avec un concert. Il y a quelques années de cela. Camille au Théâtre des Champs Elysées. Une telle magie, une si merveilleuse artiste qu’à peine le concert finit je me suis juré de retourner la voir. Je me souviens de plein de détails de ce spectacle : les lumières, sa présence scénique, son énergie, le premier morceau autour d’une unique ampoule, sa danse. Du coeur, de la voix. Une histoire de vie, de naissance. Vibrant. Intense. Ilo veyou. Avec des bijoux comme L’étourderie, Tout dit (diamant pur), Allez allez allez, Au port. Cela me ramène également à l’album Sur le fil, avec le titre Ta douleur. Mais c’est une autre histoire.

Bon. Les années ont passé. Et l’attente a créé une envie stable, une veille sur les réseaux sociaux, les canaux musicaux pour ne pas rater la sortie d’un nouvel album de Camille et par conséquent une nouvelle tournée. Heureusement une amie, fan également, m’a indiqué les dates de son passage sur Paris. De quoi avoir une visibilité sur mon agenda, être sûr d’être dispo et bloquer des places. Car oui, rien ne sert d’y aller tout seul, il faut que cela se partage.

Une journée de télétravail. Le soleil. Un rythme qui me permet de me mettre à jour dans mon travail, pas dérangé par les collègues (pour voir s’ils lisent mes articles et si l’un d’entre eux va me dire quelque chose). Finalement mon copain n’a pas pu être là, étant en répétition pour l’Opéra de Paris. Très bien. J’invite une amie à prendre sa place. Rdv 18:45, métro Pigalle. Elle ne sait pas encore qui nous allons voir, espérant que la surprise plaira. 19:45, nous entrons dans la salle, La Cigalle. Elle n’a jamais vu Camille sur scène mais se laisse aller à la découverte. Une première partie tout en finesse, en douceur. Elle est seule mais remplit la salle de sa voix chaude et jazz. De belles chansons au piano et à la guitare.

Puis la terre et le ciel gronde. La salle s’assombrit et laisse apparaître une lune. Un disque réconfortant, brillant au loin. Les spectateurs ne tiennent plus et semblent tous captivés par ce disque. Sous un drap, une voix s’élève soudain. La mer nous embarque dans un tourbillon de musiques. Cette voix bouge, virevolte, s’emporte sous le bleu. Une femme, une déesse mère. Telle Téthys, Camille nous transporte au large, au coeur de l’eau, dans le lointain abysse. Elle passe à travers le tissu, tel une naissance, une étape de vie, un pas vers l’inconnue.

Trois chanteuses, trois nymphes à la voix pure, trois naïades nous accompagnent et apportent à Camille un soutien bienveillant. Les voiles s’envolent et en dessous les musiciens prennent vie. De l’eau jaillit la source. De la source naissent les mélodies. Trois musiciens également sont là. Tels les océans, ils entourent la scène et donnent corps à chaque chanson. Un au piano/claviers, deux aux percussions. L’alchimie est là, le bon dosage, la bonne vague pour surfer ou filer la métaphore.

Les instruments sont simples; il faut peu de choses pour accompagner une telle magie. Les voix s’accordent, les cordes résonnent. Les percussions corporelles donnent au corps le potentiel de l’instrument. Cela fait vibrer et crée un cascade d’émotion allant de coeur en corps, de proche en proche, atteignant ainsi chaque individu présent dans cette salle. Camille joue avec le voile bleu, tantôt c’est un vêtement, tantôt une toile, tantôt un piège. Une poésie scénique, un univers énergique. Que cela fait du bien. Nous sommes sortis le sourire affiché grandement sur nos visages, rempli de beau, de vie.

Exposition Entre deux – 4 mai 2017

Une matinée entre soleil et pluie. Mais avec un superbe moment quand même : ce midi nous nous sommes retrouvés avec les collègues pour fêter deux anniversaires. De quoi se réjouir, partager, rire aux éclats. J’enchaîne avec ma deuxième partie de journée. Direction l’école des Gobelins à Paris pour une exposition de Street Art. Je prends une auto Lib pour faire le trajet entre Nanterre et Paris. Je me retrouve à passer par la place de l’Étoile, par les Champs Élysées, devant l’Assemblée nationale. C’est bizarre de passer devant tous ses symboles de la république, dans ces temps incertains, dans ce choix présidentiel.

Quoi qu’il en soit, j’arrive à trouver une place à proximité de l’école des Gobelins. Il faut montrer patte blanche pour rentrer. Une fois muni de mon pass, j’emprunte le couloir où sont la grande majorité des oeuvres. Intéressant que de mêler dans une école de graphisme, dessin, vidéo, animation, une exposition de Street art. La rue qui s’invite sur les murs d’un lieu d’apprentissage. Des techniques différentes, des supports également qui laissent à voir un panel de ce qui se fait actuellement, des univers suffisamment variés pour ravir les yeux. Au programme : Codex Urbanus, Croce, Dugudus, Ender, JB, Jef Aérosol, Jo Di Bona, Levalet, Le Cyklop, Madame, Mosko, Mg La Bomba, Mr Pee, Némi UHU, R2Rien, Thom Thom, See et Shaka.

Exposition Spin that shit – 18 mai 2017

3ème arrêt de la journée. Après le LavoMatik et la galerie Joël Knafo, en avant pour Akiza la galerie. Cela fait très longtemps que je ne suis pas venu voir mes amis Yoshii et Robinson, au 3 rue Tholozé. En plus c’est chose rare : une exposition solo d’Akiza. Spin that sh*t, dans laquelle la poupée se retrouve entourée, encerclé, cosmique, déesse tout puissante. C’est intéressant de voir encore une fois où Robinson emmène Akiza, ou peut-être l’inverse. Car je ne sais pas vraiment qui des deux est le maître de l’autre.

Le travail est encore une fois saisissant. J’apprécie vraiment ce noir et ce blanc, si intense. Cela ne laisse pas de choix, pas d’équivoque. C’est presque un retour au source sur les oeuvres avec la Akiza d’origine. Comme si la boucle se bouclait. Ohhh non, pas une boucle, pas un cercle mais bien une spirale. Celles qui partent dans de multiples dimensions et qui nous offrent un renouveau inattendu.

Je suis ravi en tout cas que mes deux comparses soient là et que nous puissions prendre le temps de discuter un peu. Cela fait presque 5 mois que nous ne nous étions pas vus. D’ailleurs cela m’offre l’occasion de récupérer ma sérigraphie « Oeil pour oeil ». En attendant la prochaine expo, je vous laisse en photos.

PS : pour les curieuses et curieux, je vous invite à lire l’interview d’Akiza. De quoi mieux comprendre cet univers artistique.

Sans titre 1

Combler par du vide
Les aspérités de ma vie
Les rendre étanches
Aux émotions, à l’ennui

Combler par de la couleur
Les ombres de mes pleurs
Les rendre lisses
Aux souvenirs, aux cris

Effacer par du bruit
Les silences de ta vie
Les rendre inoffensifs
Aux changements, à l’envie

Effacer par de l’eau
Les flammes de tes maux
Les rendre silencieux
Aux autres, au trop plein

Exposition Urban Artwood 2017 – 18 mai 2017

Finalement j’ai pris des chemins de traverses. Sortir avec la ligne 14 à St Lazare et puis y aller à pied. En chemin vers le Théâtre de Paris une scène typique de Paris. Le bus est coincé par des travaux et un véhicule mal garé. Les esprits s’échauffe, cela klaxonne. Du bruit. Pour rien car cela ne fait pas plus avancer.

15:17 J’arrive finalement à Blanche. Claire est déjà là, en mode tour de contrôle. Elle observe mais ne m’a pas vu arriver. Salutation. Et nous menons l’ascension de la Butte Montmartre, direction la Rue Venon. Le premier stop est à la Galerie Joël Knafo où il y a actuellement une exposition collective autour du même support, le bois. Claire me dit bien connaître Joël qui était son prof de Master en communication. Cela facilite encore plus le contact. Il est là et nous fait une visite privée. Il nous donne des infos sur les différents artistes ce qui est vraiment appréciable.

Au programme : Bault détourne encore une fois le vivant pour en faire un bestiaire des plus sympatico-effrayant. Jo Di Bona pop, de la couleur, encore de la couleur et une technique si particulière pour faire réapparaître le fond à travers la photo. René Botti entre collage et dessin, entre abstraction et réalisme. C215 en pochoiriste d’exception, de la douceur, de la poésie. Romain Froquet mystérieuses courbes, subtilement agencées, douces et précises. Philippe Hérard un grand monsieur que j’ai eu la chance d’interviewer (voir par ici), des personnages toujours aussi touchant, en déséquilibre, sur le fil de la vie. Jana & JS, duo à la ville et à la scène, personnages touchants, sur des supports magnifiquement. bien travaillés. Levalet qui joue avec le feu, qui bouscule les codes, qui se joue et rit de la situation. Jérôme Mesnager qui fait évoluer encore et toujours le corps blanc. Miss. Tic à la phrase affûtée, au double sens si percutant, aux femmes d’aujourd’hui. Monkey Bird dont le choix du support donne à voir la qualité de leur travail, la précision de leur découpe. Et enfin Annabelle Tattu à l’univers féerique, aux multiples dimensions, à regarder attentivement.

Bref, une exposition collective de toute beauté, dans un lieu en deux parties que je découvrais pour la première fois. Encore bravo Joël Knafo pour recueillir des oeuvres d’une telle qualité et offrir un champ de possibles sur le même support. A voir jusqu’au 3 juin.

Suivez moi encore à travers les rues du 18ème pour rejoindre la galerie Akiza.

Exposition Verticales Horizontales Diagonales – 18 mai 2017

Journée off. Que cela fait du bien. Mais bon les semaines de travail sont tellement grandes qu’il est bon de pouvoir couper la poire en deux, reposer davantage les yeux et faire des choses pour moi. Ce matin donc, grasse mat, 8h. Petit déj et skype avec mes parents. Puis vers 9h15 départ pour la Maison des Métallos. Bus 15 + RER B + Métro ligne 2. Me voilà à Couronnes. Rue Jean-Pierre Thimbaud. Je retrouve aux Métallos Leela Petronio et la troupe de Sem’elles. Je viens prendre en photo la répétition avant le spectacle de demain soir.

12h20. Bus 46 pour aller vers Porte Dorée, tram T3a pour Avenue de France. Passage aujourd’hui au LavoMatik pour voir l’expo solo de Stoul : Verticales Horizontales Diagonales. Les maîtres des lieux étaient là. La galerie pour moi tout seul. Ben me laisse le temps de m’imprégner. Le travail de Stoul est étonnant. Là presque où je ne l’attendais pas. Quelques toiles colorées mais finalement c’est dans un travail profond autour du noir qu’elle s’exprime. Comme un volcan, une lave basaltique jaillit et crée un univers aux multiples portes d’entrée. A découvrir jusqu’au 27 mai.

13:45 petit crochet devant Mathgoth. Il y a une nouvelle expo qui commence aujourd’hui et peut-être que par chance elle sera ouverte. Pour m’accueillir une sublime oeuvre de David Walker mais hélas les portes sont closes. Heureusement j’ai encore jusqu’au 17 juin pour la voir donc ce n’est que partie remise. Il faudra programmer cela dans mon agenda. le 13ème, première étape d’une journée Street Art. La suite par ici avec le 18ème.

Agnès Obel – 14 mai 2017

Un dimanche pas comme les autres. Normalement c’est dodo. Rattraper les excès personnels et professionnels de la semaine. Surtout qu’hier je suis rentré tardivement après une magnifique soirée de poésie au Centre Social P’arc en Ciel. 25 privilégiés ont pu assisté à ce moment tout en simplicité, cette lecture intimiste. Nous avons parcouru par les mots un continent magnifique via l’anthologie 120 nuances d’Afrique et via les textes de Tanella Boni, poète ivoirienne. Surtout que ces dernières semaines sont denses, chargées émotionnellement. Mais revenons à aujourd’hui.

Un dimanche donc à part. Déjà car nous sommes allés voir la famille de mon copain. Au Mée sur Seine. En voiture, ce qui nous a fait économisé en temps mais pas forcément en CO2 rejeté dans l’atmosphère. Un déjeuner en famille sous la véranda, entre pluie et soleil. Un moment de jeux avant de devoir partir pour Paris. Je n’ai pas eu le temps de me préparer psychologiquement à cette fin d’après-midi et ce concert. C’est mon amie Malory qui m’a lancé l’invitation en ce milieu de semaine et je ne pouvais refuser. Et pour cause, il s’agit d’Agnès Obel.

Il faut donc reprendre la voiture pour aller à la Philharmonie. Cette salle est impressionnante tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Certaines personnes n’apprécient pas vraiment le bâtiment, moi je trouve cela beau. J’attends au soleil Malory. Pas très loin de moi une chorale fait son show. Elle arrive. Nous prenons un p’tit frapuccino à emporter et papotons. Cela fait un moment que nous nous sommes pas vus et l’envie de faire des choses ensemble artistiquement parlant nous titille.

Il est l’heure. Nous captons des amis de Malory au moment de rentrer dans le bâtiment. Escalators. Entrée et fouille des sacs. Nos places ne sont pas à côté car au moment où elle les a prises, la salle se remplissait à vue d’oeil. Nous nous souhaitons bon concert et prenons le chemin de nos sièges respectifs. Je suis sur le côté, au premier balcon. La configuration de cette salle m’enchante. La première partie est un seul en scène, un belge qui chante et joue à la fois de la guitare, de la batterie. C’est planant, un peu psychédélique. Sympathique mais pas transcendant.

Le moment tant attendu arrive. Agnès Obel. 4 anges sur scène, en blanc, chacune derrière ses instruments. La scénographie est simple mais belle. Le fond de scène prend des couleurs vives et envoutantes, avec quelques projections vidéos. Elle commence son tour de chant et direct la magie opère. Sa voix, leur voix car les harmonies sont tout simplement merveilleuses. Le piano, les violoncelles, les percussions, tout est précis. Chaque morceau embarque dans un univers, chaque mélodie touche au coeur. Elle invite à un moment le public à réagir en disant que malgré le fait d’être dans cette magnifique salle de la philharmonie ce n’est pas un concert de musique classique. Cela nous réveille et nous pousse à devenir rebelles.

Elle ne parle pas grand chose en français mais l’effort qu’elle fait ravit le public. Elle prend le temps entre chaque chanson d’expliquer un peu son sens, ce qui se cache derrière. Sa musique est aérienne, un tourbillon de nuages, tantôt orageux, tantôt voluptueux. Le quatuor fonctionne magnifiquement bien, il y a une belle complémentarité. Parfois c’est même à se demander comment elles arrivent à jouer et chanter en même temps. Que dire… un diamant à découvrir en live, à (ré)écouter en vinyle ou cd. Merci encore Malory pour ce magnifique dimanche après-midi passer avec toi.

" La sagesse, c’est d’avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue quand on les poursuit "Oscar Wilde

Imany – 5 mai 2017

La fin d’après-midi est entrecoupée de pluie, de grêle même. Cette météo demande de s’adapter, surtout sans parapluie. Il faut s’arrêter, profiter de chaque abri. Faire attention également aux personnes, ou plutôt à leur parapluie car parfois c’est eux qui dictent le mouvement. J’ai le temps pour marcher., pour approcher du lieu de rendez-vous. Car ce soir, il y aura de la musique !

Je prends le métro, ligne 3 de Bourse à Villiers. Je galère pour trouver la ligne 2 et me retrouve à l’extérieur, sur le Boulevard de Courcelles. Je chope un bus pour me rapprocher la place des Ternes. Encore une bonne heure devant moi. De toute façon, je dois attendre mon amie qui a les billets. Je prends donc un caramel macchiato et un cinnamon roll (certain.e d’entre vous sauront dans quelle chaîne j’ai pu trouver cela). Elle m’y retrouve et en profite pour prendre également quelque chose.

Nous discutons, faisons un point d’étape sur les deux semaines qui viennent de se passer. Nous allons de la politique et le choix qui s’offre à nous pour le second tour de l’élection présidentielle au déménagement pour elle au niveau de son entreprise dans de nouveaux locaux. Nous abordons également les hauts et les bas, notamment pour moi avec le décès de mon grand-oncle, qui me fait descendre ce week-end sur Bourg-en-Bresse pour accompagner ma grand-mère dans cette épreuve.

L’heure approche et il est temps de se rendre à la salle Pleyel. Première fois pour moi dans ce lieu. Nous passons la sécurité. Enfin, je me fais « arrêter » car j’ai dans mon sac mon appareil photo (ayant fait une petite balade Street art cette après-midi). A la question « êtes-vous venu pour photographier le concert ? », je suis obligé de répondre « non » même si j’aurai bien aimé. Le chef de la sécurité nous emmène jusqu’au vestiaire où je pose mon sac. Il me dit qu’éventuellement je pourrais demander à la boîte de production pour être accrédité en tant que photographe…. Tiens, tiens.

2 connues + 1 inconnue = 3 galeries – 28 avril 2017

Vendredi. 17h15. Je viens de finir deux jours de formation sur le développement durable. Parler de la planète, de changement de système, de champ des possibles, de rêve. Parler des 3 piliers : environnement, social, économique. Y rajouter un 4ème celui de la gouvernance. Imaginer des solutions. Rendre plus vertueux nos projets. Y intégrer de nouvelles dimensions pour redonner du sens, pour apporter à notre échelle une manière de faire plus respectueuse de notre territoire, de ses habitants. Une formation riche, trop courte peut-être. Des acteurs venus de toute la France, dans des domaines très variés (sport, petite enfance, culture), plus que motivés.

Je sors, le ciel est menaçant. Des nuages gris. Le soleil qui arrive quand même à les transpercer ici ou là. Comme je suis dans le 13e arrondissement, je me dirige vers le LavoMatik. L’occasion était trop belle et j’avais bien envie de voir ce que les murs me réservaient… 

Incertain dimanche

Incertain dimanche
Que nous réserves tu?

De l’espoir?
Des larmes?
De l’inquiétude?
Des heures sombres?

Chacun.e en âge de voter
Chacun.e face à un choix
Un avenir, un possible
Une attente, un meilleur

Incertain dimanche
Le sais tu toi-même?

Que tu portes une colère
Que tu apportes le doute
Que tu crées une attente
Que tu peux tout changer

Chacun.e face à son futur moi
Chacun.e en pleine conscience
Voter pour soi et demain
Voter pour les autres et après-demain

Incertain dimanche
Incertain chemin
Incertains pas
Incertaines incertitudes

J’ose espérer
Que le réveil aura lieu
Que le choix nous éclairera
Que nous ne nous arrêterons pas là
Que nous reprendrons le pouvoir
Que nous changerons ce qui ne peut durer
Que nous exigerons un renouveau
Que nous serons prêt à assumer
Que nous n’aurons pas peur

Incertain dimanche
Incertaine pensée
Incertains choix
Incertaines incertitudes

Je me permets de rêver
À un avenir radieux
À une France apaisée, bienveillante
À un possible bouleversement positif
À notre capacité à ne pas nous résigner
À notre volonté de retrouver du sens
À ce futur moi qui se souviendra de ce dimanche là
À ce futur nous qui ne regrettera pas ce choix
À notre RÊVEolution

Incertain dimanche
Un certain dimanche

Urban Art Fair #2 – 19 avril 2017

Avant 15:53, par ici

15:53 – Je croise d’autres photographes passionnés devant le Carreau du Temple. Salutations. Je me fais discret malgré tout. Préférant ma solitude. Cela sera plus facile d’arpenter les couloirs à mon rythme. Préférant aussi le soleil qui me réchauffe doucement plutôt que de m’insérer dans une file d’attente qui n’avance pas. Accrédité presse, un bien grand mot. En tout cas, cela me permet d’entrer. De faire des photos et un article. D’ailleurs, combien de photos identiques seront prises aujourd’hui? Comment ne pas faire « pareil » que tout le monde? Voilà un beau défi qui m’attend. Cela résidera peut-être dans la manière de le raconter.

16:10 – Les portes s’ouvrent. Au compte goutte nous entrons. Les invités VIP d’un côté, les accrédités presse de l’autre. Un homme ressort avec une oeuvre sous le bras. Il n’a pas perdu de temps ou il est venu récupérer une commande. 28 galeries (liste et liens en fin d’article) sont représentées : de Paris à Marseille, de Londres à Amsterdam en passant par Miami et Hong Kong. Un moyen de voyager tout en restant au même endroit. Je commence à flâner dans les allées du salon. A gauche toute, suivez moi !

Avant l’Urban Art Fair #2 – 19 avril 2017

8:42 – Je suis dans le RER A en direction de la Régie de quartiers de Nanterre. Les stations défilent, les gens entrent et sortent. Les vestes de mi-saison font leur apparition pour ceux qui n’ont pas peur des gelés d’avril, les jupes également pour les courageuses qui osent se découvrir d’un fil. Une matinée de travail m’attend avant de prendre le chemin de l’école buissonnière. Car à 16h, je franchirais les portes du Carré du Temple et serai accrédité presse pour découvrir avant l’heure l’Urban Art Fair #2. Mais finalement n’est-ce pas une forme de travail? Faire un reportage photo sur cet événement? Pour l’instant un travail non rémunéré mais qui sait où ma passion pour l’art urbain, le graffiti, le Street art, les villes, les murs qui nous parlent m’emmènera. Je suis ravi en tout cas de prendre du temps pour moi.

14:08 – Après une matinée productive avec une partenaire du quartier concernant des actions autour d’un jardin partagé et un déjeuner bien mérité, je prends la poudre d’escampette. Retour dans le RER pour me ramener sur Paris. Je suis large. Pas besoin de courir, d’aller plus vite que la musique. Je vais déjà profiter du soleil, sortir à Châtelet et faire le reste du trajet pied. A quoi va ressembler cet événement? Un grand marché? Un salon prestigieux où il fait se montrer? Un espace de rencontres entre des galeristes et des acheteurs, entre des artistes et leur public? Et moi dans tout ça, pourquoi j’y vais : Être dans le coup? Écrire quelques lignes qui passeront inaperçues? Rêver d’acheter une oeuvre exposée et de la mettre dans mon salon? Agrandir mon carnet d’adresse?

14:51 – Je marche. Passant de l’ombre à la lumière, de la Rue Rambuteau à celle des Blancs Manteaux. Découvrant par hasard l’office de tourisme de la Réunion. Tiens, tiens. L’Île me rappelle à elle. De quoi vous inviter, pour les esprits voyageurs, à faire un tour sur mes aventures du mois de janvier 2017. L’ombre encore, rue de Turenne. Soudain plus de bruit, comme si la ville voulait me murmurer quelque chose. Mes pas me font redécouvrir certaines rues que j’avais délaissées faute de temps, faute de ne pas prendre le temps. Le soleil de nouveau, rue Debelleyme. Cela déménage. La ville vibre. J’entends des enfants qui doivent jouer ou faire du sport dans la cour d’une école.

15:29 – Je suis à côté du Carreau du Temple. Les portes ne sont pas encore ouvertes. Pourtant à l’intérieur du bâtiment, j’ai l’impression que cela s’agite. J’imagine pourtant que tout doit être soigneusement accroché, que les prix sont restés dans la tête des galeristes et que les artistes ne se présenteront que plus tard au moment du vernissage. Mais est-ce l’attente autour de cet événement qui le rend si spécial ou est-ce uniquement moi qui m’amuse à le croire? Quoi qu’il en soit, il devrait y avoir les valeurs sûres de l’Art Urbain, les étoiles montantes. Chaque galerie présente son catalogue, sa palette, ses pépites. Se joue peut-être pour certain.e artiste un moment clé de leur carrière. Montrer ce qui se crée, créer un espace-temps pour montrer un condensé de ce qui se fait. Voilà l’enjeu derrière un événement comme celui-ci. J’espère être surpris, voir de l’inattendu. Dans quelques minutes, le bal ouvrira.

Balade dans le XIIIème – 30 mars 2017

Après une journée d’examens médicaux, il était important de se changer les idées, voir autre chose, savourer l’instant présent. Important également de profiter de cette fin de journée ensoleillée et d’aller flâner dans les rues du 13ème arrondissement. Déjà, Boulevard Vincent Auriol, pour découvrir la nouvelle fresque « Etreinte et Lutte » de l’artiste Conor Harrington : un pur bijou. Je savoure chacun de mes pas. Ils savent où m’emmener mais empruntent parfois des chemins de travers. Je rejoins la rue de Jeanne d’Arc pour voir la fresque de Seth, de Jana & Js, de. Je vais à l’angle entre rue Nationale et le boulevard Auriol pour admirer le chat de C215 et les deux oeuvres de Shepard Farey. Cela remplit, tant de couleurs, tant de vie. Important de prendre ces choses simples et de se laisser traverser par elles. Direction l’église Notre Dame de la Gare puis les rues Patay, Cantagrel et des Grands Moulins. Passage obligé devant l’oeuvre de Vinie (que je rêve d’interviewer) et ReaOne. Je retrouve alors l’avenue de France.

Premier stop à Mathgoth. L’après-midi est tranquille; je retrouve Mathilde, fidèle au poste, prête à venir échanger sur l’exposition du moment. C’est un pionnier et pourtant il arrive toujours à se renouveler : Gérard Zlotykamien. En tout cas, ses éphémères trouvent leur place dans les méandres de l’Histoire, de la 2ème guerre mondiale, des atrocités qui ont eu lieu et de la folie dans laquelle des humains se sont plongés, laissés emprisonner, perdus. Le support utilisé, la toile de lin, offre un fond écru, doux, apportant à la fois une délicatesse, une préciosité et également un côté naturelle, vivant. Minimaliste parfois, tellement de la calligraphie japonaise, fantasmagorique souvent, faisant voyager notre esprit, me faisant me poser bon nombres de questions sans en chercher de réponse. L’installation va au delà des toiles puisque des sacs de jutes sont autant d’éphémères amassés les uns contre les autres, pour faire bloc, faire force; d’autres sur des valises, des sacs, posés sur un chariot, comme s’ils étaient en transit, en route pour un ailleurs mystérieux et incertain. Encore une fois, saisissant et remplit d’une âme torturée, d’un spleen sans équivalent.

Je descend la rue Hélène Brion puis tourne à droite sur la rue Marie-Andrée Lagroua Weill-Hallé. Un tournage de cinéma a lieu et les cars techniques obligent les automobilistes à prendre un autre itinéraire. Se rendre au LavoMatik c’est toujours synonyme d’un bon moment, déjà par la chaleur et la générosité du maitre de maison, puis par les découvertes artistiques qu’il propose. Un Murs Ouverts, de quoi se rincer l’oeil avec plus de 70 oeuvres de 70 artistes. Les murs sont pleins, les étagères également avec de superbes livres. Je me laisse aller à remplir un peu ma bibliothèque. Au programme de ce Murs Ouverts : Adey, Al Tatou, Alert, Anne-Laure Colmon, Atomist, Aurel le Panda, Barny, BLB, Boldy, Brat, Cap Phi, Charly Crank, Codex, Cosmos, Dem Dillon, Diane D, Don Matéo, Éc, Erudiorf, Espion, EvazesirGrégos, Hervé Coignoux, Homek, Inti Ansa, iZa Zaro, Jérome Mesnager, Jinks Kunst, Joko, Kekli, KLG, Ksy Boomkies, KTY, Laszlo, Le Cyklop, Lor K, Lou Hopop, M2Y, Mademoiselle Berthelot, Man Blue, ManyolyMarlène Ehrhard, MDEE Blend, MG La Bomba, Mickael Selassié, Mr Lolo, Natasha, Nathaly Hertwig, Not Me, Noty Aroz, Nubu, Obi Hood, Paella, Petite Poissone, Pierre Gregori, Polar Bear, RAF Urban, Rige, RNST, Robba, Roder, Romain Mug, S7TH Vixi, ScanR, Sébastien Lecca, SEBD Shadow 2, Seize Happywallmaker, SST Division, Stéphane MoscatoStoul, TKY, Zag, Zelda Bomba.

St Maur fait le mur – 26 février 2017

Nous avions prévu avec une amie d’aller à Disneyland en ce dimanche pour rentabiliser (encore et toujours) notre passeport annuel. Mais voilà, c’était un jour de restriction et nous n’avions pas le droit. Changement de plan. L’important derrière une journée à Disney, c’est de la passer ensemble. Alors nous avons fait évoluer le programme : balade à pied sur les bords de Marne, visite des lieux de son enfance (avec le fameux banc sur les quais),  pique-nique à la cool.

Egalement l’occasion d’aller voir l’exposition St Maur fait le mur, proposer par le Musée de St Maur. Curiosité quand même qu’une ville comme St Maur se mette au Street art. L’exposition collective est éclectique mais donne à voir un panorama de ce qui se fait aujourd’hui : du paper cut au lettrage, en passant par le pochoir, de la toile au support bois, en passant par des objets customisés. Vous pourrez donc voir sur les murs une vingtaine d’artistes : Alex TrémaAurel RubbishBust The DripCannibal lettersCOPE 2Crey 132Epsylon PointHenry HanghRLckJef AerosolJo Di BonaKESADIKOUKALevaletMax 132Mimi the ClownMosko (Gérard LAUX dit), Mister PeePAEllARaf Urban, SADA, SoklakStoulJacques VillegléVLP.

A voir jusqu’au 21 mai, villa Médicis – 5, rue Saint-Hilaire 94100 St Maur des Fossés.

Art Urbain Contemporain V – 12 février 2017

C’était il y a déjà deux mois. Je n’avais pas pris le temps de faire un article au sortir du Cabinet d’Amateur et j’avais envie de réparer cela. Une exposition collective dans cette galerie tout en finesse. Au programme de cet Art Urbain Contemporain V : Bault, Codex Urbanus, Nadège Dauvergne, Ender, Epi2mik, Philippe Hérard, Levalet, Florian Marco, Mosko, Moyoshi, Jordane Saget, Saint Oma, Tetar Max, Tristan des Limbes.

L’occasion aussi de revenir dans le passé et de vous offrir la possibilité de voir les différentes expositions du Cabinet d’Amateur depuis que j’y mets les pieds : Collective Street two – collective (juillet 2014) / Ardoises – Philippe Hérard (novembre 2014) / Vis-à-vis – collective (décembre 2014) / Terre Humide – Bault (janvier 2015) / Tétar Max (février 2015) / Art Urbain Contemporain III – collective (octobre 2015) / Du noir et du blanc – collective (janvier 2016) / Mythologie urbaine – Ender (mai 2016) / Noir & Blanc !  – collective (septembre 2016) / Cents toits – Philippe Hérard (octobre 2016).

J’apprécie beaucoup ce lieu et les artistes présenté.e.s. C’est un quartier en plus de Paris dans lequel j’aime bien me balader, boire un verre, aller au restaurant. Passer par la Cabinet d’Amateur c’est toujours un bon moment, un plaisir de discuter avec Patrick.

Ton regard, ton sourire, mon coeur

Tu as déposé
Ton regard
Dans le mien

Tu as ouvert
L’instant
Par ton sourire

Et j’ai entendu
Vibrer mon coeur

Tu as apporté
L’imprévu
Dans ma vie

Tu as refermé
L’espace
Entre nous

Et j’ai voulu
Me laisser tenter

Exposition Distyl les Sens – 25 janvier 2017

J’ai été invité par Méo à venir au vernissage. Suite à notre rencontre sur le port de St Pierre et l’interview (à venir prochainement), il souhaitait me faire rencontre son ami, qui a son atelier dans le coin. Il n’était pas là, car en train de monter son exposition. Le rendez-vous est donc fixé le 25 janvier 2017, 18h, à la Saga du Rhum.

J’emprunte la voiture de mes parents. Ils sont occupés et préfèrent rester avec ma grand-mère qui vient d’arriver sur l’île. Etang salé les hauts. Direction la 4 voies. St Pierre. Prendre le rond-point. Tourner à droite. La route pour arriver au musée est un peu chaotique mais je m’en sors. Parking. Je vois les indications et longe le bâtiment.

Il y a du monde. Le buffet s’installe. Je prend le temps d’observer, de savourer cet instant. Il fait chaud. Le lieu d’exposition est à l’intérieur de la Saga du Rhum, ancienne distillerie appartenant à la Famille Isautier, aujourd’hui un musée autour du rhum. Le choix est fait de proposer un lieu culturel dans le sud de l’Île. Quelle bonne idée. Il est primordial d’aller au plus près, de proposer des formes différentes de médiation culturelle.

C’est une réelle installation artistique que nous propose Charly Lesquelin : peintures, sur toiles, sur goni, cannes à sucre, odeur de vétiver, bruits de l’usine. Il y a de belles choses à contempler, à ressentir, à écouter. Il faut d’ailleurs ralentir, se laisser aller à la flânerie, vagabonder entre les toiles. Les couleurs sont vives et plongent le regard dans le lien qui unit la Réunion à la canne.

Je suis transporté par l’ambiance, par cet univers. Je vois à travers ses toiles, l’attachement de l’artiste à son île, la force de tout ce qui se distille,  le doux parfum du rhum qui enivre. Je suis attiré par une toile en noir et blanc, intense, puissante. Je discute avec Méo, un verre à la main (Merci à toi d’ailleurs pour ce moment de partage). Je croise par la suite Charly Lesquelin avec qui j’échange quelques mots. Si j’avais eu plus de temps, j’aurai souhaité l’interviewer, comprendre son histoire. Cela sera pour une prochaine fois.

Distyl les Sens, une magnifique exposition à voir à la Saga du Rhum, à St Pierre, jusqu’au 19 mars 2017 !!!

Entre Mathgoth et le LavoMatik – 4 février 2017

Une semaine déjà de passer depuis mon retour en Métropole. Pas le temps de m’ennuyer car dès le samedi matin j’enchaînais en participant à côté de Jeanne DEMOULIN au colloque du GIS à St Denis. Nous présentions une contribution concernant une recherche-action que nous avons menée sur Nanterre. Depuis lundi j’ai remis les pieds au travail, à la Régie de quartiers de Nanterre. Tri des mails, reprise en main des dossiers, réunion par ci, par là. Et en un battement d’ailes, en un passage d’étoile filante il est déjà samedi.

J’ai retrouvé les joies du bus, du RER B et A (le matin et inversement le soir), les petites fusées qui courent de partout à Châtelet les Halles. J’ai retrouvé les collègues, les pauses chocolat, les partenaires du quartier qui avaient tous en tête que je n’étais pas là en janvier. J’ai retrouvé le rythme, le froid (même si beaucoup m’ont dit que ce n’est rien par rapport au -10 d’il y a 15 jours), les murs de Paris, caramel macchiato. J’ai également retrouvé le chemin des galeries parisiennes du 13ème arrondissement. Je suis dans le bus 89, en approche de l’avenue de France. Je viens de passer devant l’IMA, Bercy, la BNF. Plus que quelques arrêts et je franchirai la porte de la première galerie.

Toujours le même circuit, jamais les mêmes expositions. Toujours le même plaisir de retrouver les galeristes, jamais les mêmes discussions. Je vous laisse découvrir tout cela.

Marche sur le feu – Piton St Leu – 1er janvier 2017

Un diaporama pour mettre en mouvement et vous donner envie de découvrir une marche sur le feu. L’énergie est puissante. Tout semble très codifié. A la fin de la marche, j’avais toute une série de questions qui me venaient en tête. Ayant sympathisé avec un jeune homme, installé à côté de moi pendant la cérémonie, j’ai eu la chance de le retrouver via Facebook et lui poser mes questions. Merci Cédric pour tes réponses (à découvrir ci-dessous).

Couché de soleil – 7 janvier 2017

Depuis quelques jours, je suis à la Réunion. Je profites de cette île merveilleuse, intense. Avant de vous partager les photos de ce voyage, je voulais mettre en ligne un couché de soleil. Histoire d’envoyer ces rayons bénéfiques à toutes et tous. Voilà ce que j’ai vu de la terrasse de la maison de mes parents (Etang salé les hauts).

Yaël Naïm & David Donatien – 29 novembre 2016

Soleil. Je marche dans les rues de Paris pour retrouver l’amie avec qui je sors ce soir. Nous avons le temps. Savourer l’instant présent. Se raconter nos vies. Partager un verre ou un déca dans notre QG. Rire. Payer la note et partir. L’heure approche. Nous prenons le RER A pour Nation puis remontons le Boulevard Voltaire.

L’adresse n’est pas anodine. C’est le 50. Nous arrivons au Bataclan. Il est 19h45. Pas de stress, pas d’appréhension pour rentrer dans cette salle. Juste le plaisir de la retrouver. Au fond de mon coeur une pensée pour les victimes, leurs proches. Au fond de mon esprit un poing levé pour dire « nous ne céderons pas face aux ténèbres ». La salle se remplit doucement. Nous sommes au balcon. Assis (au mieux) nous attendons.

Pas de première partie. Yaël Naïm arrive avec David Donatien pour un duo. A la guitare, au xylophone, au piano, ils changent, échangent avec simplicité et montrent l’étendu de leur répertoire, la finesse de son accompagnement, la beauté de sa voix. Il suffit de peu pour sublimer un moment, le rendre inoubliable et faire frissonner les coeurs présents.

Le Quatuor Debussy vient rajouter un beau supplément d’âme. Ils enveloppent les chansons avec douceur. Les 4 instruments à cordes sont autant de voix qui me parlent. Je suis pris aux tripes, je sens l’émotion au bord de mes yeux. Je pleurs. C’est eux qui remplissent les deux interludes et nous offrent avec brio une parenthèse enchantée.

Le public me semble sage par rapport à d’autres concerts. Comme attirer par la lumière, comme ébloui par sa voix, il a fallu attendre son invitation pour chanter et pour taper dans nos mains. J’ai à plusieurs reprises fredonner les paroles. J’ai fermé parfois mes yeux pour inscrire au plus profond de ma mémoire ces instants. La reprise de Toxic de Britney Spears est extraordinaire. Pour le dernier morceau, Yaël Naïm invite sur  scène un violiniste Yasser Haj Youssef. Un véritable bijou !

PS : Pour celles et ceux qui souhaiteraient écouter le concert, cliquez sur le lien

" Le bien suprême qu’un être humain puisse avoir, c’est la joie. Sauf que ça ne s’achète pas. Vous pouvez être milliardaire, ça ne s’achète pas. "Pierre Rabhi

Awa Ly – 23 novembre 2016

Un amour. De l’amour. Tant d’amour. Un bonheur. Du bonheur. Tant de bonheur. Voilà je pourrais m’arrêter là pour vous décrire ce concert. Je pourrais vous dire que j’ai été transporté par sa voix. Je pourrais vous raconter le moment où j’ai été ému aux larmes, le moment où je me suis levé pour danser, le moment où j »étais si heureux d’être là.

Je vous dirait bien qu’il FAUT aller voir Awa Ly sur scène pour vibrer à l’unisson, pour partager de la joie, pour gouter à sa générosité, pour harmoniser votre humanité sur des ondes positives, bienveillantes. Et tant que vous ne conjuguerez pas le verbe « aller voir Awa Ly en concert » au présent, vous ne pourrez percevoir qu’une partie de ce que j’ai vécu.

Beaucoup de choses me traversaient l’esprit, me remplissaient le coeur. Déjà l’envie de photographier ce concert, les expressions des musiciens, les mains d’Awa Ly quand elle dansait, le jeu de lumière sur son visage, l’intensité du solo de guitare, la précision des mouvements du batteur, la puissance des cordes de la contrebasse. J’avais à l’esprit les angles les plus intéressants pour prendre des photos, pour montrer un peu la magie.

Puis j’avais en tête des paroles de chanson, l’envie d’écrire pour cette chanteuse talentueuse, si entière, si pleine de vie. Mais en quelle langue puisqu’elle parle anglais, français, italien, qu’elle les emmêle, qu’elle les fait virevolter. D’ailleurs voici de quoi découvrir son côté polyglotte : Let’s me love you, Il mestiere di vivere, Tout le monde veut devenir un cat.

C’est également sa force, son engagement qui ont fini de me conquérir. Elle a ouvert son coeur, elle a parlé simplement de ses émotions, de sa profonde tristesse lorsqu’elle a vu les naufragés, les morts au large de Lampelusa. Situation qui lui a inspiré une chanson, Here. Chanson qui a créé un écho avec plusieurs artistes, qu’elle a invité ce soir sur scène : Ben l’Oncle Soul, Nawel Ben Kraiem, Regis Kole, Pascal Danaé. De toute beauté !!!! Merci beaucoup Awa et qui sait, j’aurai la chance que certaines de mes envies voient le jour.

Sombra

Sombra
Sigues perdida
Vagabonde
je me demande où tu vas?

Tu t’accroches
Encore à la vie
Gracias a los demas
Que se recuerdan de ti

Sombra
Sigues querida
A travers l’espace
Au delà des années, des mois

Faisant disparaître
Les larmes et les sourires
Te escondes
Para no hacer sufrir

Sombra
Sigues conmigo cada dia
Si proche
Guidant parfois mes pas

Tu seras
Pour toujours à mes côtés
Mi hermano
Hasta que yo no existe

Imany – 14 novembre 2016

Première fois à l’Olympia. Pas pour cette magnifique chanteuse qu’est Imany mais pour moi. Aucune appréhension particulière. Quoi que, une année est passé depuis ce soir du 13 novembre, ce soir où j’allais à la Philharmonie écouter Fatoumata Diawara et Roberto Fonseca. Ce soir où les choses ont basculé dans l’horreur et la tristesse.

Nous sommes le 14 novembre 2016. Après avoir pris avec une amie un verre de rouge et une planche mixte dans un restaurant à proximité de cette mythique salle de concert, après avoir dégusté quatre délicieux macarons de chez Pierre Hermé (mandarine, rose, pain d’épice et fruit de la passion) il est l’heure d’entrer. La première partie met dans l’ambiance. Une bonne et agréable soirée commence avec Yaya Solale.

Puis la salle s’électrise. Après 20 minutes d’attente, Imany et ses 7 musiciens entrent en scène. Les percussions donnent le ton. Le piano et les violoncelles donnent du corps. La guitare acoustique, la basse complètent le tableau. Et la voix, envoutante, d’Imany charme dès le premier mot. La qualité du son et de la lumière finissent de boucler la boucle. Nous voilà les témoins privilégiés d’un concert exceptionnel. Je ne saurai dire si c’est le public qui portait Imany et ses zikos ou si c’est elle qui nous a transportés.

Ses textes sont puissants, engagés. Ils vibrent dans les coeurs de chaque spectateurs, spectatrices. Ils font scintiller les lumières de tous les humains présents ce soir et permettent d’éclairer ensemble les ténèbres que certains veulent créer. De magnifiques reprises de Queen, des Fugees, de Pauline Croze, de Terence Trent D’Arby viennent transporter la salle au delà de l’espace et du temps. L’énergie, l’aura que dégage Imany fait danser les êtres. C’est tout simplement merveilleux !!!

Le concert a été enregistré et diffusé sur arte. Cliquer sur ce lien pour le voir, le revoir.

Galerie Itinerrance – 15 octobre 2016

La galerie Itinerrance s’est exportée depuis quelques mois à proximité du LavoMatik. Un espace tout en longueur comme vous pouvez le voir. De quoi revoir des oeuvres d’artistes talentueux, qui étaient récemment exposés dans la galerie :

Une belle invitation également pour aller flâner dans les rues du XIIIème à la recherche des fresques réalisées par ces grands noms du Street art.

Exposition My realm – 15 octobre 2016

Explosif. Art à l’état brut. Ou tout bonnement du graffiti, authentique transposition de la rue dans une galerie. Cela peut sembler paradoxale et pourtant c’est avec simplicité que Cope2 a investi les murs de Mathgoth. Son travail est intense, coloré. Il porte en lui les fondements même de ce mouvement, de cet art de rue.

L’odeur du vernis flotte encore un peu dans l’air. Comme si l’artiste (et les galeristes) voulait nous faire prendre conscience que sans la rue son oeuvre n’est rien. Que sans l’énergie, sans le mouvement, son oeuvre n’est rien. Il faut parfois sortir du cadre, défaire les conventions pour créer et raconter pleinement qui l’on est.