Interview de Sept & Box

C’est par l’intermédiaire d’Olivier Nery que j’obtiens les coordonnées de Sept. Nous avions pas mal parlé lors de la virée Street art de ce duo qui oeuvre sur St Pierre et Terre Sainte plus particulièrement. L’évolution entre ce qu’ils produisaient individuellement avant de former leur duo et ce qu’ils produisent aujourd’hui m’interpellait. J’avais envie également de comprendre comment on se lance à faire à deux et tenter une interview à 3.

J’appelle Sept et lui donne mes disponibilités. J’arrive déjà à la fin de mon séjour et entre la plongée, l’apéro plage, la sieste il y a de moins en moins de créneaux. Il me dit voir avec Box quand il peut être là et me demande à voir mon blog pour se faire à l’idée de ma manière de faire. Le rendez-vous est pris jeudi matin à St Pierre. Il me donne des indications pour le retrouver dans les dédales de ce quartier de pécheurs.

10h15. Je pars de l’Etang Salé. Direction le sud. J’approche de Terre Sainte. Je reprends le chemin du front de mer, passe devant une de leurs oeuvres. 10h55, j’arrive dans la bonne rue et me gare, ne sachant pas si j’aurai de la place plus loin. Le soleil est presque à son zénith. Je chemine dans cette rue et commence à entendre le doux bruit de la bombe qui est agitée, puis son odeur caractéristique. Sept est en plein travail, sous son chapeau de paille.

Nous discutons un peu, en attendant l’arrivée de Box. Je me laisse porter sans savoir si nous ferons ou non l’interview. L’important n’est peut être pas dans la finalité mais dans le chemin emprunté pour arriver à destination. Il fait extrêmement chaud. Box arrive, un peu paralysé par la température. Un autre ami débarque et nous voilà en mode « pause déjeuner », assis à un snack en bord d’océan. Quelques verres de Cilaos plus tard et une fois le sandwich en main, nous nous lançons dans l’interview à plusieurs têtes.

Les conditions d’enregistrement vont rendre la retranscription compliqué et j’espère ne pas avoir à couper certains passages faute de compréhension. La trame de questions n’a pas été forcément suivie même si nous avons traversé l’ensemble des thématiques. Je vous laisse donc en compagnie de Sept et Box, deux artistes bouillonnants, plein de vitalité et qui n’ont pas la langue dans leur poche.

Un an est passé, depuis nous sommes restés connectés via les réseaux sociaux. Ils sont venus faire un passage en Métropole en août 2017 et ont tous les deux fait une oeuvre à l’Aérosol (à voir par ici). Il m’a fallu du temps pour la retrancription et plusieurs aller-retour entre nous pour valider l’interview car après un an écoulé, certaines choses dites n’ont plus lieu d’être. Je vous laisse découvrir ce duo et vous invite à aller dans les rues de Terre Sainte à la découverte du quartier.

" La vie est un défi à relever, un bonheur à mériter, une aventure à tenter "Mère Térésa

Empower – 24 janvier 2018

Une invitation pour deux personnes, à quelques jours de l’évènement. Difficile de savoir de quoi il est question. D’un anniversaire? D’une performance? D’une exposition? Que nous réserve Kashink en ce début d’année? Je suis intrigué et réserve directement dans mon agenda ma soirée du 24. Je commence à faire un tour sur la toile pour en savoir un peu plus. « Empower » avec à la place du o le symbole du féminin. Une photo de Kashink, gants de boxe à la main, le regard déterminé, combattante, prête à en découdre. Qu’est-il arrivé? A quoi cela fait écho? C’est quand même une drôle de façon de fêter son anniversaire que d’inviter des centaines de personnes à voir une performance. 

Exposition Je t’aime, un peu, beaucoup… Gouzou ! – 3 janvier 2017

Ahhhh l’amour. Tant se sont risqués à chercher le véritable amour, tant en ont perdu la tête. Tant ont pris tous les risques pour sauver leur amour, tant se sont brûlés les ailes. Et pourtant Eros apporte à nos vies une énergie qui ne peut s’expliquer, qui dépasse l’entendement, qui fait gravir des montagnes, qui bouleverse l’ordre des choses. Tous ont essayé de l’apprivoiser, de le chanter, toutes ont mis des mots sur ce sentiment indescriptible. Voilà que l’amour s’invite sur toiles, et que Jace décline avec humour, subtilité, sérieux ce thème.

Les dessins sont parfois simples mais ne sont pas faciles. Chaque tableau peut se prendre avec légèreté, en passant, d’un coup d’oeil, pour décrocher un sourire, pour entrevoir un côté futile, enfantin à l’amour. Chaque tableau peut nécessiter du temps pour rentrer en profondeur dans les méandres de l’amour, pour se perdre dans ce jeu, pour entrevoir les couches de ciment nécessaires à la bonne tenue de l’édifice.

L’exposition est un véritable tour de force, tant chaque toile est unique et met en scène une facette de l’amour. Le Gouzou se retrouve parfois acteur, parfois spectateur, impuissant, manipulateur, pris au piège, emprisonné, amoureux transit, aimanté. Comme je le disais précédemment il y a plusieurs façons de rentrer dans l’histoire que Jace nous raconte. En fonction bien sûr de notre vécu, de nos histoires d’amour, certaines toiles vont résonner plus que d’autres. A voir à la Galerie Mathgoth jusqu’au samedi 13 janvier.

Aérosol Part 11 – 9 décembre 2017

Cet été, pour les 10 ans de mon filleul, de ce jeune homme en devenir, je lui ai fait plusieurs cadeaux. On pourrait dire des choses à retardement pour ne pas le gaver d’un coup, pour qu’il y ait des moments à vivre, pour prendre le temps de se revoir et faire ensemble quelque chose. Dans son pack, il y avait un jeu de Nintendo switch, un BD et un bon spécial à utiliser à l’Aérosol. Et oui, quoi de mieux pour un jeune passionné par le Street art et le Graffiti que de l’emmener à la découverte de ce lieu, que de faire un tour avec lui dans la partie musée pour aiguiser son oeil, lui faire voir ce qui a nourri le mouvement à son origine, les différents styles, univers et SURTOUT lui offrir 6 bombes de peinture pour aller s’éclater sur le sol et sur des chaises. Venez avec nous, je vous raconte tout.

Aérosol Part 10 – 23 novembre 2017

L’Aérosol, une nouvelle fois. Un moment à moi comme je l’ai dit dans mon précédent article. Une pause dans ma semaine pour savourer l’instant et m’accorder ce que je ne fais que trop rarement : prendre du temps pour moi. Je reviens donc dans cette friche, dans cet antre du Street art, dans cet écrin bouillonnant où se mêlent Food trucks, rollers, bombes de peinture. Je n’ai pas eu l’occasion de revenir depuis plus d’un mois et demi. J’ai vu passer sur Facebook bon nombres de soirées, de DJ set, de moment que j’aurai aimé pouvoir photographier. Mais c’est ainsi, le temps a filé. Maintenant que j’y suis, c’est un réel plaisir que d’arpenter les différents espaces de l’Aérosol. Voilà ce que j’ai vu. Voilà ce qui peut-être n’est plus visible aujourd’hui.

4 expos dans le 13ème – 23 novembre 2017

Cela faisait très longtemps que je n’avais pas pris le temps. Pour faire ce qui me plaît. Pour flâner sur Paris. Pour ne pas faire pour quelqu’un d’autre mais bien pour moi. Pour aller voir du Street art. Et partager cela avec vous. J’ai donc posé une journée de récupération en plein milieu de ma semaine. Je vous emmène voir 4 expositions dans le 13ème autour de la BNF, entre la rue Hélène Brion et le boulevard du Général Jean Simon. 

Une date

Parfois
Cela arrive
Je m’en veux
D’être là

Oublier
La date
Parfois
Cela m’arrive
Je m’en veux
D’oublier
Triste
Je suis

Parfois
Quand
La date arrive
J’oublie
Je m’en veux
D’être triste
Doucement

Je ferme les yeux
Je te vois
Je souris
Je m’en veux
Parfois
Quand
La date arrive

Triste
Ils sont
Car
Les jours
Passent
Et eux
Restent
Sans toi

Doucement
J’oublie
Parfois
Ton sourire
Ils s’en veulent
Aussi
Ils pleurent
Souvent

Je suis
Je ne peux
Oublier
Je ne veux pas
Oublier
Tu n’es plus

Parfois
Cela arrive
Je t’en veux
D’être parti

Interview de GorG one

Le rendez vous est pris au mardi 23 janvier 2017 mais décalé à 15h pour me laisser un peu de temps. Je plonge ce matin avec le club associatif Gloria Maris, dont font partie des amis de mes parents de Madrid. Direction St Gilles les Bains. Je prends la route du littoral. Au premier rond-point, deux jeunes font du stop. Comme le dirait ma maman, je m’arrête, en bon réunionnais d’adoption (qui ne klaxonne plus, qui laisse passer les voitures,…). Ils vont à St Leu, c’est sur ma route. Nous voilà donc, sans plus nous connaitre, à discuter.

Je les dépose en plein rond point. Et poursuit ma route jusqu’à St Gilles. Comme nous avions fait le chemin une fois avec mes parents, je retrouve mes repères. Moins de monde sur le parking puisqu’il est à peine 8h30 quand j’arrive. Le club est en face de l’aquarium. Il est ouvert et l’équipe s’affaire déjà pour préparer la plongée. Je vous raconterai mes deux expéditions sous-marines dans un autre article avec quelques photos.

Midi et demi nous déjeunons sur le port de St Gilles avec mes parents. Puis je prends le voiture. Direction le Port. J’avais une adresse et heureusement son téléphone portable. Une fois garé, je me trouve vers un grand hangar. Je l’appelle. Dernière porte au fond. Il sort m’accueillir et m’invite à rentrer dans son atelier.

J’entre dans l’univers de GorG one comme un enfant dans un magasin de jouet. Emerveillé par ce que je vois. Il m’explique que les locaux appartiennent à la municipalité qui l’ont mis à disposition d’artistes et de collectifs en attendant une possible transformation. Il n’est dispo que jusqu’à 16h30 et me donne le choix entre une visite des oeuvres du Port ou l’interview. J’opte pour l’interview. Nous nous installons au coin buvette. Je lui explique le déroulé et nous nous lançons. Je vous invite à prendre le temps et découvrir un artiste multifacette étonnant.

" Le bonheur ne se décrète pas, ne se convoque pas, mais se cultive et se construit peu à peu dans la durée. Le bonheur est une manière d'être, or les manières s'apprennent. "Matthieu Ricard

Balade dans le 18eme – 7 octobre 2017

Rendez-vous à Blanche. 17:30 précise. Mon amie Alexandra ne sait pas encore ce qui va lui arriver dans les prochaines heures. Ce n’est pas la première fois que je m’amuse à la balader (dans tous les sens du terme) ainsi. Avec quelques indices, des surprises et un tempo relativement serré, nous allons cette fois découvrir le 18ème. Je l’avais la première fois emmenée des Tuileries à Nation pour finir au Bataclan au concert d’Oxmo Puccino. La seconde fois le circuit était entièrement dans la Gare du Nord, de la plateforme d’accès à l’Eurostar, en passant par le quai 36 pour dîner indien et aller écouter au Théâtre des Bouffes du Nord Hindi Zahra. Là, cela va commencer sur les pentes de la Butte Montmartre pour finir…. gardons encore un peu la surprise !

J’ai préparé des petits parchemins qui vont nous faire aller ici et là, monter et descendre, entrer et sortir, dans ce 18ème arrondissement riche et haut en couleur. Elle est en approche. Deux stations me dit-elle. J’ai le sourire, rien que par cette idée de créer un jeu, de le vivre et de partager un moment agréable avec une amie. Nous commençons, êtes vous partant.e? 

Aérosol Part 9 – 4 octobre 2017

Le soleil est là. Quel bonheur. Il illumine depuis hier Paris et nous offre avec mon oncle et ma tante la possibilité de vadrouiller, rêvasser, cheminer ici et là. Nous avons pu aller ce mardi dans le marais, déjeuner (divinement bien) chez Schwart’z puis visiter le musée Picasso. Quel personnage ce Pablo, il s’est essayé à tout, a repoussé les limites de l’art, a expérimenté, a marqué l’histoire. En chemin, les rues du 3ème nous ont réservé de belles découvertes que vous pouvez voir ici.

La suite du reportage sur l’Aérosol c’est poursuivi le mercredi. Après avoir déjeuné dans un restaurant indien proche du Métro La Chapelle, nous avons pris le temps au bord du Canal St Martin. Petit café au Point Ephémère. Une magnifique oeuvre de Vinie, quai de Valmy, à voir dans cette galerie de photos. Mais vraiment la cerise sur le gâteau c’était l’Aérosol. Ma tante attendait cela avec impatience. Nous nous sommes d’ailleurs retrouvé en avance devant les grilles. A côté de nous, un groupe de jeunes skaters qui préparaient le tournage d’un clip, vêtements de leur sponsor en main. 16:00. Et enfin nous voici dans cette friche.

Aérosol Part 7a – Interview de David Benhamou

J’en profites que l’Aérosol soit fermé pour vous partager l’interview de David Benhamou, co-organisateur du lieu. Cela vous occupera en attendant l’ouverture demain après-midi. J’avais tenté ma chance au démarrage du lieu et demandé à David s’il serait intéressé pour répondre à mes questions. Lors d’une de mes virées dans le 18ème, j’étais allé le voir pour au moins un premier contact, mettre un visage sur un prénom. Nous avions ensuite échangé par mail. Lors du passage suivant à l’Aérosol, il a pris le temps pour l’interview ce qui m’a permis d’entrer dans son univers, celui de Maquis-art. J’ai pu comprendre un peu mieux son histoire, sa place dans l’aventure et surtout d’où est né le projet de l’Aérosol. Ensuite il m’a mis dans les mains de son comparse Kévin Ringeval, pour comprendre la partie Polybrid. Alors, prêt.e ?? 1, 2, 3, lisez !!!

1 après-midi, 3 amis, 5 galeries – 29 septembre 2017

Courir après le temps. Le voir avancer sur la montre, sur l’écran du téléphone, passer des minutes aux heures, des heures aux jours. Se rendre compte que je passe trop de temps à ceci et pas à cela. Voir sur mon visage le temps qui crée quelques valises sous les yeux, qui creuse un peu mon visage certains matins. Et parfois, envoyer le temps valser, le faire mien, le détourner de son chemin. Créer du temps suspendu, des instants pour moi, des moments partagés avec les amis.

Voilà. Il est temps d’inverser la vapeur, de choisir la cadence, de ralentir le rythme, de savourer chaque tic, chaque tac. Rendez vous est donc pris avec deux amies, sortie René Goscinny de la station BNF. Nous allons à la découverte de 5 galeries. Je vous embarque avec nous pour ce tour dans le nord-est du 13ème.

Aérosol Part 8 – 10 septembre 2017

Un dimanche comme je les aime. Commencer déjà par un brunch chez une amie. Avoir une table remplie de victuailles. De douceurs. Prendre le temps. Etre ensemble. Puis direction la Philharmonie pour un concert dans le cadre du festival Jazz à la Villette. Avant de rentrer à la maison, faire un crochet par l’Aérosol pour voir les dernières créations. Un dimanche en trois temps, que je vous laisse découvrir plus en détail. 

Aérosol Part 7b – Interview Kevin Ringeval

Après avoir réalisé l’interview de David Benhamou (qui viendra prochainement), co-organisateur de l’Aérosol, pour la partie Maquis-art, il m’emmène chercher son acolyte Kevin Ringeval. Nous ressortons de la partie musée (qui au moment des faits étaient encore à ses balbutiements, les murs se montaient à peine). Nous nous dirigeons vers le bar. Kevin est par là et accepte de répondre à mes questions. Enfin… je n’avais pas vraiment prévu cela. Mais pas grave, voilà qui me pousse dans l’action, m’apprend le métier. Je ne me dégonfle pas et démarre au pied levé l’interview de Kevin. Voilà donc le côté face de l’Aérosol, Polybrid.

Aérosol Part 6 – 3 septembre 2017

Back to L’Aérosol. Je reviens. Encore et encore. Un autre jour, avec d’autres personnes qui m’accompagnent. Nous sommes allés bruncher chez une amie dans le 19eme et j’avais proposé l’idée d’aller faire un tour dans cette friche. Après nous en avoir rempli plein la panse, nous prenons la voiture pour aller du 19ème au 18ème. Allons nous trouver de la place? Affaire à suivre…

Aérosol Part 5 – 2 septembre 2017

Le temps passe et les semaines ne se ressemblent pas. Bientôt la rentrée. Le dernier week-end avant la reprise pour les enfants. De quoi chercher les meilleurs bons plans pour sortir en famille, découvrir un lieu et s’amuser. Et en ce moment, la presse est unanime, c’est à l’Aérosol qu’il faut venir. En ce samedi après-midi, le public est au rendez-vous. Familial. Très éclectique. En arrivant sur le quai, les tables et les chaises sont de sortie. Les bombes également. Petits et grands s’amusent à peindre sur le sol.

Cela fait déjà la quatrième fois que je viens ici (Part 0, Part 1, Part 2, Part 3). J’ai pu voir des artistes en pleine création, observer un entraînement de roller, interviewer plusieurs visiteurs. D’ailleurs, il y a quelques jours, j’ai mis en ligne l’interview des Paris Rollergirls, histoire de vous faire découvrir le Roller Derby. J’estime vraiment que c’est sur la longueur que l’on peut raconter une aventure, que l’on peut rendre contre de ce qui se passe, en tout cas donner à voir une partie de la vie du lieu. Aujourd’hui, il y a la cerise sur le gâteau. Seriez-vous suffisamment curieux pour lire l’article en entier et découvrir de quoi il en retourne ???

Aérosol Part 4 – Interview Paris Rollergirls

Retour en arrière. Nous sommes le 19 août. Je passes une bonne partie de mon après-midi à l’Aérosol. J’ai fait déjà plusieurs passages sur le quai. Les gens vont et viennent, certains avec une bombe à la main. D’autres en roller filent à toute vitesse. Je me suis lancé à interroger les visiteurs pour recueillir leur avis sur le lieu. J’espère pouvoir interviewer David Benhamou, l’un des organisateurs de ce lieu. Et puis en entrant dans le bâtiment, je vois la fin de l’entrainement avec les Paris Rollergirls. Gagné par une certaine énergie, je me permets de les aborder pour savoir si cela les tente de répondre à quelques questions. Elle me dit que cela peut le faire et m’amène vers une deuxième femme, responsable de la com dans l’association. Ok pour elles. Elles plient leur affaire, descendent de leurs patins et le rdv est pris dans 20 minutes vers le bar.

Voici donc à lire l’interview de deux Paris Rollergirls, à la découverte d’un sport pour ma part méconnu le Roller Derby. En face de moi Bitch’Plz et Atomic Blondie. Bonne lecture ! 

PS : * Pour découvrir les Paris Rollergirls : site internet / instagram / twitter / facebook *

Aérosol Part 3 – 26 août 2017

Bientôt la fin du mois d’août.
Bientôt la reprise du travail après une semaine de congés.
Bientôt aurons nous la chance de vivre un été indien et récupérer un peu de luminosité dans nos journées franciliennes.
Bientôt la rentrée des classes, synonyme pour certains de retour face aux élèves, pour d’autres de « je-vais-enfin-refiler-mes-gamins-à-quelqu’un ».
Bientôt l’Aérosol offrira un peu plus que du roller, du skate, du graffiti, du Street art, des Food trucks, des DJs Set.
Et bientôt vous irez voir tout ça !!!

Aérosol Part 2 – 23 août 2017

Les jours passent et ne se ressemblent pas. Me voilà en congés depuis hier. L’occasion de souffler un peu, de prendre du recul par rapport au boulot et surtout de prendre du temps pour retranscrire les trois interviews que j’ai faites samedi. Pas simple que d’écouter un enregistrement et taper en même temps. Cela demande de la concentration et de revenir une fois, deux fois en arrière, ré-écouter les mêmes paroles. Mais bon, maintenant je commence à avoir l’habitude, à avoir un bon rythme. J’ai donc eu le temps entre mardi et mercredi matin de faire l’interview des Paris Rollergirs, de David Benhamou et Kévin Ringeval. Reste maintenant à ces mesdames du Roller Derby et à ces messieurs de l’Aérosol de relire, de corriger et de valider. A suivre donc.

Pour ma part, j’avais prévu de retourner arpenter le quai de l’Aérosol, voir ce qui avait été fait pendant le week-end, pour être sûr que je n’allais rien rater et puis prendre du bon temps là-bas, assis sur une chaise bleue, une bière à la main. Retour donc en terre connue, car cela fait déjà deux virées que je fais ici (voir Part 0 et Part 1). J’ai changé de technique d’approche. L’heure n’était pas vraiment propice à prendre une AutoLib. Me voilà donc en RER B, puis E afin de rejoindre la station de Rosa Parks. En moins d’une heure j’y suis. Effectivement la station est toute proche de l’Aérosol. La sécurité accueille cette après-midi dès le portail. Le sourire est là. J’ai déjà sorti mon appareil photo, histoire de tout prendre en photo, les moindres détails. Laissez vous embarquer !

Aérosol Part 1 – 19 août 2017

Voici la première partie de mon reportage sur l’Aérosol. Le tour (et plus) que j’ai fait avec Malory le 10 août était, pour ainsi dire, pour prendre la température. Je ne sais pas si je pourrais interviewer David BENHAMOU aujourd’hui mais quoi qu’il en soit, il est plus que nécessaire d’aller voir ce qui se trame là-bas. D’autant plus que depuis la dernière fois, de nombreuses oeuvres ont dû voir le jour et ont dû recouvrir les anciennes. La vitalité de ce genre de lieu tient aux organisateurs dans leur façon de concevoir l’espace et de l’animer mais également aux artistes qui y font des oeuvres et aux publics qui viennent le faire vivre.

Pour ne pas perdre trop de temps en transport, je décide de prendre une AutoLib d’Aulnay-sous-Bois à Paris. C’est parfois un bon plan car depuis la banlieue je peux bénéficier de 60 minutes de conduite offerte si je ramène le véhicule dans certaines stations parisiennes. Je décide donc de m’arrêter vers le canal Saint-Martin, histoire de passer devant le Point Ephémère et y faire quelques photos. Cela fait un moment que je ne suis pas passé par là, mes balades me manquent…

Je passe ensuite vers Jaurès, devant le Jardin d’Eole et par la rue d’Aubervilliers. A l’angle avec la rue Riquet, la pluie fait son apparition. Intéressant de voir comment ces murs ont vécu. Il y a eu, il y a plusieurs mois, un projet en l’hommage de Rosa Parks, la « mère du mouvement des droits civiques » aux Etats-Unis. Quelques oeuvres sont toujours là. Certaines sont recouvertes de tags. A découvrir par ici, dans cette galerie de photos. Je remonte la rue jusqu’au bout, traverse sous les voies de RER. Je rejoins l’Aérosol. Qu’est-il arrivé depuis la dernière fois où je suis venu ? Venez avec moi…

" Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible "Antoine de St Exupéry

Aérosol Part 0 – 10 août 2017

Journée de télétravail. Ce qui signifie : rester dormir un peu plus, prendre le temps pour bien déjeuner, travailler depuis la table du salon sur mon ordinateur et avec mes documents ramenés de la Régie. Cela me fait économiser du temps de transports (travaux sur le RER A) et rallonger mes nuits. Un vrai bonheur. Pas simple encore aujourd’hui que de parler de qualité de vie au travail, de trouver une organisation qui prenne en compte la pénibilité des trajets. Pas simple non plus la notion de télétravail qui fait une part immense à la confiance entre le salarié et le n+1 dans la réalisation du travail.

Rendez-vous sur le quai avec une amie (dont il faut impérativement que vous découvriez le groupe de musique Les Akouphènes), métro Marcadet Poissonniers. Nous sortons à l’air libre. Direction rue Ordener puis Riquet. Petit « gauche-droite » pour arriver rue de l’Evangile. Depuis plusieurs jours sur Facebook j’ai vu circuler des photos d’un nouveau lieu de Street art, Graffiti. Une friche dans le 18ème. Il faut dire que la communauté de passionné.e.s, de photographes, d’artistes avec laquelle je suis connecté a vite fait que de faire le lien. A découvrir par ici…

Exposition Codex en eaux fantastiques – 2 juin 2017

Je pars discrètement du boulot, échappant ainsi à une réunion. La journée a été chargée en travail, je ne l’ai pas vue passer pour ainsi dire. Direction l’aquarium de Paris pour une, attention au titre, « visite privée de l’exposition Codex en eaux fantastiques ». Je pense bien sûr ne pas être le seul pour ce moment privé mais en tout cas ravi d’y assister. C’est la première fois que je vais découvrir ce lieu, mais il est vrai que pour une ville qui n’est pas au bord de la mer ou de l’océan, j’ai toujours du mal à comprendre ce qu’un aquarium fait là.

18:30 je prends le RER A, Nanterre préfecture. Changement à Charles de Gaule étoile pour la ligne 6. Me voilà en face de la Dame de fer. Impressionnante quand même. Il faut descendre les marches du Trocadéro. Aller sur la droite. Un DJ set est installé devant l’aquarium mais c’est une autre soirée… Il faut montrer l’intérieur de son sac et se faire palper. Puis montrer l’invit pour accéder au Graal dirait Codex. Il y a du monde. Je prends mon temps, flânant dans l’aquarium avec une coupe de champagne à la main. Êtes vous prêts à me suivre. Si oui, je vous laisse cliquer pour découvrir en détail cette exposition. 

Exposition Rehab 2 – 17 juin 2017

Quand deux bloggeurs passionnés se rencontrent, cela crée forcément une belle après-midi Street art. Forcément je ne sais pas mais là, je pense que l’énergie et la personnalité de Miss Acacia s’accordent bien avec les miennes. Revenons tranquillement en arrière pour raconter la genèse de cette virée dans le 13ème.

Sans remonter trop loin, nous avons depuis plusieurs mois eu l’occasion d’échanger sur Facebook, partageant nos articles, se suivant parfois sur une expo (l’un publiant avant l’autre), interviewant les mêmes artistes. J’apprécie beaucoup son regard sur le Street art, son angle éditorial, la manière dont elle parle et partage sa passion. Nous nous suivons sur instagram, et à plusieurs reprises nous nous sommes rendus compte que nous étions au même endroit au même moment, publiant une fois en direct. Le virtuel est devenu réel plus d’une fois et cela a toujours été un plaisir que de discuter ensemble.

Récemment, dans un moment de doute, de course poursuite derrière le temps, je lui ai écrit pour savoir comment elle faisait, comprendre comment elle sélectionnait les lieux où elle se rendait pour écrire un article, comment elle organisait son temps entre le pro et le perso. Car comme moi, son blog de Street art est un à-côté, une passion qui l’embarque au delà du métro-boulot-dodo pour rajouter certains jours quelques détours avec des pochoiristes, quelques rencontres de muralistes, quelques expos collectives. Car je voulais savoir comment ne pas passer son temps à courir d’une galerie à l’autre, de ne pas se fatiguer et être dévoré par cette passion. Nous avons commencé à discuter puis rapidement nous nous sommes dit qu’il faudrait se voir.

Elle est en transition, en cours d’installation sur Lyon. Tiens une autre connexion. Entre deux aller-retour dans la capitale des Gaules, nous avons fixé un rende-vous ce samedi 17 juin. Au début sans savoir où nous irons. Mais quoi de mieux pour nous réunir qu’une exposition de Street art. Benoît Maitre du LavoMatik m’avait parlé mercredi de ce projet Rehab 2 dans un bâtiment de la Cité Universitaire. Avant que le bâtiment ne soit réhabilité, il a été investit par une centaine d’artistes, avec aux manettes Bitume et l’artiste Kesadi. La proposition a emballé Cécile. Rdv donc à 13:30, devant l’entrée. 

Expos dans le 13ème – 14 juin 2017

Mercredi. Jour le plus chaud de la semaine. De quoi faire au boulot, à tel point que je dois  emmener quelques bricoles à la maison. En ce moment, un projet prend de la place; il s’agit de la création au sein de la Régie d’une boite à don. Je suis secondé par une stagiaire et cela permet de tenir le cap et d’avancer. De 14h à 17h c’était un tout autre sujet: création de bombes de graines au centre social avec des habitant.e.s. Une équipe réduite certes mais plus que motivée par l’idée de Green guerilla et de refleurir le quartier. Nous créons nos bombes, mettons les mains dans l’argile et la terre puis partons sillonner le quartier, jetant ici ou là nos bombes.

L’heure de fin approche. Heureux de notre mission plus que remplie et l’envie déjà de recommencer. Je récupère mes affaires. Direction le 13ème arrondissement. Evidemment que c’est pour du street art. Evidemment qu’il y aura du Murs Ouverts. Mais là ce n’est plus trois galeries mais cinq que je vais voir. Elles poussent et se regroupent vers le tramway. Je fais donc un crochet, par la ligne 14 et la station Bibliothèque François Mitterrand. Allons voir ce que nous réserve ces galeries.

Camille – 8 juin 2017

Tout cela commence avec un concert. Il y a quelques années de cela. Camille au Théâtre des Champs Elysées. Une telle magie, une si merveilleuse artiste qu’à peine le concert finit je me suis juré de retourner la voir. Je me souviens de plein de détails de ce spectacle : les lumières, sa présence scénique, son énergie, le premier morceau autour d’une unique ampoule, sa danse. Du coeur, de la voix. Une histoire de vie, de naissance. Vibrant. Intense. Ilo veyou. Avec des bijoux comme L’étourderie, Tout dit (diamant pur), Allez allez allez, Au port. Cela me ramène également à l’album Sur le fil, avec le titre Ta douleur. Mais c’est une autre histoire.

Bon. Les années ont passé. Et l’attente a créé une envie stable, une veille sur les réseaux sociaux, les canaux musicaux pour ne pas rater la sortie d’un nouvel album de Camille et par conséquent une nouvelle tournée. Heureusement une amie, fan également, m’a indiqué les dates de son passage sur Paris. De quoi avoir une visibilité sur mon agenda, être sûr d’être dispo et bloquer des places. Car oui, rien ne sert d’y aller tout seul, il faut que cela se partage.

Une journée de télétravail. Le soleil. Un rythme qui me permet de me mettre à jour dans mon travail, pas dérangé par les collègues (pour voir s’ils lisent mes articles et si l’un d’entre eux va me dire quelque chose). Finalement mon copain n’a pas pu être là, étant en répétition pour l’Opéra de Paris. Très bien. J’invite une amie à prendre sa place. Rdv 18:45, métro Pigalle. Elle ne sait pas encore qui nous allons voir, espérant que la surprise plaira. 19:45, nous entrons dans la salle, La Cigalle. Elle n’a jamais vu Camille sur scène mais se laisse aller à la découverte. Une première partie tout en finesse, en douceur. Elle est seule mais remplit la salle de sa voix chaude et jazz. De belles chansons au piano et à la guitare.

Puis la terre et le ciel gronde. La salle s’assombrit et laisse apparaître une lune. Un disque réconfortant, brillant au loin. Les spectateurs ne tiennent plus et semblent tous captivés par ce disque. Sous un drap, une voix s’élève soudain. La mer nous embarque dans un tourbillon de musiques. Cette voix bouge, virevolte, s’emporte sous le bleu. Une femme, une déesse mère. Telle Téthys, Camille nous transporte au large, au coeur de l’eau, dans le lointain abysse. Elle passe à travers le tissu, tel une naissance, une étape de vie, un pas vers l’inconnue.

Trois chanteuses, trois nymphes à la voix pure, trois naïades nous accompagnent et apportent à Camille un soutien bienveillant. Les voiles s’envolent et en dessous les musiciens prennent vie. De l’eau jaillit la source. De la source naissent les mélodies. Trois musiciens également sont là. Tels les océans, ils entourent la scène et donnent corps à chaque chanson. Un au piano/claviers, deux aux percussions. L’alchimie est là, le bon dosage, la bonne vague pour surfer ou filer la métaphore.

Les instruments sont simples; il faut peu de choses pour accompagner une telle magie. Les voix s’accordent, les cordes résonnent. Les percussions corporelles donnent au corps le potentiel de l’instrument. Cela fait vibrer et crée un cascade d’émotion allant de coeur en corps, de proche en proche, atteignant ainsi chaque individu présent dans cette salle. Camille joue avec le voile bleu, tantôt c’est un vêtement, tantôt une toile, tantôt un piège. Une poésie scénique, un univers énergique. Que cela fait du bien. Nous sommes sortis le sourire affiché grandement sur nos visages, rempli de beau, de vie.

Exposition Entre deux – 4 mai 2017

Une matinée entre soleil et pluie. Mais avec un superbe moment quand même : ce midi nous nous sommes retrouvés avec les collègues pour fêter deux anniversaires. De quoi se réjouir, partager, rire aux éclats. J’enchaîne avec ma deuxième partie de journée. Direction l’école des Gobelins à Paris pour une exposition de Street Art. Je prends une auto Lib pour faire le trajet entre Nanterre et Paris. Je me retrouve à passer par la place de l’Étoile, par les Champs Élysées, devant l’Assemblée nationale. C’est bizarre de passer devant tous ses symboles de la république, dans ces temps incertains, dans ce choix présidentiel.

Quoi qu’il en soit, j’arrive à trouver une place à proximité de l’école des Gobelins. Il faut montrer patte blanche pour rentrer. Une fois muni de mon pass, j’emprunte le couloir où sont la grande majorité des oeuvres. Intéressant que de mêler dans une école de graphisme, dessin, vidéo, animation, une exposition de Street art. La rue qui s’invite sur les murs d’un lieu d’apprentissage. Des techniques différentes, des supports également qui laissent à voir un panel de ce qui se fait actuellement, des univers suffisamment variés pour ravir les yeux. Au programme : Codex Urbanus, Croce, Dugudus, Ender, JB, Jef Aérosol, Jo Di Bona, Levalet, Le Cyklop, Madame, Mosko, Mg La Bomba, Mr Pee, Némi UHU, R2Rien, Thom Thom, See et Shaka.

Exposition Spin that shit – 18 mai 2017

3ème arrêt de la journée. Après le LavoMatik et la galerie Joël Knafo, en avant pour Akiza la galerie. Cela fait très longtemps que je ne suis pas venu voir mes amis Yoshii et Robinson, au 3 rue Tholozé. En plus c’est chose rare : une exposition solo d’Akiza. Spin that sh*t, dans laquelle la poupée se retrouve entourée, encerclé, cosmique, déesse tout puissante. C’est intéressant de voir encore une fois où Robinson emmène Akiza, ou peut-être l’inverse. Car je ne sais pas vraiment qui des deux est le maître de l’autre.

Le travail est encore une fois saisissant. J’apprécie vraiment ce noir et ce blanc, si intense. Cela ne laisse pas de choix, pas d’équivoque. C’est presque un retour au source sur les oeuvres avec la Akiza d’origine. Comme si la boucle se bouclait. Ohhh non, pas une boucle, pas un cercle mais bien une spirale. Celles qui partent dans de multiples dimensions et qui nous offrent un renouveau inattendu.

Je suis ravi en tout cas que mes deux comparses soient là et que nous puissions prendre le temps de discuter un peu. Cela fait presque 5 mois que nous ne nous étions pas vus. D’ailleurs cela m’offre l’occasion de récupérer ma sérigraphie « Oeil pour oeil ». En attendant la prochaine expo, je vous laisse en photos.

PS : pour les curieuses et curieux, je vous invite à lire l’interview d’Akiza. De quoi mieux comprendre cet univers artistique.